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Encourager l’investissement privé
Tang Wei
Chu Shuntang, directeur de liaison du Conseil du commerce
Chine-Afrique, a indiqué le 19 juin que les relations politiques
fréquentes entre la Chine et l’Afrique dresseront une plateforme
pour l’augmentation des investissements bilatéraux. Actuellement,
les investissements directs chinois en Afrique se sont accrus à
1,18 milliard de dollars, et on dénombre près de 700 entreprises
chinoises sur le continent africain, dont la plupart sont des entreprises
privées. La délégation chinoise de la visite du premier
ministre Wen Jiabao en Afrique comprenait aussi des représentants
d’entreprises privées, et les pays visités comptent
beaucoup d’entreprises chinoises.
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Un commer?ant chinois au Cameroun. Yang Lei |
L’investissement privé devient un point chaud
des échanges économiques Chine-Afrique. Un commerçant
camerounais qui a travaillé sept ans à Beijing est un promoteur
de l’investissement privé Chine-Afrique. Sa compagnie se
consacre principalement à l’assistance aux entreprises chinoises
souhaitant investir et créer des entreprises en Afrique.
L’Afrique est favorable à ces projets et a lancé
une série de politiques préférentielles dans les
domaines douanier et fiscal. Ce commerçant et la compagnie nationale
d’immobilier du Cameroun travaillent ensemble pour inviter des entrepreneurs
chinois à investir dans la propriété foncière
africaine.
Un responsable du ministère du Commerce de Chine a
dit que les investissements à l’étranger des entreprises
chinoises se développent de l’Asie à l’Afrique.
La coopération économique extérieure de la Chine
entrera dans le domaine privé. Le Document sur la politique de
la Chine à l’égard de l’Afrique indique que
le gouvernement chinois soutient les entreprises chinoises en Afrique
en leur offrant des prêts et des crédits préférentiels.
La Chine accueille également les entreprises africaines souhaitant
investir en Chine.
Pour encourager les entreprises chinoises privées à
« entrer en Afrique », le Conseil du commerce Chine-Afrique
projette d’établir des bureaux au Nigeria, au Ghana, en Tanzanie,
au Mozambique, au Cameroun, au Kenya, etc. afin de fournir le soutien
aux entreprises chinoises souhaitant investir en Afrique. Ce Conseil a
organisé une enquête sur le marché d’Afrique
pour les entreprises privées.
L’Afrique du Sud, le premier partenaire commercial de
la Chine sur ce continent, a également affiché son enthousiasme
pour les investisseurs chinois. Aziz Pahad, sous-ministre des Affaires
étrangères de l’Afrique du Sud, a dit que la visite
de Wen Jiabao stimulera les investissements de la Chine en Afrique. À
part les industries minière et manufacturière, les deux
pays ont une belle perspective de coopération dans les domaines
de l’énergie, des travaux mécaniques, de la finance,
de la bio-technologie, des infrastructures, du traitement des produits
agricoles et du tourisme.
Les dernières statistiques montrent que pendant les
quatre premiers mois 2006, le volume du commerce entre la Chine et l'Afrique
du Sud a augmenté de 22,7 % en base annuelle pour atteindre 2,61
milliards de dollars, les prévisions pour l'année entière
étant de 8 milliards de dollars. À la fin de 2005, une centaine
de compagnies chinoises avaient investi environ 250 millions de dollars
dans le commerce, l'agriculture, le textile, l'électronique, les
machines, les produits alimentaires, les matériaux de construction,
les mines, la finance, les transports, les télécommunications,
etc. en Afrique du Sud.
Évoquant la « politique africaine de la Chine
», le premier ministre Wen a affirmé le 18 juin en Égypte
que la Chine attache de l’importance au développement des
relations commerciales avec l’Afrique, et que les deux pays ont
un grand potentiel dans le domaine de la coopération économique.
Le gouvernement chinois encourage les entreprises nationales à
investir en Afrique afin d'élever la capacité d'autodéveloppement
de l'Afrique.
Selon le rapport de l’Organisation pour la coopération
et le développement économique, grâce aux différents
lieux d’exportation et à la variété des produits
d’importation en Afrique, les produits chinois ne peuvent faire
concurrence aux produits africains. Les produits chinois à bas
prix stimulent la capacité d’achat des Africains. La Chine
encourage ses entreprises à investir en Afrique, mais les investisseurs
des pays développés ont peur d’investir en Afrique.
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