Une journaliste anglaise impressionnée par le souffle de la Chine en Afrique

Ge Lantai

Lindsey Hilsum, une journaliste britannique, a mis le pied en juin 2005 sur le sol de la Sierra Leone. C’était sa première visite de ce pays en vingt ans de carrière journalistique en Afrique. On avait déjà assez parlé des orphelins et des victimes de la guerre, Lindsey voulait attirer l’attention sur de nouveaux sujets.

Dès son entrée dans un hôtel de Freetown, capitale du pays, Lindsey Hilsum a senti le souffle de la Chine. Avant la fin de la guerre civile en Sierra Leone en 2002, le Groupe de construction urbaine de Beijing avait commencé à reconstruire cet hôtel. On a remarqué que des décorations en papier découpé étaient appliquées aux fenêtres des chambres de l’hôtel. Dans le bureau du directeur Yang Zhou, des photos illustraient les étapes du développement économique chinois. Bien plus, dans la suite du président de l’hôtel, tout est « Made in China ».

« À la suite du premier Forum de coopération Chine-Afrique tenu à Beijing en 2000, les Chinois sont devenus les investisseurs les plus enthousiastes en Afrique », estime Lindsey Hilsum.

Elle a aussi indiqué que « les sociétés chinoises s’ouvrent pour devenir multinationales et elles ont choisi l’Afrique pour réaliser leur ambition. De nombreuses entreprises chinoises embauchent des ouvriers de la Chine et elles sont à même de construire un immeuble en quelques semaines. L’efficacité de travail des Chinois étonne tous les Africains. Aux yeux du ministre de l’Informatique de la Sierra Leone, les Chinois se reposent rarement et ils donnent un bon exemple. Il est inimaginable pour de nombreux Occidentaux que les directeurs et interprètes chinois vivent sans leurs conjoints et enfants dans des bâtiments semblables à des casernes », a-t-elle ajouté.

« Les Chinois ont apporté une contribution plus importante que le G7 pour aider les Africains à se défaire de la pauvreté et du retard. Quand des Occidentaux nous aident à construire un stade, il faut des réunions interminables avec eux. Les Chinois, eux, se mettent à travailler dès qu’ils arrivent », a dit Lindsey Hilsum, citant les propos de l’ambassadeur de Sierra Leone en Chine.

Dans le dessein de voir comment les investissements chinois changent le Soudan, Lindsey Hilsum a engagé un journaliste soudanais. Sur une vidéo-cassette du ministère de l’Énergie du Soudan, elle a vu que des sismographes chinois mènent dans le désert du Soudan des investigations et que le président du Soudan coupe le ruban avec un représentant de la CNPC (compagnie nationale de pétrole de Chine). Un grand panneau d’affichage dans la capitale Khartoum montre un ouvrier chinois serrant la main d’un Soudanais souriant. Au bas, en chinois, arabe et anglais, on peut lire : « CNPC : ton ami sincère et coopérateur fidèle ».

Cette journaliste anglaise est d’avis que « loin de jouer les vieux colonisateurs, les Chinois traitent les Africains d’égal à égal et que la relation sino-africaine est simple et pure. La Chine fournit à l’Afrique une occasion de développement que l’Europe et les États-Unis n’arrivent pas à lui accorder. »


 
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