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Se rapprocher de la Somalie
Yang Lei et Liu Li
Le 25 décembre 2005, l’ambassadeur de Chine au
Kenya, Guo Chongli, s’est rendu à Jowhar, siège du
gouvernement de transition de Somalie. C’est la première
visite en Somalie d’un diplomate chinois depuis la guerre civile
dans ce pays en 1991. À l’aéroport, Guo Chongli a
été accueilli par une vingtaine de fonctionnaires somaliens
et la population locale.
« Soyez les bienvenus en Somalie ! »
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Les deux parties se félicitent de la signature
de l'accord.
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Les premiers mots du président de transition, Abdullahi
Yusuf Ahmed, ont été « Soyez les bienvenus en Somalie
! ». Lors de son entrevue avec l’ambassadeur Guo, il a dit
: « Il y a six cents ans, le célèbre navigateur chinois
Zheng He est parvenu aux villes côtières de Somalie. C’était
la première visite de Chinois en Afrique. Il y a 43 ans, le premier
ministre Zhou Enlai a dirigé la première délégation
de la République populaire de Chine en Somalie. Je me souviens
encore de la chanson très populaire alors, Bonjour, Zhou Enlai.
Aujourd’hui, Monsieur l’ambassadeur vient dans notre pays
qui a subi une guerre civile de quatorze ans. Vous pouvez constater que
vous avez encore beaucoup d’amis ici. »
Le but de la visite de Guo Chongli est de signer, au nom du
gouvernement chinois, avec le gouvernement de transition somalien un accord
de coopération économique et technologique, le premier entre
ces deux pays depuis 1991. Après la signature, l’ambassadeur
chinois a offert au président et au premier ministre deux ordinateurs
portables. Guo a dit : « J’espère que ces ordinateurs
vous seront utiles. »
Le président Abdullahi Yusuf Ahmed a dit en souriant
que son ordinateur actuel est fabriqué en Chine, et qu’une
grande partie du matériel de bureau de son gouvernement vient de
Chine, et formulé des vœux de succès à la Chine.
Réparer le « canal d’irrigation chinois
»
À Jowhar, un canal d’irrigation de 15 km a été
construit avec l’assistance de la Chine dans les années 1970
; on l’appelle donc « le canal chinois ». Après
quatorze ans de chaos causé par la guerre, ce canal était
à sec.
Dans le but de relever la production agricole, le gouvernement
local a réuni des fonds pour réparer « le canal chinois
» en 2005, et une section de dix kilomètres a été
restaurée.
Le lendemain de son arrivée en Somalie, l’ambassadeur
Guo, accompagné du premier ministre Gedi et le gouverneur provincial
de Jowhar Mohamed Omar, a procédé à une inspection
de deux heures du canal en voiture. Selon le premier ministre Gedi, ces
10 km peuvent irriguer 27 000 ha de terre, et 13 000 foyers de fermiers
en profitent.
Le premier ministre Gedi et l’ambassadeur Guo se sont
fait photographier ensemble devant l’inscription « Canal chinois
». Gedi espère qu’avec l’aide de la Chine le
canal entier sera réparé et allongé de 90 km au bénéficie
d’une plus large population.
« Veuillez goûter le riz chinois. »
Il y a des décennies, le gouvernement chinois accordait
son assistance à la Somalie pour construire une ferme à
Jowhar ; les agronomes chinois enseignaient aux fermiers locaux la technique
de plantation de riz. Avec son usine de traitement des produits agricoles,
Jowhar était ainsi devenue une base agricole célèbre
du pays où l’on menait une vie aisée et riche.
Après une longue période d’agitation,
Jowhar nécessitait une remise en état. Maintenant, de nouvelles
maisons et de nouveaux champs labouré sont apparus. Des fermières
en robe de couleurs vives circulent dans les rues. La paix et la stabilité
sont revenues.
L’ambassadeur Guo a également visité la
« ferme chinoise » connue comme « le grenier »
de Somalie. Lors du dîner d’accueil, le premier ministre somalien
a dit : « Nous avons appris de vos agronomes la technique d’irrigation
et de plantation. Malgré la guerre, la technique reste, et notre
population mange toujours du riz chinois. »
S’adressant aux hôtes chinois, Gedi les a invités
: « Veuillez goûter le riz chinois. Quelle est la différence
avec le riz en Chine ? Les Somaliens n’oublieront jamais les gens
qui nous ont appris la culture du riz. »
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