Le premier ministre de Chine serre la main de sidéens africains

Ming Dajun

Le sida est un ennemi commun de l’humanité. La région subsaharienne est une région gravement menacée par cette maladie. L’Ouganda, surnommé « perle de l’Afrique », a obtenu des résultats reconnus universellement dans la prévention et le traitement du sida, et est considéré comme un modèle de la lutte contre le sida dans la communauté internationale. Le 24 juin, le premier ministre de Chine, Wen Jiabao, a visité le Centre ougandais de la prévention et du contrôle du sida en compagnie de son homologue ougandais, Apolo Nsibambi.

Wen Jiabao parmi les sidéens. Rao Aimin

Le Centre, fondé en avril 2004, offre le traitement aux personnes infectées par le virus du sida et forme des stagiaires des pays subsahariens à la prévention et au traitement du sida. Ce centre est une première institution ougandaise de recherche non gouvernementale. On y compte actuellement 15 000 personnes enregistrées soit 8 000 adultes et 7 000 enfants. On reçoit quotidiennement environ 300 adultes et 200 enfants.

Quand le premier ministre Wen est arrivé, le directeur du Centre, Keith McAdam, lui a épinglé un ruban rouge. On a remarqué que le premier ministre Wen portait une cravate spéciale imprimée de rubans rouges.

Il a d’abord visité la salle d’analyse, puis la salle d’attente. Cinq patients, occupés à dessiner, se sont levés pour l’accueillir. Wen leur a serré la main. Il a demandé à un patient ce qu’il dessinait. Puis il s’est informé de la situation d’une femme. Elle a dit avoir quatre enfants, que son mari était mort du sida, et qu’elle-même est infectée. Après le traitement, la maladie est sous contrôle et elle a retrouvé l’espoir de vivre. Wen Jiabao lui a dit cordialement : « Le sida est une maladie opiniâtre, la prévention et le traitement constituent un tâche commune de toute l’humanité. Je voudrais exprimer à travers vous mes salutations à tous les sidéens et porteurs du virus, en espérant que vous repreniez confiance de vaincre le sida et que vous soyez heureux. »

Dans la salle d’attente, d’autres jouaient aux échecs ou dansaient et chantaient. Ils étaient très émus de voir le premier ministre de Chine. Wen Jiabao a serré la main d’un joueur d’échecs et lui a demandé son âge. « J’ai 60 ans », a-t-il répondu avec le sourire. Wen a dit que les sidéens devaient comme tout le monde jouir la joie de la vie. Ces paroles ont gagné de vifs applaudissements.

Que le premier ministre de Chine serre la main de sidéens africains a profondément impressionné les témoins. L’un d’eux a dit : « Je n’aurais jamais rêvé que le premier ministre de Chine me serre la main. » Wen a dit que les sidéens étaient membres de la société et devaient bénéficier de la sollicitude et de l’aide de la société. « La Chine a également des sidéens et je les ai vus souvent. Aujourd’hui, c’est à vous que je rends visite et c’est la même chose », a ajouté Wen.

Depuis le premier cas de sida découvert en Ouganda, en 1982, plus de deux millions de personnes ont été infectées jusqu’en 1993. Le président Museveni attache de l’importance à ce sujet. Le gouvernement ougandais a promulgué des lois et décrets sur la prévention et le traitement du sida et proposé aux jeunes d’user de prudence sexuelle et d’accorder un haut prix à la vie. Cette nouvelle moralité a vite acquis un large soutien de toute la population, et est même appelée « le vaccin le plus efficace contre le sida ». Actuellement, le taux d’infection est tombé de 30 % en 1993 à 6 % en 2001, inférieur à celui des autres pays subsahariens. L’Organisation mondiale de la santé et le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida ont respectivement accordé des prix à l’Ouganda en 1998 et au président Museveni en 2000 pour leurs efforts dans la lutte contre le sida.

Le Centre ougandais de la prévention et du contrôle du sida a accumulé beaucoup d’expérience précieuse. Pour manifester sollicitude et respect aux sidéens, on les appelle « amis », sans leur poser de questions sur leur identité, leur famille et leur voie d’infection. On attribue des numéros aux patients et l’on s’informe uniquement des aspects concernant la santé et le traitement.

Puis, Wen est allé écouter un rapport sur la situation. Il a dit : « Cette visite m’a profondément impressionné. J’ai le cœur lourd en voyant le malheur des sidéens, mais je suis très ému de voir le centre témoigner de la sollicitude aux sidéens, qui sont heureux ici. S’adressant aux « amis », le premier ministre leur a dit de garder courage, « car vous avez la sollicitude et le soutien du gouvernement et de la société. Ma visite a pour but de vous exprimer ma sympathie et mon soutien. Ayez confiance en l’avenir, coopérez avec les médecins pendant le traitement pour lutter ensemble contre la maladie. »

Le sida est devenu un défi rigoureux pour le développement d’Afrique. Le premier ministre Wen Jiabao a promis que le gouvernement chinois continuera d’accorder l’assistance en son pouvoir à la cause médicale de l’Afrique. La prévention et le contrôle du sida est un point important de la coopération sino-africaine.

 
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