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Forger ensemble un nouveau type de partenariat stratégique
sino-africain
Du 24 au 29 avril dernier, le président Hu Jintao a
effectué une visite d’État au Maroc, au Nigeria et
au Kenya. Le 27 , il a prononcé un discours intitulé «
Forger ensemble un nouveau type de partenariat stratégique sino-africain
» devant l’Assemblée nationale du Nigeria. En voici
un extrait.
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Le 28 avril, Hu Jintao lors de la cérémonie
d'accueil offerte par le président Olusegun Obasanjo. Liu
Jiansheng
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Cette année marque également le 50e anniversaire
de l’inauguration des relations diplomatiques entre la Chine et
des pays d’Afrique. Depuis 50 ans, les relations sino-africaines
sont caractérisées par la compréhension et le soutien
mutuel. Durant le développement économique et la création
d’une vie heureuse pour nos peuples respectifs, notre amitié
s’est consolidée et notre coopération a été
fructueuse.
De la Conférence de Bandung en 1955, où les
dirigeants d’État de Chine et d’Afrique se sont serré
la main pour la première fois, jusqu’à la commémoration
du 50e anniversaire de la Conférence de Bandung en 2005, la Chine
et des pays d’Asie et d’Afrique ont établi un nouveau
partenariat stratégique. Pendant cette période, la Chine
a aidé l’Afrique à former des « combattants
libéraux » pour la libération nationale; des pays
d’Afrique ont soutenu le rétablissement de la République
populaire de Chine dans son siège légitime aux Nations unies
; les travailleurs chinois et africains ont construit avec leur sueur
et sang le chemin de fer Tanzanie-Zambie dans la forêt tropicale;
on a vu également la coopération pratique sino-africaine
approfondie et élargie dans tous les domaines, l’établissement
du Forum de coopération sino-africaine et du nouveau partenariat
stratégique, tous cela témoigne de l’amitié
sino-africaine. Nous n’oublierons jamais ces événements.
Actuellement, la situation internationale connaît un
changement profond et complexe. Œuvrer à la paix, au développement
et à la coopération est le courant principal de notre époque.
Avec l’approfondissement de la mondialisation économique,
les divers pays deviennent de plus en plus dépendants l’un
de l’autre, les relations d’intérêts sont plus
étroites, tous les peuples espèrent coopérer main
dans la main pour jouir en commun des occasions, faire face aux défis
et se développer ensemble.
Nous sommes heureux de voir que les pays d’Afrique,
pour réaliser leur développement et redressement, s’unissent
afin d’augmenter leur puissance, vont de l’avant en ouvrant
la voie et poussent la paix et le développement, et qu’ils
ont obtenu des succès remarquables. L’intégration
de l’Afrique a fait un pas important et l’Union africaine
(UA) devient une bannière de progrès pour l’Afrique.
Le peuple africain s’unit plus étroitement et est plus sûr
de soi. L’Afrique en développement rapide attire les regards
du monde entier. Le peuple chinois se réjouit du fond du cœur
des succès obtenus par les frères africains, et leur souhaite
sincèrement davantage de succès sur la grande voie de l’édification
de pays et du redressement national.
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Le 29 avril, Hu Jintao rencontre la délégation
de l'Institut Confucius à Nairobi. Lan Hongguang
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Au début de cette année, le gouvernement chinois
a publié le Document sur la politique africaine de la Chine qui
expose explicitement l’objectif précis et la conviction ferme
de la Chine de poursuivre l’amitié traditionnelle sino-africaine
et d’œuvrer au partenariat stratégique dans la situation
actuelle. Pour réaliser cet objectif, la Chine continuera à
travailler avec l’Afrique et à faire des efforts innovateurs
pour correspondre à la tendance de l’époque afin d’élargir
la coopération sino-africaine, de l’enrichir et d’y
injecter une vitalité nouvelle. Pour ce faire, je voudrais avancer
les propositions suivantes.
Premièrement, renforcer la confiance politique mutuelle.
La Chine soutient sans défaillance les pays d’Afrique dans
leur sauvegarde de l’indépendance et de la souveraineté
d’État, leur choix autonome d’une voie de développement
selon leurs conditions nationales, leurs efforts pour s’unir afin
d’être plus puissants et pour résoudre les problèmes
de façon indépendante, et le rôle dirigeant de l’UA
dans le renforcement de l’union et de la coopération d’Afrique.
La Chine veut bien, avec les pays d’Afrique, maintenir les contacts
étroits entre les dirigeants, intensifier les échanges entre
gouvernements, parlements, partis politiques et groupes sociaux, afin
d’approfondir la compréhension mutuelle et de consolider
la base d'amitié. La Chine veut bien renforcer le travail du Forum
de coopération sino-africain, approfondir la coopération
avec l’UA, les organisations sous régionales d’Afrique
et les organisations régionales multilatérales, renforcer
le dialogue collectif, consolider les points partagés et élargir
les points d’intérêts communs. Les deux parties doivent,
prenant en considération l’intérêt général,
attacher une importance mutuelle aux intérêts de l’autre
et faire face convenablement aux nouveaux problèmes des relations
sino-africaines.
Deuxièmement, élargir la coopération
économique gagnant-gagnant. L’Afrique a de riches ressources
et un grand potentiel de marché, tandis que la Chine a accumulé
dans sa modernisation une expérience profitable et des techniques
pratiques. La coopération sino-africaine a donc de vastes perspectives.
Élargir les domaines de coopération, diversifier le mode
de coopération et réaliser les avantages mutuels répondent
aux intérêts des deux parties. La Chine continuera de pousser
les échanges dans divers domaines comme le commerce, l’investissement,
la technologie et les projets forfaitaires, et d’accélérer
la coopération entre gouvernements vers la participation avec les
entreprises et autres entités économiques. Nous augmenterons
les projets de coopération intellectuelle comme la formation des
ressources humaines et les échanges scientifiques et technologiques.
Pour promouvoir le développement social et l’amélioration
de la vie du peuple en Afrique, nous développerons le traitement
des produits primaires pour leur conférer une valeur ajoutée,
et optimiserons la transformation traditionnelle. Nous continuerons de
fournir l’assistance aux pays d’Afrique dans la mesure de
nos forces, ce qui est un principe déterminé de la Chine.
L’année dernière, lors de la Réunion de haut
niveau sur le financement du Sommet marquant le 60e anniversaire de l’Onu,
j’ai proposé cinq mesures pour soutenir le développement
accéléré des pays en développement, comme
accorder un tarif douanier zéro à certains PMA (pays les
moins avancés), accroître le volume d’aide aux PPTE
(pays pauvres très endettés) et aux PMA en annulant ou éliminant
les dettes gouvernementales, accorder des prêts préférentiels,
fournir des médicaments efficaces contre le paludisme et former
des travailleurs spécialisés. Ces mesures visent principalement
l’Afrique. La Chine accélérera l’application
de ces mesures pour que le peuple africain en profite réellement.
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Les présidents Hu Jintao et Olusegun Obasanjo
se sont rencontrés à Abuja le 26 avril. Lan Hongguang
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Troisièmement, accroître l’interaction
culturelle. La Chine et l’Afrique ont une civilisation rayonnante
et ont considérablement contribué au progrès de l’humanité.
Nous devons conjuguer nos efforts pour renforcer les échanges et
l’interaction sur le plan culturel afin d’approfondir la compréhension
et l’amitié entre les deux peuples. La Chine soutient une
coopération intensifiée entre les organismes culturels,
les médias, sociétés savantes et écoles supérieures,
ainsi que diverses activités comme des festivals culturels, expositions
d’art et compétitions sportives. La Chine accroîtra
progressivement le nombre d’étudiants africains à
qui elle fournit des bourses d’études en Chine, et encouragera
les jeunes volontaires chinois à travailler en Afrique. Nous demandons
aux citoyens et ressortissants chinois en Afrique de vivre en harmonie
avec la population locale, d’apporter une contribution positive
au développement social et économique local et de jouer
un rôle d’intermédiaire dans l’amitié
sino-africaine.
Quatrièmement, renforcer la coopération dans
la sécurité. La paix mondiale engage les intérêts
vitaux de tous les pays du monde. La Chine et les pays d’Afrique
doivent renforcer les échanges et la consultation, pousser la communauté
internationale à établir une idée de la paix collective
et un nouveau concept de la paix caractérisée par la confiance
mutuelle, la réciprocité, l’égalité
et la collaboration, afin de créer un environnement international
favorable au développement commun. La Chine veut renforcer la consultation
et la coopération avec l’Afrique dans la prévention
et le traitement de graves maladies contagieuses et de la grippe aviaire,
la lutte contre les crimes transnationaux, etc., et faire face avec elle
aux défis du monde. La Chine est d’accord avec l’UA
et autres organisations locales et les pays d’Afrique dans leurs
efforts à promouvoir la paix régionale. Nous allons accroître
les investissements et participer aux activités de maintien de
la paix en Afrique dirigée par l’Onu. La Chine veut jouer
son rôle constructif et favorise la solution des divergences et
conflits au sein de l’Afrique.
Cinquièmement, maintenir une coordination étroite
dans les affaires internationales. La Chine considère toujours
l’Afrique comme une force importante dans les affaires internationales.
Nous partageons cette idée et avons une tradition de coopération
sur les questions internationales importantes. Ainsi, renforcer la consultation
et la coordination répond aux intérêts communs des
deux côtés. Nous voulons, avec les pays d’Afrique,
maintenir les buts et principes de la Charte de l’Onu, renforcer
la consultation et la coopération dans le cadre de l’Onu
et des organisations multilatérales, participer à l’établissement
d’un nouveau partenariat stratégique d’Asie-Afrique,
à la coopération Sud-Sud et au mécanisme de dialogue
sud-nord, afin de pousser le multilatéralisme, la démocratisation
et la légalité des relations internationales, d’établir
un nouvel ordre international politique et économique juste et
rationnel, et de maintenir en commun les droits et intérêts
légitimes des pays en développement. L’aspiration
de l’Afrique à la paix et au développement doit être
respectée. La communauté internationale doit accorder davantage
d’intérêt au développement d’Afrique et
y accroître les investissements. La Chine continuera de pousser
la réforme de l’Onu dans un sens où l’on fait
grand cas du développement, et résout prioritairement l’insuffisance
de la représentativité des pays en développement,
y compris les pays d’Afrique.
Dès la fondation de la République populaire
de Chine, surtout après l’application de la réforme
et de l’ouverture il y a 28 ans, le développement économique
et social a obtenu des succès gigantesques. Les forces productives
et la puissance nationale générale ont réalisé
une enjambée historique. La vie du peuple a atteint dans l’ensemble
un niveau de vie relativement aisée. Actuellement, le peuple chinois
s’unit pour édifier une société d’aisance
générale. Le développement économique et social
dans l’avenir est prévu en substance. Notre objectif consiste
à doubler d’ici 2010 le PIB moyen par habitant par rapport
à 2000, réduire d’environ 20 % la consommation d’énergie
par unité de PIB par rapport à 2005, quadrupler d’ici
2020 le PIB par rapport à 2000 pour atteindre 4 000 milliards de
USD et 3 000 dollars par personne, de façon à développer
l’économie, perfectionner la démocratie, faire progresser
les sciences et l’enseignement, faire prospérer la civilisation,
la société harmonieuse et la vie aisée du peuple.
Nous comprenons clairement que la Chine est encore un pays
en développement qui a une population énorme, une base économique
faible et un développement déséquilibré. Elle
restera longtemps encore à l’étape primaire du socialisme.
Bien que son volume économique global soit aux premiers rangs du
monde, avec 1,3 milliard de populations, son PIB par habitant se classe
après le centième. La Chine fait face à beaucoup
de difficultés et de problèmes, sa modernisation nécessite
un long et dur travail.
Dans le processus d’édification nationale, le
peuple chinois portera haut le drapeau de la paix, du développement
et de la coopération, poursuivra une politique étrangère
indépendante de paix et de développement pacifique et poursuivra
la stratégie d’ouverture pour le bénéfice mutuel
et la coopération gagnant-gagnant, afin de construire ensemble
avec tous les peuples un monde de paix soutenue et de prospérité
commune.
La Chine soutiendra comme toujours la paix du monde et sera
toujours une force ferme. Son propre développement fait partie
intégrante du progrès de l’humanité. Elle se
développera elle-même par le maintien d’un environnement
international pacifique, et son propre développement, à
son tour, favorisera la paix mondiale. Elle veut, avec les peuples du
monde, promouvoir la sécurité et la stabilité du
monde.
La Chine est également engagée dans la poursuite
du développement commun. Elle poursuivra inébranlablement
l’ouverture, et entreprendra l’entraide mutuelle. Profitant
des conquêtes de l’économie mondiale et des progrès
scientifiques et technologiques pour se développer, la Chine récompense
le monde par son propre développement. La Chine continuera à
travailler pour que la mondialisation économique se développe
d’une façon plus équilibrée et apporte des
bénéfices à tous, de sorte que le système
économique, commercial et financier international soit favorable
au développement de divers pays, surtout des pays en développement,
et que le XXIe siècle soit un siècle où tous les
peuples du monde puissent jouir du développement.
La Chine s’est engagée à promouvoir les
échanges entre les cultures. Appuyant fermement la diversification
du monde et du mode de développement, la Chine préconise
que les pays doivent se respecter mutuellement et apprendre des uns des
autres, et les différentes cultures doivent coexister en harmonie,
se procurer des bénéfices mutuels par l’échange
et la compétition, et chercher le développement commun par
l’élargissement du terrain d’entente commun et la mise
en suspens des différends.
Bref, le fait a prouvé et continuera à prouver
que le développement de la Chine est par nature pacifique, ouvert
et coopératif. Il ne posera de menace à personne ; au contraire,
il apportera plus d’occasions de développement au monde.
L’Afrique est l’un des berceaux de l’humanité,
tandis que la Chine est l’un des berceaux de la civilisation. Nous
devons et pouvons donc contribuer au développement social de l’humanité
au XXIe siècle. Les mêmes destin, objectif et avenir nous
lient étroitement. Saisissons l’occasion, faisons face au
défi, poursuivons l’amitié traditionnelle, approfondissons
la coopération tous azimuts, et conjuguons nos efforts pour développer
le nouveau partenariat stratégique sino-africain.
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