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Je sais que je peux
Les Jeux olympiques spéciaux à Shanghai l’an
prochain peuvent aider des personnes qui souffrent d’un handicap
intellectuel à affronter les défis de la vie.
Tang Yuankai
Le 14 octobre, Xu Chuang a dit plus de choses qu’en
une journée entière il y a trois ans.
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Une équipe chinoise du Heilongjiang remporte
la médaille d'or aux 4es Jeux spéciaux nationaux.
CUI FENG
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Durant les jeux sur invitation en préparation des Jeux
olympiques spéciaux (JOS) de 2007 à Shanghai, Xu, âgé
de 19 ans, a prononcé un discours d’ouverture en tant de
Messager mondial des JOS, « Athlete Leader » et athlète
de la ville hôte.
Les JOS pour les personnes mentalement handicapées
choisissent des athlètes capables de diffuser l’esprit et
le message olympique.
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La fondatrice des Jeux olympiques spéciaux,
Eunice Kennedy Shriver, à Shanghai.
PAN QING
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« J’étais extrêmement timide et je
n’aimais pas parler, dit Xu. Mais les JOS ont changé ma vie
et ma famille ne s’attriste plus sur mon sort. Elle est même
fière de moi. »
« Je sais que je peux », c’est le slogan
des JOS de 2007. C’est aussi la phrase que Xu répète
le plus souvent. « Pendant les compétitions, les athlètes
se le disent l’un à l’autre pour exprimer leur désir
d’égalité, de participation, d’intégration
et de bonheur.
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Une juge tente de réconforter une athlète
aux Jeux préparatoires des JOS de Shanghai. FAN JUN
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C’est Eunice Kennedy Shriver qui a fondé les
JOS internationaux en 1968. Elle disait aux athlètes qu’ils
étaient tous des gagnants et qu’ils pouvaient dire fièrement
« Je peux ».
Pour être éligible, un athlète doit être
âgé d’au moins 8 ans et avoir un QI inférieur
à 70. Le slogan général « Plus vite, plus haut,
plus fort » est valable pour eux aussi.
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Près de 20 000 citoyens de Hangzhou participent
à une manifestation publicitaire des JOS 2007 à
Shanghai. SHAO QUANDA
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Outre les événements sportifs se tiennent des
forums familiaux, des campagnes de sensibilisation à la cause des
handicapés mentaux, etc. Les JOS visent à inculquer aux
personnes souffrant d’un handicap intellectuel l’estime d’eux-mêmes
et la confiance.
Selon Deng Pufang, président de la Fédération
des personnes handicapées de Chine, les JOS ont tourné l’attention
sur le groupe le plus désavantagé et jeté de la lumière
sur la force spirituelle et l’humanisme.
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La médaillée d'or des JOS Yang Yan remet
la flamme des JOS à Arnold Schwarzenegger, ambassadeur
des JOS internationaux, à Beijing en novembre dernier.
LI YING
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Le fils de feu Deng Xiaoping a été persécuté
durant la Révolution culturelle et en est resté paralysé.
En 1983, il s’est engagé dans un programme humanitaire dédié
aux personnes handicapées. « Les personnes mentalement handicapées
ont du mal à se faire accepter par la société. Elles
doivent venir à bout des barrières sociales autant que de
leurs propres limites, dit Deng. Former une société sans
moquerie ni préjugés requiert les efforts de tous. »
Sur l’énorme population chinoise de 1,3 milliard
de personnes, 13 millions souffrent de handicaps mentaux. Longtemps les
enfants atteints ont été confinés à la maison
sans contact avec la société. La fondation des Jeux Spéciaux
chinois remonte à la visite en Chine de Eunice Kennedy Shriver
et de son époux en 1985. Depuis, la Chine a tenu quatre fois des
JOS nationaux et depuis 1987, elle envoie des délégations
à tous les JOS mondiaux.
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Une petite fille apprend à jouer le basket-ball.
BI MINGMING
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En mai 2000, une campagne de publicité en faveur des
JOS a été menée à Beijing, Shenzhen et Shanghai.
Cette année-là, le nombre de participants est passé
de 5 000 à 76 000, et il dépasse maintenant 500 000. De
plus en plus de personnes handicapées mentales sont acceptées
par la société et l’on assiste à la dissolution
des préjugés avec l’explosion économique du
pays.
Le gouvernement continue d’élargir son appui
financier aux JOS. Avec l’appui des Jeux Spéciaux internationaux,
la Chine a organisé des dizaines de programmes de formation pour
des milliers d’entraineurs, du personnel administratif, des parents
et des volontaires du pays entier.
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