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D’abord l'amitié, le commerce ensuite
Cai Fang
Depuis un certain temps, face au développement rapide
du commerce sino-africain, des médias occidentaux prétendent
que la Chine mène un « nouveau colonialisme » en Afrique.
C’est un acte qui déforme la coopération mutuellement
avantageuse entre la Chine et l’Afrique. En réalité,
la coopération sino-africaine est tout à fait différente
de ce que faisaient des pays occidentaux qui ont longtemps pillé
des ressources. Suivant le principe d’égalité, d’avantages
mutuels et de développement commun, la Chine entreprend la coopération
économique et commerciale avec les pays d’Afrique, leur fournit
des technologies et des fonds et les aide à construire de grandes
entreprises. Ce nouveau partenariat stratégique caractérisé
par l’égalité, la confiance mutuelle, la coopération
et le « gagnant-gagnant », a pour but de développer
en commun l’économie, au lieu d’être poussé
par le soi-disant « pragmatisme ».
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Un représentant d'une entreprise chinoise présente
son produit à la Foire internationale du commerce au Kenya.
Yang Lei
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Selon les statistiques de la Douane de Chine, au cours des
cinq dernières années, le volume commercial entre la Chine
et l’Afrique s’est élevé de 10 milliards de
USD à 37 milliards par année. Les produits mécaniques
et électroniques et de hautes technologies représentent
un fort pourcentage des exportations vers l’Afrique, soit presque
la moitié. Cette année, la Chine augmente encore son exportation
de produits à haute valeur ajoutée vers l’Afrique.
L’importation globale d’Afrique par la Chine dépasse
l’exportation vers l’Afrique, ce qui a permis aux pays d’Afrique
d’acquérir un grand nombre de devises étrangères.
Pour faciliter l’accès des marchandises africaines au marché
chinois, depuis le 1er janvier 2005, la Chine exempte de taxe 190 catégories
de marchandises importées de 28 pays les moins avancés (PMA)
d’Afrique, et cette politique couvre la plupart des produits importés
en Chine. On a obtenu un résultat immédiat et l’exportation
des produits africains concernés vers la Chine a presque doublé.
Selon le ministère du Commerce de Chine, tout en enrichissant
le marché africain et contribuant à élever le niveau
de vie de la population africaine, les produits fabriqués en Chine,
de bonne qualité et moins chers, ont brisé le monopole des
pays occidentaux. L’élargissement de l’importation
d’Afrique par la Chine a équilibré les échanges
sino-africains, augmenté le revenu des pays d’Afrique et
contribué au développement économique local. Des
entreprises chinoises installées en Afrique ont fourni des occasions
d’emploi et contribué à l’augmentation des recettes
fiscales. Elles y ont également apporté des techniques,
formé du personnel, élevé la productivité
et accéléré le développement commun.
Encouragées par le gouvernement chinois, des entreprises
ont intensifié leur investissement en Afrique. De janvier à
octobre 2005, les entreprises du pays ont investi 175 millions de USD
en Afrique, soit le dixième de l’investissement total des
dernières années. Une structure diversifiée est en
train de se former. Les projets d’investissement en Afrique concernent
le commerce, le développement des ressources, les transports, l’agriculture
et l’exploitation d’ensemble des produits agricoles, etc.
La société de portefeuille GEMSY, une entreprise
privée chinoise, a installé des bureaux dans plusieurs pays
d’Afrique et exporte chaque année des machines à coudre
industrielles pour une valeur de 10 millions de USD. Le PDG du groupe
Ruan Xiaoming a dit que dans n’importe quel pays d’Afrique,
sa compagnie respecte la coutume et les lois et règlements locaux
et, conformément à la demande des consommateurs locaux,
exploite de nouveaux produits et technologies. Une cinquantaine d’employés
africains travaillant chez GEMSY. « D’abord l’amitié,
le commerce ensuite », a conclu Ruan Xiaoming parlant de son expérience
réussie en Afrique depuis dix ans.
Le milieux commercial de Chine croit que la sympathie apporte
la richesse. Comme Ruan Xiaoming, beaucoup d’entrepreneurs chinois
veulent partager avec les partenaires africains les succès du développement
et frayer une voie coopérative et « gagnant-gagnant ».
Liu Jianjun, de la ville de Baoding au Hebei, envoie des agronomes chinois
au Mali pour vulgariser la technologie de culture légumière.
Grâce à eux, on n’a plus besoin d’importer les
légumes, dont le prix a baissé de 50 %.
Selon Khalid Malik, coordonnateur résident des Nations
unies en Chine, la Chine et les pays d’Afrique ont beaucoup de ressemblances
en ce qui concerne la civilisation commerciale. Tous deux accordent de
la valeur aux sentiments et à l’amitié, ce qui constitue
une caractéristique de la coopération économique
et commerciale sino-africaine.
La Chine a signé des accords d’entraide mutuelle
et d’investissement avec 28 pays africains et des accords pour éviter
la double imposition avec huit autres. Elle a établi des mécanismes
de commission mixte sur le commerce bilatéral avec 35 pays d’Afrique,
et d’autres accords similaires seront signés cette année.
Par ailleurs, 16 pays d’Afrique sont sur la liste de destinations
pour les voyageurs chinois. De plus en plus de Chinois visitent l’Afrique
et y apportent des occasions commerciales.
En septembre 2005, le président Hu Jintao a avancé
cinq mesures visant à développer les relations entre la
Chine et les pays en développement. Les pays d’Afrique en
sont bénéficiaires. Selon un fonctionnaire du ministère
du Commerce, la Chine va appliquer sérieusement ces mesures, élargir
son assistance en Afrique à la mesure de ses forces, renforcer
la coopération dans le domaine des ressources humaines et continuer
d’accorder le tarif zéro sur des produits aux PMA d’Afrique.
La Chine s’engage de former 10 000 personnes de divers
secteurs pour l’Afrique entre 2004 et 2006. Au cours des deux dernières
années, la Chine a beaucoup augmenté les fonds de formation
et reçu plus de 6 000 stagiaires africains.
Un fonctionnaire du ministère du Commerce a souligné
que l’assistance de la Chine traduit non seulement sa vertu traditionnelle
d’« être heureux d’aider les autres », mais
aussi constitue ses obligations internationales. Renforcer la coopération
réciproquement avantageuse dans le domaine économique et
commercial est devenu un consensus pour la Chine et les pays d’Afrique.
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