Vivre dans la même famille

Chang Ailing

Pour la plupart des Chinois, l’Afrique, à une distance de mille kilomètres, est un continent mystérieux. Mais avec de nouveaux rapports plus étroits dans les domaines économique, commercial et touristique, de plus en plus de Chinois commencent à connaitre ce continent étendu.

Le 19 décembre 2005, on célèbre l'inauguration de l'Institut Confucius à l'Université de Nairobi, au Kenya. YANG LEI

« Un bon rêve se réalise », a dit Zhang Boyin, un professeur retraité de l’Université de Beijing, âgé de 70 ans, montrant sa photo prise au bord du canal de Suez. « Suez n’a été qu’un nom pour moi pendant des décennies. Cette fois, j’y suis réellement allé. » Zhang a participé à un voyage de groupe en Égypte au début de 2006.

Lin Bo, directeur du département d’Amérique, d’Océanie et d’Afrique de CITS (China International Travel Service), a indiqué qu’actuellement, les touristes chinois vers l’Afrique sont moins de 5 % des touristes chinois à l’étranger. « Mais le nombre augmente chaque année. L’Afrique est évidemment un grand marché potentiel », a ajouté Lin.

En 2005, le nombre de touristes chinois vers l’Afrique a atteint 110 000, soit le double de l’année précédente, selon le bureau d’administration des sorties-entrées du ministère de la Sécurité publique. Actuellement, 16 pays d’Afrique sont accessibles comme destination touristique des Chinois. On s’attend à ce que ce chiffre augmente selon la « politique de la Chine à l’égard de l’Afrique » publiée le 12 janvier 2006.

En attendant, la Chine prend des mesures pour se faire mieux connaître des peuples africains.

Le 27 février 2006, Radio Chine internationale (RCI) a établi une station FM à Nairobi, capitale du Kenya, diffusant 19 heures par jour des programmes en anglais, en swahili (langue largement parlée en Afrique de l’Est) et en chinois.

Le directeur de RCI, Wang Gengnian, a dit que la station diffusera les nouvelles de la Chine et du monde, et les informations sur les échanges amicaux entre la Chine et le Kenya. « J’espère que nos programmes aideront la majorité des gens à avoir une vue complète et objective de la Chine », a dit Wang.

Le développement rapide de la Chine a rendu la langue chinoise de plus en plus populaire en Afrique. Selon le vice-président de l’Université de Nairobi au Kenya, George Magoha, le peuple africain témoigne un enthousiasme croissant pour l’étude du chinois, malgré son éloignement géographique de la Chine. L’Université de Nairobi est le siège du premier Institut Confucius en Afrique.

Trois voyageurs chinois dans un parc de protection des animaux sauvages au Kenya. FEI MAOHUA

L’institut Confucius est un organisme public sans but lucratif ayant pour objectif d’enseigner la langue chinoise et de favoriser les échanges culturels. Jusqu’ici, la Chine en a ouvert six en Afrique.

Magoha a indiqué que la coopération entre les pays d’Afrique et la Chine est entrée dans une nouvelle étape. Les champs de coopération, simplement dans l’économie et le commerce autrefois, se sont élargis aux sciences et technologies, à la culture, à l’éducation et au tourisme.

« L’établissement d’instituts Confucius en Afrique marque une étape importante dans les échanges culturels entre l’Afrique et la Chine », a dit Magoha. D’après lui, l’institut Confucius peut aider les jeunes Africains à mieux connaitre le monde et à participer à la concurrence mondiale.

Des experts ont précisé que la coopération commerciale et économique en croissance rapide entre la Chine et l’Afrique constitue un fondement des échanges culturels.


 
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