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Pourquoi lancer maintenant la construction d’une nouvelle
campagne socialiste ?
« La construction d’une nouvelle campagne socialiste
» n’est pas un nouveau concept. En effet, le gouvernement
chinois l’avait déjà proposé en 1956, et les
réformes suivantes en zones rurales l’évoquent aussi.
Cependant, il n’est devenu une priorité du gouvernement chinois
qu’après la promulgation du Document numéro 1 en 2006
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A cause de sa base faible, l’agriculture chinoise
ne peut actuellement satisfaire les besoins du développement
économique et de l’amélioration de la vie
du peuple. Un fermier du canton de Lanxia, du district de Shunchang
de la province du Fujian, laboure la terre avec son boeuf. Photo:
Xinhua
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Pourquoi le gouvernement chinois inclut-il maintenant la construction
d’une nouvelle campagne socialiste dans son programme ? Chen Xiwen,
directeur adjoint du Bureau des affaires financières et économiques
relevant du Comité central, et directeur du Bureau des affaires
rurales relevant du Comité central, a donné des explications.
Il y a cinq raisons principales. Premièrement, à
cause de sa base faible, l’agriculture chinoise, surtout céréalière,
ne peut actuellement satisfaire les besoins du développement économique
et de l’amélioration de la vie du peuple. Le rendement des
céréales de l’année dernière était
de 484 millions de tonnes, ce qui représente une augmentation de
50 millions par rapport à 2003. Malgré la hausse évidente
des dernières années, on en est à 28 millions de
tonnes de moins qu’en 1998, le point culminant historique. En outre,
un rendement de 484 millions de tonnes n’est pas suffisant pour
la demande intérieure, et il faut continuer d’augmenter l’importation.
La demande de céréales en 2005 était de 499,5 millions
de tonnes, un manque d'une quinzine de millions de tonnes à l’égard
du rendement annuel ; alors l’importation est la seule solution.
Donc, pour assurer les besoins du développement économique
et social, il faut avant tout renforcer le développement agricole,
mener à bien les infrastructures dans les campagnes, accélérer
le développement scientifique, transformer le mode de croissance
agricole, et construire progressivement une agriculture moderne chinoise.
Deuxièmement, l’écart entre les villes
et les campagnes se creuse, ce qui constitue un élément
défavorable pour la construction d’une société
moderne dans tout le pays et d’une société harmonieuse
socialiste. Il faut prendre au sérieux l’écart entre
les villes et les campagnes, et faire des efforts pour le diminuer.
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Dans un marché des plants d'arbre du bourg
de Wangren, du district de Lixin de la province de l'Anhui, un
fermier agé (à la droite) présente aux clients
ses plants d'abricotier. Photo: Dai Hao.
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Cet écart existe dans plusieurs domaines, surtout les
deux suivants. D’abord dans le revenu. L’année dernière,
le revenu moyen des fermiers à l’échelon national
était de 3 255 yuans, celui des citadins de 10 493 yuans, un rapport
de 1 : 3,22. Mais le plus important, c’est qu’au lieu de diminuer,
l’écart s’accroît en comparaison à ce
qu’il était au début des réformes où
les revenus moyens des villes et des campagnes étaient tous bas.
En 1978, le revenu moyen des fermiers était de 134 yuans, celui
des habitants urbains de 343 yuans, un écart de 1 : 2,57. L’élargissement
de l’écart attire l’attention des divers milieux. Un
aspect important de l’accélération de la construction
d’une nouvelle campagne socialiste est de réduire progressivement
l’écart entre les villes et les campagnes.
L’autre écart réside dans les services
offerts par le gouvernement comme pédagogiques, sanitaires, culturels,
moindres pour les habitants ruraux que pour les habitants urbains. Cet
écart est énorme, son importance dépasse même
l’écart du revenu. C’est donc un aspect très
important de la construction d’une nouvelle campagne socialiste
d’accélérer le développement de l’enseignement
et de la santé.
Troisièmement, la Chine est entrée d’une
manière générale dans une « étape d’accélération
du développement agricole par le développement industriel
et de stimulation du développement des campagnes par le développement
des villes ». De plus, la Chine dispose préliminairement
de la capacité financière pour mieux soutenir le développement
de l’agriculture et de la campagne. Le PIB de 2005 est 473 % celui
de 1989, et les recettes financières atteignent 3 000 milliards
de yuans. En même temps, la proportion de l’agriculture dans
le PIB a baissé de 25,6 % à 12,4 % ; le pourcentage de la
population rurale dans la population nationale est passé de 73,79
% à 58,24 %. L’accélération de la construction
d’une nouvelle campagne socialiste et la réalisation du développement
harmonieux entre les villes et les campagnes sont devenues une demande
objective et une mission urgente pour le développement économique
et social de la Chine actuelle.
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Les régions pauvres manquent des ressources
d'enseignement. Des élèves de troisième année
d'une école primaire du bourg de Shanmen, du district de
Qingshui du Gansu, lisent les textes en classe. Photo: Xinhua
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Quatrièmement, il s’agit de la nécessité
d’augmenter la demande intérieure. Face à la croissance
économique des dernières années, les économistes
parlent souvent d’investissement, de consommation et de commerce
extérieur, et l’investissement et le commerce avec l’étranger
jouent un rôle plus important dans la croissance du PIB que la demande
intérieure. La cause d’une telle situation est que dans les
zones rurales où vit la majorité de la population, le marché
occupe une part relativement faible à cause du bas niveau de revenu
des fermiers. Pour bien ouvrir ce marché, il faut aider les fermiers
à mener une vie aisée. C’est très significatif
pour le développement à long terme de la Chine, car c’est
seulement par le pouvoir d’achat suffisant des fermiers que le marché
chinois pourra réellement s’ouvrir et la politique d’élargissement
de la demande intérieure, s’appliquer effectivement.
Cinquièmement, la construction d’une nouvelle
campagne socialiste vise à diminuer pas à pas l’écart
entre les villes et les campagnes, à faire bénéficier
les habitants ruraux comme urbains des fruits du développement
économique et social, et à construire une société
juste, impartiale et harmonieuse.
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