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Quelle distance nous sépare de la découverte
du vaccin contre le sida ?
Wang Bingyi
Le 18 août dernier, le ministre des Sciences et Technologies
de Chine et le Bureau national de contrôle des produits alimentaires
et pharmaceutiques ont révélé que la Chine a accompli
favorablement les tests cliniques de la première phase du vaccin
contre le sida. C’est une percée importante dans la recherche
scientifique sur le vaccin contre le sida, marquant que la Chine possède
une compétitivité internationale dans l’innovation
en technique biologique et jetant une base solide pour les recherches
suivantes dans le domaine.
Première fois pour la Chine
Kong Wei, responsable de ce sujet, professeur à l’Université
de Jilin et directeur général de la Compagnie pharmaceutique
Baike de Changchun, a expliqué que, dans les tests cliniques, on
suivait complètement la procédure normalement adoptée
dans le monde, comme être au courant, consentir volontairement et
faire l’injection du vaccin aux volontaires sur des échantillons.
Les volontaires ni les scientifiques participants aux tests cliniques
ne pouvaient distinguer que les volontaires avaient subi la piqûre
de vaccin ou de placebo.
L’objectif des tests cliniques de la première
phase consiste à apprécier la sécurité du
vaccin et à évaluer préliminairement son immunogénicité.
Actuellement, les scientifiques analysent les résultats de la première
phase et attendent l’approbation du Bureau national de contrôle
des produits alimentaires et pharmaceutiques pour continuer les tests
de la deuxième phase.
Quant à la première phase des tests cliniques,
49 personnes, en bonne santé, d’âge 18 à 50
ans, 33 hommes et 16 femmes, se divisaient en huit groupes pour entreprendre
les tests. Du 12 mars 2005 au 11 juin 2006, ils ont reçu respectivement
l’injection et passé 180 jours d’observation. Pendant
ce temps, chacun a reçu cinq à dix fois de prises de sang
et on avait 344 prélèvements.
Le résultat montre que les volontaires qui avaient
reçu l’injection n’avaient pas de réactions
négatives graves, ce qui prouve préliminairement que le
vaccin est sans danger. En outre, les volontaires, surtout ceux qui ont
reçu une injection de vaccin en haute dose, semblent immunisés
contre le virus VIH-1 quinze jours après l’injection, ce
qui indique que le vaccin agit correctement en stimulant les défenses
immunitaires de l’organisme.
Une cinquantaine de travailleurs scientifiques venus de l’Université
de Jilin, de la Compagnie pharmaceutique Baike de Changchun, de l’Administration
chinoise de contrôle sur les produits pharmaceutiques et biologiques
et du Centre de contrôle et de traitement des maladies du Guangxi
ont participé à ce genre de test. Quant à la technique,
on a adopté la méthode universellement utilisée dans
le monde, et avant les tests cliniques, on avait fait des essais systématiques
sur l’animal et une appréciation scientifique stricte sur
la sécurité et l’efficacité du vaccin.
Le vaccin contre le sida est à quelle distance de
nous ?
C’était en 1981 qu’on a découvert
le premier cas de sida dans le monde. Vingt ans se sont écoulés,
mais aucun vaccin efficace contre le sida n’est apparu. On doit
attendre encore cinq ans, dix ans, ou plus longtemps ?
D’après Kong Wei, du fait que le virus de sida
varie rapidement, les recherches sur le vaccin contre le sida deviennent
très difficiles. Quant à la question de la naissance du
vaccin, selon Kong, si tout était sans encombre, il faudrait cinq
ans environ. Jusqu’aujourd’hui, les milieux scientifiques
estiment toujours que le vaccin est l’arme la plus efficace de l’humanité
contre les maladies contagieuses. Le sida est un grand ennemi menaçant
la santé de l’humanité, mais on ne l’a connu
que depuis 24 ans. Il faut une longue période pour faire des recherches
et la production du vaccin contre le sida.
D’après ce qu’on rapporte, lors du Xe plan
quinquennal, le ministre des Sciences et Technologies de Chine a élargi
le soutien dans les recherches sur la prévention et le traitement
du sida, comme établir le sujet spécial que « le médicament
et le vaccin contre le sida », subventionner une dizaine de groupes
pour mener des recherches et installer le centre d’essai clinique
sur le vaccin contre le sida. On a déjà obtenu des progrès
satisfaisants.
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La XVIe Conférence internationale sur le sida
s’est clôturée le 18 août dans l’espoir
et l’inquiétude à Toronto. Les participants
ont fait appel à tous les pays du monde d’augmenter
les investissements dans la prévention et le traitement du
sida.
Selon les données fournies par le Programme commun
des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), à la fin de
2005, on comptait 39 millions de personnes infectées, dont
la plupart sont dans des pays en développement. Seul en 2005,
4,1 millions de personnes ont été infectées
par le virus, et 2,8 millions de personnes sont mortes de maladies
liées au sida. Seules 24 % des 6,8 millions de personnes
infectées vivant dans des pays de revenus bas et moyens peuvent
prendre des médicaments contre le sida.
La coprésidente de la conférence, Helene
Gayle, estime que dans des années écoulées,
on n’a pas obtenu de grand progrès dans la prévention
et le traitement du sida. Donc la précipitation est de plus
en plus grave. Elle espère que cette conférence puisse
susciter l’attention du monde pour renforcer les mesures contre
le sida.
Le coprésident de la conférence et directeur
du Centre de sida issu de l’université de McGill, Mark
Wainberg, a dit que la réussite de cette conférence
était de faire connaître aux gens l’importance
du sujet de la conférence, soit « Passons aux actes
». On doit faire des efforts pour que davantage de séropositifs
puissent prendre des médicaments et renforcer le travail
de prévention. Si le nombre de gens nouvellement infectés
dépassait le nombre de gens traités, ce serait la
défaite du travail de prévention.
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