La coopération avec l’Afrique constitue une partie importante de la diplomatie chinoise

Guo Ji

Lors d’une conférence de presse à Beijing dans le cadre de la 4e session de la Xe APN, le ministre des Affaires étrangères Li Zhaoxing a répondu à une question au sujet des relations sino-africaines.

Le 13 janvier 2006, le ministre des Affaires étrangères Li Zhaoxing et son homologue sénégalais Cheikh Tidiane Gadio ont dévoilé la plaque de l'Ambassade de Chine au Sénégal.
Chen Shun

Journaliste : Cette année marquera le 50e anniversaire de l’inauguration des relations diplomatiques entre la Chine et des pays africains et arabes. On peut dire que les nombreux pays en développement sont de vieux amis de la Chine, alors, que fera la Chine pour renforcer ses relations avec ces vieux amis et ces pays ?

Li a répondu que depuis cinquante ans, la Chine et l’Afrique, qui ont vu leurs relations soutenir l’épreuve du temps et les aléas de la situation internationale, sont devenus de bons amis qui se traitent sur un pied d’égalité, de bons frères qui se soutiennent mutuellement, et de bons partenaires qui collaborent en vue d’avantages réciproques. Renforcer et développer la solidarité et la coopération avec l’Afrique est un volet important de la diplomatie chinoise. Tout en poursuivant l’amitié sino-africaine, nous entendons développer, avec l’Afrique, un nouveau partenariat stratégique caractérisé par l’égalité et la confiance mutuelle sur le plan politique, la coopération « gagnant-gagnant » sur le plan économique, et les échanges et l’enrichissement mutuels sur le plan culturel. La coopération entre la Chine et l’Afrique dans les domaines de l’énergie, des ressources et ailleurs est complémentaire et mutuellement avantageuse. Elle profite au développement économique des pays d’Afrique, correspond aux intérêts communs des deux parties, et contribue à la réalisation d’un développement partagé. La Chine veille aussi à aider à développer les infrastructures et le bien-être social dans les pays d’Afrique, ce qui lui a valu un accueil favorable de leur part.

Li a cité un exemple : « Tout récemment, j’ai visité quelques pays d’Afrique, et j’ai constaté que les relations entre la Chine et eux sont de plus en plus étroites et reposent sur une base toujours plus solide. Au Libéria, les forces de maintien de la paix envoyées par la Chine vivaient en bons termes avec la population locale, jouant par-là un excellent rôle pour préserver la stabilité locale. Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est notre vieil ami. En dépit de sa brièveté, ma visite dans ce pays a été couronnée de succès. La Chine et le Nigeria approfondiront et élargiront sans cesse leur coopération mutuellement avantageuse dans tous les domaines.

J’ai également visité un pays très peu peuplé, le Cap Vert. Ses dirigeants, très chaleureux et fort aimables, ne cessaient de me dire que le Cap Vert est un très petit pays. J’étais touché par leur modestie, mais j’ai aussi très sincèrement dit à mes amis du Cap Vert : « Une montagne, quelle que soit sa hauteur, est merveilleuse dans la mesure où elle est habitée par un dieu » ; un pays, quelle que soit sa taille, est louable lorsqu’il est attaché à la paix et à la justice. Ce qui me touche particulièrement, c’est qu’il existe un pays tel que le Cap Vert qui défend vraiment la justice sur la scène internationale. Il reste fidèle au principe d’une seule Chine et tient à agir conformément à la Charte des Nations unies sur les questions comme la réforme des Nations unies. »


 
24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine.