Avancer dans la même direction

Le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération Chine-Afrique a mis en lumière les avantages réciproques attendus de leur développement.

Ni Yanshuo

Le président Hu Jintao lors du Forum.
WANG XIANG

Les rues de Beijing, au début de novembre, resplendissaient de décorations et de bannières chaleureuses, à l’occasion de la plus grande réunion de dirigeants et chefs d’État africains jamais organisée. Tous les regards convergeaient soudain vers la Chine, alors que le président Hu Jintao accueillait ses invités de marque à la tribune du Sommet de Beijing pour l’ouverture de la troisième Conférence ministérielle du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC), dans l’enceinte du Grand Palais du peuple à Beijing.

Ce sommet sans précédent, qui a réuni 41 chefs d’État africains, un vice-président, un représentant de rang vice-présidentiel et cinq représentants ministériels, a porté les relations sino-africaines à un nouvel échelon. Au cours des deux journées qu’a duré le Sommet, les 4 et 5 novembre, une grande majorité des leaders africains présents a mis l’accent sur les principes fondamentaux de « paix, amitié, coopération et développement » et a émis auprès des médias le souhait d’obtenir des résultats plus concrets et pragmatiques dans la coopération sino-africaine, sur une base gagnant-gagnant.

La présidente du Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, a ainsi souhaité que le peuple libérien bénéficie davantage des progrès de la technologie chinoise ; le président du Gabon, El Hadj Omar Bongo Ondimba, espère qu’un nombre croissant d’investisseurs chinois permettra de créer des emplois dans son pays ; enfin, le président de la Guinée-Bissau, Joao Bernardo Vieira, s’est immédiatement montré intéressé par la proposition de la Société nationale d’import-export de machinerie et d’équipement de Chine de promouvoir la coopération avec les pays d’Afrique pour la construction d’infrastructures majeures.

Qu Fujun, ancien ambassadeur de Chine en République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa), a assuré vouloir utiliser à plein le Forum pour renforcer et promouvoir les liens d’amitié qui unissent la Chine aux pays d’Afrique. « Le succès politique majeur du Forum, a-t-il déclaré, réside dans l’établissement entre la Chine et l’Afrique d’un nouveau type de partenariat stratégique. »

Préciser les règles

Le 6 novembre, l'Exposition des marchandises africaines s'est inaugurée à Beijing et a attiré beaucoup de visiteurs chinois.
CHEN SHUGEN

L’établissement et le développement d’un réel partenariat stratégique sino-africain était en effet au cœur des priorités du Forum. Le président Hu Jintao a notamment défini ce partenariat par : le renforcement de relations politiques équitables et empreintes de confiance mutuelle ; l’approfondissement d’une coopération économique gagnant-gagnant ; l’augmentation des échanges culturels dans un but d’enrichissement humain ; la promotion d’un développement équilibré et harmonieux à l’échelle planétaire ; et la poursuite des efforts de coopération et de soutien mutuel au niveau international. Par ailleurs, il a présenté, lors du discours d’ouverture du Sommet, huit mesures spécifiques que le gouvernement chinois s’engage à mettre en œuvre pour construire le nouveau partenariat Chine-Afrique et renforcer la coopération dans un nombre croissant de secteurs. Ces mesures concernent entre autres l’aide financière, des prêts à taux préférentiel, la mise en place d’un fonds de développement commun, l’annulation partielle de la dette, des exonérations de taxe et des programmes de formation des ressources humaines. Afin de concrétiser ces mesures, le Sommet de Beijing a établi un plan d’action pour la période 2007-2009, par le biais duquel la Chine s’engage à doubler le montant de son aide d’ici à 2009, et à tenter de porter le volume d’échanges bilatéraux à 100 milliards de dollars en 2010.

En conclusion du Sommet, la Déclaration de Beijing a été adoptée, constituant un outil politique clair pour l’établissement du nouveau partenariat stratégique, ainsi qu’une feuille de route détaillée pour l’avenir proche. Hu Jintao a ainsi dressé le bilan des deux sessions de travail entre les dirigeants chinois et africains : « La coopération Chine-Afrique apportera des avantages réels aux peuples concernés et fait naître par conséquent de grands espoirs. »

Bonnes nouvelles

« C’est extrêmement intéressant d’entendre à quel point la Chine est prête à soutenir l’Afrique, a confié à Chinafrique Luwis K. Tiengoué, directeur des programmes Internationaux du groupe ivoirien Eoulée. Je crois que c’est une occasion nouvelle qui s’avance, tout particulièrement pour le secteur privé auquel j’appartiens. » Sa société dispose en effet de plusieurs partenaires en Chine, dont la Société d’import-export de machines-outils de Tianjin, entreprise publique réalisant chaque année plus de 100 millions de dollars de commerce. Il a précisé que son rôle ici à Beijing était essentiellement de trouver de nouveaux partenaires chinois. « La Chine est le meilleur marché qu’on puisse trouver sur la planète », s’est-il enthousiasmé.

Des participants de la deuxième Conférence des entrepreneurs chinois et africains tenue le 5 novembre.
CHEN SHUGEN

Liang Yan, directrice de la succursale pékinoise de la Afriland First Bank, a immédiatement téléphoné à son directeur général au Cameroun pour lui détailler les huit mesures d’assistance aux nations africaines proposées par le président Hu. Elle raconte : « Vous savez, en Chine il était à peu près midi lorsque la cérémonie s’est terminée. Mais au Cameroun il était seulement quatre ou cinq heures du matin. Pourtant, après que je l’ai réveillé et informé des huit mesures, le directeur était si enthousiaste qu’il a décidé de rassembler immédiatement les principaux dirigeants de la banque pour étudier ensemble la nouvelle politique de la Chine en Afrique. »

Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a salué l’annonce par le gouvernement chinois de son engagement à doubler l’aide à l’Afrique d’ici 2009. « Ce Sommet constitue une étape historique dans la réalisation par la Chine et l’Afrique d’idéaux communs, et un grand pas pour la coopération Sud-Sud », a déclaré son porte-parole.

Enfin Shen Jiru, chercheur à l’Académie des sciences sociales, s’est félicité du discours de Hu et plus particulièrement des mesures concernant la formation professionnelle. « Envoyer des experts agricoles en Afrique, ou augmenter le nombre de bourses du gouvernement chinois pour les étudiants africains, constituent des indices du changement des modalités du soutien chinois à l’Afrique ; on est passé d’une simple aide matérielle à la mise en place de véritables fondations de développement indépendant. Cela permettra de promouvoir un développement durable pour les pays d’Afrique. »

Sceller les accords

Le commerce et l’investissement ont particulièrement été mis en valeur lors du Sommet. À l’issue de deux jours de négociations impliquant plus de 1 500 entrepreneurs représentant les deux parties, un total de 14 accords de coopération, représentant un montant global de 1,9 milliard de dollars, ont été signés, tandis que la Chambre de commerce sino-africaine a vu le jour le 5 novembre. Selon une récente étude de la Banque mondiale, l’investissement chinois en Afrique exercerait une influence positive sur la croissance économique du continent, et l’effet devrait continuer à s’accroître à l’avenir.

Un enfant venu de Bénin apprend à faire jiaozi.
LUO XIQOGUANG

« Le Forum constitue une excellente plate-forme de rencontre entre les entrepreneurs chinois et africains ; il nous donne de plus accès à l’immense marché que représente l’Afrique », a estimé Fu Dongxing, directeur de la zone Afrique du constructeur de véhicules chinois Zhenzhou Yutong. Lors de la seconde Conférence des entrepreneurs chinois et africains tenue au China World Hotel de Beijing le 5 novembre, Fu était l’un des participants les plus actifs. En l’espace d’une heure, il s’est entretenu avec pas moins de dix représentants de sociétés togolaises, namibiennes, mozambicaines, zambiennes, tanzaniennes et égyptiennes, évoquant la possible implantation de sites de production en Afrique. « Il y a déjà deux ans que nous développons des activités en Égypte, a-t-il précisé, et notre prochaine étape sera l’installation d’usines d’assemblage sur le continent. L’intérêt des entreprises africaines pour une coopération avec nous était tout à fait inattendu. » Yutong a récemment ouvert une représentation en Égypte afin d’améliorer son service après-vente en Afrique.

Le commerce entre les deux parties a effectué un bond spectaculaire, portant la Chine au rang de troisième partenaire commercial de l’Afrique après les États-Unis et la France. Le volume d’échanges bilatéral s’est accru de 35 % en un an, atteignant 39,74 milliards de dollars en 2005, un volume dix fois supérieur à celui de 1995. Il devrait, selon Zhou Yabin, responsable du département Asie de l’Ouest et Afrique au ministère du Commerce, dépasser les 50 milliards en 2006.

La prochaine réunion du Forum devrait se tenir au Caire ; les relations économiques entre l’Égypte et la Chine ont d’ailleurs franchi un palier à l’issue du Sommet. Les deux pays ont ainsi signé le 6 novembre un mémorandum d’accord de reconnaissance mutuelle, par laquelle l’Égypte reconnaît à la Chine le statut d’économie de marché à part entière et promet aux sociétés chinoises un traitement équitable dans les affaires internationales. Premier pays d’Afrique à établir des relations diplomatiques avec la Chine, l’Égypte est aujourd’hui son sixième partenaire commercial sur le continent avec un volume d’échanges atteignant 2,15 milliards de dollars en 2005, et déjà 1,96 milliard sur les huit premiers mois de l’année - soit 47,6 % de plus sur la même période. Le ministre du Commerce de la Chine, Bo Xilai, espère le porter à 5 milliards sur les cinq prochaines années. La Chine entretient par ailleurs pour plusieurs milliards de dollars d’investissements en Égypte et compte atteindre un montant de 5 milliards d’ici huit ans.

L’Algérie, le Soudan, la République de Centrafrique et le Sierra Leone ont également signé le 5 novembre des circulaires reconnaissant à la Chine le statut d’économie de marché. À ce jour ce sont 60 pays, dont 14 en Afrique, qui le lui reconnaissent entièrement.

Combattre la malaria

Le président Hu a par ailleurs profité du Sommet pour annoncer la construction de 30 hôpitaux en Afrique et le versement d’une aide de 300 millions de yuans pour distribuer de l’artémisinine et construire une trentaine de centres de prévention et de traitement de la malaria. L’artémisinine est un médicament récemment développé par la Chine et reconnu internationalement. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prête au produit une efficacité considérable dans le traitement de la maladie. La Chine possède plus de 80% des réserves en matières premières nécessaires à la production du médicament, puisqu’il puise ses vertus majoritairement dans une plante qui pousse dans le massif du Wuling, dans les provinces du Hunan, du Hubei, du Sichuan et du Guizhou.

La coopération sino-africaine en matière de lutte contre la malaria est née il y a trente ans. Jusqu’à présent, la Chine fournissait gratuitement des traitements à plus de dix pays dont le Nigeria, le Congo-Brazzaville, la Somalie, le Niger, le Togo et le Cameroun. « Nous sommes prêts, a déclaré un responsable de production le 5 novembre. Dès que nous recevrons le feu vert du gouvernement nous pourrons commencer à produire de l’artémisinine. Nous pouvons garantir aux pays d’Afrique la livraison des médicaments en temps voulu. »

D’après l’OMS, ce sont 2,5 milliards d’êtres humains qui vivraient dans des zones touchées par la malaria ; néanmoins, 90% des quelques 300 à 500 millions de personnes infectées se trouvent en Afrique, où la maladie est devenue un frein majeur au développement. « Nous sommes sur le point d’ouvrir deux sites de production en Afrique de l’Est et de l’Ouest, a rassuré Lu Chunming, directeur général de Beijing Holley-Cotec pharmaceutical co. Nous tablons sur un début de production locale en 2007. »

Un progrès à double sens

« Renforcer les échanges avec la Chine est tout à fait en phase avec les intérêts et les besoins des pays d’Afrique, a déclaré Tony O. Elumelu, PDG de la United Bank for Africa basée au Nigeria. Le Sommet de Beijing arrive à propos et peut donner un grand coup à l’amitié entre la Chine et l’Afrique. » Sur le continent africain, c’est l’ensemble des infrastructures de base, énergétiques ou de transport, qui doit être amélioré ; c’est précisément un domaine dans lequel la Chine peut apporter son savoir-faire. En contrepartie, les produits chinois peuvent trouver un débouché considérable en Afrique. « Nous espérons, par le biais du Forum, voir les entreprises africaines se saisir d’opportunités équivalentes », a rajouté Elumelu.

La voie de développement adoptée par la Chine diffère sensiblement de celle des autres pays, et elle a prouvé toute son efficacité en Afrique, où de nombreux pays s’efforcent aujourd’hui de suivre son modèle. Sur les 40 millions de personnes sorties de la pauvreté depuis un quart de siècle, 77% étaient chinoises. La pauvreté et l’absence de développement sont la racine du mal en Afrique : 34 des 49 pays les moins avancés (PMA) en proviennent et hébergent 350 millions de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté.

L’Afrique représente enfin et surtout, grâce à ses abondantes réserves naturelles, une option avantageuse pour répondre aux besoins énergétiques croissants de la Chine.

« Le Sommet de Beijing est un événement de portée historique et réaliste », a déclaré Chen Xiaoxing, directeur général de la China Civil Engineering Construction Corp (CCECC). Il a précisé qu’après trente ans de réforme et d’ouverture au monde extérieur, la Chine avait emmagasiné une expérience du développement économique et une maîtrise des outils technologiques et de gestion qui correspondent aux besoins actuels de l’Afrique. Il a ajouté que le soutien du gouvernement chinois aux entreprises privées avait grandement réduit les risques liés au commerce et que les résultats obtenus au Forum allaient sûrement accroître la confiance des investisseurs chinois intéressés par l’Afrique. CCECC vient d’ailleurs de signer un contrat de 8,3 milliards de dollars pour la construction d’une ligne de chemin de fer au Nigeria. « Nous n’aurions pas pu signer un tel contrat sans le Forum », a conclu Chen.

Le Forum en bref

Le Forum sur la coopération sino-africaine est une plateforme pour la consultation et pour le dialogue collégial entre la Chine et les pays d’Afrique ; il constitue, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, un mécanisme de coopération pour les pays en développement. Il se caractérise par :

- une coopération pragmatique, le but du Forum étant de renforcer les consultations et d'élargir la coopération avec l’accent mis sur celle-ci ;

- l'égalité entre les parties et la recherche d’avantages mutuels, le dialogue politique et la coopération économique et commerciale revêtant la même importance pour la promotion d’un développement commun.

La 1ère Conférence ministérielle du Forum sur la coopération Chine-Afrique s'est tenue du 10 au 12 octobre 2000 à Beijing. Plus de 80 ministres, venus de 44 pays d’Afrique et de la Chine, les représentants de 17 organisations internationales et organisations régionales africaines, ainsi que des entrepreneurs chinois et africains participaient à la Conférence, qui a montré la voie à suivre par la Chine et les pays africains pour le développement d'un type nouveau de partenariat caractérisé par la stabilité, l'égalité et les avantages réciproques. La Conférence a ensuite publié une Déclaration de Beijing et un Programme de coopération sino-africaine sur le développement économique et social.

La 2e Conférence ministérielle du Forum sur la coopération Chine-Afrique a eu lieu les 15 et 16 décembre 2003 à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les représentants de 44 pays d’Afrique et de la Chine y ont pris part, s’accordant sur le Plan d’action d’Addis-Abeba (2004-2006) qui traçait les grandes lignes de la coopération sino-africaine dans les domaines politique, économique, commercial et social pour les trois années suivantes.

Suite à la 3e Conférence ministérielle, tenue à Beijing les 4 et 5 novembre 2006, le gouvernement chinois envisage de prendre les huit mesures suivantes :

1. Augmenter l’aide chinoise aux pays d’Afrique et doubler en 2009 le montant de l’aide en 2006.

2. Accorder aux pays d’Afrique des prêts à taux préférentiel de trois milliards de dollars et des crédits acheteurs préférentiels à l’exportation de deux milliards de dollars au cours des trois prochaines années.

3. Mettre en place un fonds de développement sino-africain dont le capital s’élèvera progressivement à cinq milliards de dollars pour soutenir les entreprises chinoises et les encourager à investir en Afrique.

4. Soutenir la construction du Centre de conférences de l’Union africaine, afin de soutenir les pays d’Afrique dans leur effort pour accroître leur puissance à travers une unité accrue ainsi que le processus de leur intégration.

5. Annuler, pour les pays pauvres très endettés (PPTE) et les pays les moins avancés (PMA) ayant des relations diplomatiques avec la Chine, les dettes gouvernementales liées aux prêts sans intérêt arrivant à échéance fin 2005.

6. Ouvrir davantage le marché chinois aux pays africains ; porter de 190 à plus de 440 le nombre de produits en provenance des PMA bénéficiant d’un tarif douanier zéro.

7. Créer, au cours des trois prochaines années, trois à cinq zones de coopération économique et commerciale dans des pays d’Afrique.

8. Former, au cours des trois prochaines années, 15 000 personnes, toutes catégories confondues, pour les pays d’Afrique ; envoyer 100 ingénieurs agronomes supérieurs chinois ; créer 10 centres-pilotes caractéristiques des techniques agricoles ; construire 30 hôpitaux et offrir à titre gratuit 300 millions de yuans pour lutter contre le paludisme, notamment par l’achat d’artémisinine et la création de 30 centres de prévention et de traitement du paludisme ; envoyer 300 jeunes volontaires chinois ; aider à créer 100 écoles rurales en Afrique ; enfin, porter avant 2009 de 2 000 à 4 000 le nombre des bourses accordées chaque année par le gouvernement chinois aux étudiants africains.

Rappels sur le commerce sino-africain

En 1950, le volume des échanges entre la Chine et l’Afrique n’était que de 12 millions de dollars ; ce chiffre s’est élevé ensuite à 34,74 millions en 1955, et à 250 millions dix ans plus tard, constituant le plus fort volume d’échanges dans les années 1960.

Depuis que la Chine s’est attaquée à la réforme et à l’ouverture vers l’extérieur dans les années 1980, le volume des échanges sino-africains a crû à un rythme annuel moyen de 3,6 %. En 2000, les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont dépassé pour la première fois 10 milliards de dollars, et le chiffre a atteint 39,74 milliards en 2005.

Le développement du commerce sino-africain s’est toujours caractérisé par une croissance rapide. Il a fallu dix ans seulement pour qu’il s’élève de 10 à 100 millions de dollars entre 1950 et 1960 ; puis vingt ans à peine pour monter de 100 millions à 1 milliard, et vingt ans encore pour franchir les 10 milliards de dollars. La croissance s’est encore accéléré au cours des cinq dernières années, le volume total des échanges bondissant depuis 2000 de 10,8 à 40 milliards de dollars.

 

 
24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine.