Lutte contre la désertification

Wang Yasha

Des chiffres fournis par l’Onu montrent que la désertification menace le tiers de la superficie terrestre du monde et cause chaque année une perte économique de 42 milliards de USD.

Des villageois du district de Yongning au Ningxia plantent des espèces résistantes à la sécheresse. Li Ziheng

En Afrique où se trouvent de grands déserts comme le Sahara, la situation est la plus grave. On appelle d’urgence à l’assistance économique et technique internationale face à une menace sérieuse à la sécurité alimentaire.

Dans ce cas, le département concerné chinois entend organiser, en août 2006 au Gansu, province du nord-ouest de la Chine, un stage sur les techniques de lutte contre la désertification en faveur des pays en développement, victimes de cette tendance naturelle. Le stage durera deux mois au cours desquels on présentera l’expérience chinoise et les techniques innovées par la Chine. Une vingtaine de stagiaires dont une dizaine venus de l’Égypte, du Nigeria, de la Tanzanie et d’autres pays d’Afrique y participeront.

Il s’agit d’un stage annuel régulier depuis 1993. Le gouvernement chinois a confié l’organisation de ce stage à l’Institut de traitement de la désertification du Gansu et prend en charge tous les frais. Selon Wang Jihe, directeur dudit institut, le stage constitue une plateforme de coopération et d’échanges internationaux qui aide les pays en développement à lutter contre la désertification.

D’après Man Duoqing, responsable des affaires de la formation extérieure de l’Institut, le stage a reçu plus de 150 participants africains, soit la moitié des stagiaires, d’une trentaine de pays dont l’Égypte, le Ghana, le Congo (Brazzaville), l’Angola, la Tanzanie et l’Algérie.

« Les conférences du stage porteront sur la théorie et sur l’application des techniques. Cette année, les stagiaires feront une visite d’information de vingt-cinq jours au Gansu et dans d’autres provinces voisines dont quatre jours seront réservés à la visite du district de Minqin, ce qui leur permettra de maîtriser les méthodes de construction d’un rideau protecteur contre le vent et de la sélection des plantes de désert, et d’autres techniques concernées », a expliqué Man.

Le district de Minqin est situé dans le centre-nord du Gansu. Entouré par le désert à l’ouest, au nord et à l’est, cette oasis est considérée comme le front de la lutte contre la désertification en Chine.

La Chine a accumulé une riche expérience dans sa lutte contre la désertification par tâtonnement, en expérimentant des méthodes d’aménagement simples et efficaces. Par exemple, on utilise la résille de paille pour immobiliser le sable, puis on plante le saule rouge et le saxoul, deux espèces résistantes à la sécheresse. Grâce à ces méthodes, Minqin a aménagé 2 000 ha de désert en 2005.

Récemment, l’Administration d’État des forêts de Chine a annoncé que la superficie des terrains désertifiés a enregistré une réduction nette. Si de 1994 à 1999, cette superficie avait connu une augmentation annuelle de 3 436 km2, elle a connu une réduction annuelle de 1 283 km2 de 2000 à 2004.

Un docteur égyptien en science de la nutrition des plantes qui avait participé au stage de 2005, a dit à M. Man : « Beaucoup d’Égyptiens spécialisés dans la lutte contre la désertification ont reçu leur formation en Chine en appris des techniques très pratiques. »

Un stagiaire ghanéen a exprimé dans un courriel que le stage fait grand cas des techniques pratiques, généralise de l’expérience très applicable, et a obtenu des résultats évidents.


 
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