Volontaires chinois en Ethiopie

Lors de sa visite au Nigéria en avril dernier, le président chinois Hu Jintao a proposé qu’« Il faut encourager les jeunes volontaires chinois de se rendre en Afrique pour participer à la construction locale. »

Wang Zhe

Feng Ai enseigne le chinois à l'ambassadeur Haile-Kiros Gessesse dans le ministère des Affaires étrangères de l'Ethiopie. FENG AI

Le projet national de service des jeunes volontaires en outre-mer a démarré officiellement en mai 2002. À travers le recrutement public et l’inscription volontaire, et sous forme de l’envoi centralisé, l’État envoie des jeunes volontaires servir dans des pays en voie de développement comme le Laos. Jusqu’en 2005, 109 Chinois ont fait le service volontaire en Ethiopie et en Thaïlande ainsi qu’au Laos et Myanmar dans les domaines du traitement en médecine traditionnelle chinoise, de l’application scientifique agricole, de l’enseignement sportif, de la formation sur ordinateurs, du secours international et de l’enseignement du chinois, etc.

D’août 2005 à janvier 2006, 12 Chinois, de l’âge minimum de 21 ans à l’âge maximum de 38 ans, ont fait service volontairement en Ethiopie. Parmi eux, il y a cinq aspirants à la maîtrise et un aspirant au doctorat.

Divisés en cinq groupes, ils ont travaillé à l’université d’Addis-Abeba, le ministère de la Jeunesse et des Sports, le ministère de la Culture et du Tourisme, touchant à l’exploitation du gaz des marais, à la médecine traditionnelle et à la physiothérapie, à l’enseignement du chinois, à l’enseignement du sport et aux techniques informatiques. Tout en accomplissant le travail arrêté, ils ont fourni le service supplémentaire, comme enseigner le chinois et le wushu, organiser un stage de formation sur les ordinateurs et témoigner de la sollicitude aux orphelins dans des institutions et groupes locaux qui en ont besoin.

Feng Ai apprend aux étudiants comment faire des ravioli.

Lors d’une réunion de presse sur les jeunes volontaires de l’aide aux pays étrangers qui a eu lieu récemment, nous connaissons que 12 Chinois travaillant en Ethiopie sont bien appréciés par de divers milieux locaux. Haile-Kiros Gessesse, ambassadeur d’Ethiopie en Chine, a dit dans sa lettre de remerciement : « Profitant de cette occasion, j’exprime mes remerciements aux volontaires chinois qui ont travaillé en Ethiopie. Selon la demande du peuple de notre pays, ils transmettent de diverses aptitudes professionnelles ne ménageant aucun effort. Je remercie tous les volontaires chinois, surtout le chef de l’équipe chinoise - docteur Feng Ai qui a prolongé de son propre chef le délai de service. Étant amicale et polie, elle non seulement se dévoue à l’enseignement du chinois et de la culture chinoise, mais encore renforce positivement les relations amicales entre les deux pays. J’admire son esprit de contribution et son attitude de responsabilité. J’espère que la coopération de ce type entre les deux pays peut se développer continuellement et je suis convaincu que cette coopération consolidera les relations amicales parmi les peuples des deux pays. »

Actuellement, le service de jeunes volontaires est inclus dans le plan national concernant l’aide à l’étranger. Par ailleurs, la Chine a établi la banque spéciale des hommes de talent, ouvert le cybersite sur le thème du plan de service d’outre-mer pour publier à tout moment les informations intéressées et fournir le service d’inscription sur Internet et de téléchargement des formulaires concernés. Ceci a suscité de fortes répercussions parmi les jeunes Chinois. Une nouvelle s’est confirmée qu’avant la fin de l’année courante, le gouvernement chinois enverra 60 volontaires en Ethiopie.

Semer le grain de l’amour

Il y a peu de temps, Chinafrique a interviewé le chef de l’équipe des jeunes volontaires chinoise - Feng Ai (29 ans), aspirant au doctorat de l’Institut d’Économie de l’Université Fudan.

Chinafrique : Quelle tâche principale avez-vous durant le service en Ethiopie ?

Feng Ai : J’enseigne le chinois, d’un côté, à l’université d’Addis-Abeba, de l’autre côté, confié par l’ambassade de Chine en Ethiopie, dans des compagnies à capitaux chinois-éthiopiens et aux fonctionnaires et leurs parents des ambassades d’autres pays en Ethiopie.

L’université d’Addis-Abeba où je fais la prestation de mes services est la meilleure de l’Ethiopie. Avant que nous y arrivions, il n’y a pas de cours de chinois. Notre tâche consiste à ouvrir le cours de chinois dans le département des langues étrangères. Moins de sept jours après que la notice d’inscription ait été envoyée, plus de 200 personnes se sont inscrites y compris des étudiants, des enseignants, même des gardes et des employés au nettoyage. Finalement, j’ai ouvert avec un autre volontaire trois stages destinés respectivement aux étudiants de cycle normal, aux étudiants chercheurs et aux enseignants.

Chinafrique : Vous avez allongé de votre propre chef le délai de service, pourquoi ?

Feng Ai : Pour diverses raisons, l’université a ouvert les cours au milieu de décembre, et notre délai de service était sur le point de se terminer. Les étudiants de la section chinoise tous demandent : « Si les enseignants chinois retournent au pays, qui nous enseignera ? » Le directeur du département des langues étrangères espère que je puisse rester. Avec la considération consciencieuse, j’ai présenté la demande de prolonger le délai de service à l’institution compétente du pays et obtenu l’approbation peu après. Lorsque j’ai dit ma décision aux étudiants, ils n’ont pas pu s’empêcher de faire une ovation et de m’embrasser.

Chinafrique : On dit que vous avez certains étudiants « non ordinaires » ?

Feng Ai : Au début de l’année courante, l’ambassade de Chine en Ethiopie espère que je puisse enseigner le chinois au nouvel ambassadeur d’Ethiopie en Chine, Haile-Kiros Gessesse. Trois mois avant sa prise de fonction, j’ai ouvert spécialement le cours de chinois pour l’ambassadeur et ses deux enfants. Au commencement, j’ai donné le cours trois ou quatre fois par semaine, plus tard presque tous les jours. Outre l’enseignement du chinois, j’ai lui raconté l’histoire et la culture chinoises, aidé à rencontrer sur rendez-vous des chefs des compagnies à capitaux chinois qui s’implantent en Ethiopie. Des gardes et employés du ministère des Affaires étrangères de l’Ethiopie m’ont connu et m’ont souvent demandé comment apprend-il l’ambassadeur le chinois ? Après être entré en fonction à Beijing, l’ambassadeur a invité à dîner tous les volontaires qui avaient travaillé en Ethiopie.

Chinafrique : Quelle impression avez-vous sur l’Ethiopie ?

Feng Ai : Deux impressions éclatantes. Premièrement, C’est la forte fierté nationale. L’Ethiopie jouit d’un haut statut politique dans l’Afrique. Le siège de l’Organisation de l’Unité africaine s’établit à sa capitale, Addis-Abeba, et dans l’histoire, elle n’a jamais été à l’état de colonie. Deuxièmement, le peuple éthiopien est très amical avec les Chinois. Chaque jour, on peut lire des rapports au sujet de la Chine sur les médias, les échanges commerciaux entre les deux pays sont fréquents.

Aujourd’hui, mon service en Ethiopie a pris fin. Parlant de la raison de participation à ce projet, c’est l’Ethiopie, pays ancien et mystérieux, qui m’attire. Passant en revue les jours dans ce pays d’Afrique, le projet de service des jeunes volontaires chinois en outre-mer est une oeuvre de transmission d’amitié et de semer le grain d’amour.

 

 
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