On ne pourra jamais coller l’étiquette du néo-colonialisme à la Chine

Zhong Fei

Depuis le début du XXIe siècle, la Chine a pris une série de mesures stratégiques pour renforcer ses relations coopératives avec l’Afrique. Néanmoins, cela a causé la frayeur et l’inquiétude des médias de certains grands pays occidentaux qui colportent la soi-disant « menace de la Chine » en Afrique. Ils cherchent même à brouiller les relations sino-africaines qui se développent vigoureusement, en disant que la Chine pratique le « néo-colonialisme ».

Le premier ministre de Chine Wen Jiabao avec le président de l'Afrique du Sud. Li Xueren

Dans sa récente visite en Afrique, le premier ministre Wen Jiabao a déclaré solennellement qu’« on ne pourra jamais coller l’étiquette du néo-colonialisme à la Chine ».

La « menace chinoise » répandue par les médias occidentaux se résume comme suit. 1. Piller les ressources énergétiques de l’Afrique ; 2. Dominer le marché africain au moyen de la fourniture de marchandises à bas prix ; 3. Prôner le modèle économique de la Chine et, sur le plan du sens des valeurs, lancer un défi au concept de la démocratie et des droits de l’homme pratiqué par les pays occidentaux dont les États-Unis.

Pourtant, les faits montrent que ces accusations sont tout à fait sans fondement. Prenons l’énergie comme exemple. Actuellement, la part du pétrole d’Afrique dans les importations des États-Unis s’est élevée à 16 % et, selon la prévision faite par les États-Unis eux-mêmes, ce pourcentage serait de 25 % en 2015, tandis que la quantité de pétrole importé de l’Afrique par la Chine est moins du tiers de celle des États-Unis. Selon les statistiques d'une institution étasunienne de recherche, la Chine a investi des milliards de dollars dans la construction d’infrastructures en Afrique pour exploiter le pétrole et le gaz. C'est principalement sur ce chiffre que se base l’argument des médias occidentaux en ce qui concerne le pillage des ressources énergétiques de l’Afrique par la Chine. Les données suivantes aideront à bien comprendre le fait réel. Les investissements des États-Unis dans l’industrie pétrolière et gazière de l’Afrique sont passés ces dernières années de 2,4 milliards de USD à 10 milliards par an ; le groupe Total de France projette d’investir dans les cinq années à venir 10 milliards de USD au Nigeria et 5 milliards en Angola pour exploiter le pétrole et le gaz ; dans son rapport, la compagnie anglaise Shell a déclaré qu’en 2002, elle possédait déjà 55 % des 30 milliards de barils de pétrole du Nigeria et 40 % de sa production journalière de 2,2 millions de barils. Néanmoins, les échanges commerciaux sino-africains, y compris le commerce pétrolier, sont ouverts, transparents et mutuellement avantageux. En ce qui concerne le marché africain, les médias de la Grande-Bretagne reconnaissent même que les échanges commerciaux avec la Chine amènent en Afrique plus de produits que les Africains sont capables d’en acheter. Quant à la question du modèle économique, elle est purement un argument indéfendable. C’est justement grâce à la non-ingérence de la Chine dans les affaires intérieures des pays africains et du respect de leur choix autonome de voie de développement que la Chine a gagné la confiance de l’Afrique.

En fin de compte, des pays occidentaux répandent à leur guise l’idée de « menace de la Chine » parce qu’ils craignent que le développement des relations sino-africaines constitue un défi pour leurs intérêts en Afrique, et surtout que la convergence de vues de la Chine et de l’Afrique sur le sens des valeurs soit un défi pour l’ordre politico-économique international existant. Comme le développement des relations stratégiques sino-africaines tous azimuts donne certainement sur les nerfs de certaines personnes, il n’est pas étonnant que ces dernières prônent à cor et à cri la « menace chinoise » en Afrique. En fait, le renforcement des relations amicales et coopératives entre la Chine et l’Afrique ne vise aucun pays tiers, et aucun pays n’a raison de le penser.

Dans son discours prononcé récemment en Afrique du Sud, le premier ministre Wen Jiabao a expliqué sur tous les plans la position de la Chine d’instaurer un nouveau type de partenariat stratégique sino-africain marqué par l’égalité et la confiance réciproque, la coopération et le « gagnant-gagnant », ainsi que les échanges et l’inspiration mutuelle. Lors de la visite de Wen Jiabao dans sept pays d’Afrique, la Chine a signé respectivement avec l’Égypte et l’Afrique du Sud le programme d’application sur l’approfondissement des relations de coopération stratégique et publié une déclaration conjointe avec cinq autres pays dans le but d’orienter et de programmer la coopération bilatérale à un niveau stratégique. Entre-temps, la Chine a signé avec les sept pays 71 accords qui touchent la politique, l’économie, le commerce, la construction d’infrastructures, la culture, l’éducation, la science et la technologie. La partie chinoise s’engage à poursuivre son assistance à leur développement social, entre autres la construction de centres de démonstration agricole et d’écoles primaires rurales, l’envoi d’équipes médicales, la donation de médicaments anti-paludisme, ainsi que la formation du personnel.

Sous l’influence de la soi-disant « menace de la Chine », il est compréhensible que certains amis africains s’inquiètent du choc éventuel des marchandises chinoises au marché et à l’emploi en Afrique. Néanmoins, tout comme le premier ministre Wen Jiabao l’a souligné lors de sa récente visite, la Chine fait preuve de sollicitude sincère envers l’Afrique, donne de l’aide à l’Afrique et est disposée à renforcer l’union et la coopération avec l’Afrique sur une base de respect mutuel, de non-ingérence dans les affaires intérieures, d’égalité et de réciprocité. En outre, il a signalé que certains Occidentaux tiennent des propos qui ne s’accordent pas avec la vérité ni la situation réelle des relations sino-africaines ; ils sont donc irresponsables.

 
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