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« C’est une ville très dynamique »
Si le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération
Chine-Afrique constitue une bonne occasion pour les Chinois de découvrir
l’Afrique, il permet aussi aux Africains de mieux connaître
la Chine. Aux abords des principaux sites du Forum, dans les rues et les
magasins, de plus en plus d’Africains s’offrent au regard
des gens. La journaliste de CHINAFRIQUE, Liu Wei, a interviewé
un fonctionnaire, un entrepreneur, un reporteur et une étudiante,
tous originaires d’Afrique, sur le thème : « impressions
sur la Chine ».
Jean Ntoutoume Ngoua, Gabon
Conseiller du maire de Libreville, responsable des
relations avec les petites entreprises
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Jean Ntoutoume Ngoua, commerçant venant du
Gabon. LIU WEI
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C’est la première fois que je viens en Chine
et à Beijing, pour participer au Forum. Je recherche particulièrement
des partenaires économiques, parce que la mondialisation c’est
avant tout l’économie, c’est-à-dire la production
et la distribution. Nous espérons une coopération plus étroite
avec la Chine dans les domaines de la construction, de l’alimentation,
de l’industrie et de l’habitat.
Le Gabon est un pays plutôt grand par rapport à
la densité de sa population et à son pouvoir d’achat.
La Chine possède la puissance économique et les avantages
techniques dont le Gabon a besoin. C’est pour cela que nous sommes
venus en Chine et que nous cherchons des partenaires disposés à
travailler avec nous, afin que tout le monde soit gagnant.
Nous pensons que le Forum servira de déclic, car la
plupart des dirigeants présents ont exprimé ce que nous
pensons réellement, nous, les populations qu’ils représentent.
Nous souhaitons que le Forum symbolise un succès pour les économies
chinoise et africaine.
Je voudrais aller à Guangzhou et à Shanghai
pour voir comment fonctionne précisément l’industrie.
Car vous savez que l’industrie est importante pour le développement
économique. Nous tendons la main aux petites entreprises chinoises
désireuses de coopérer avec nous. J’aime les produits
de fabrication chinoise, parce qu’ils sont de bonne qualité
et sont effectivement beaucoup plus proches des Africains.
Quant aux critiques suggérant une « nouvelle
colonisation », non, je crois qu’aujourd’hui on ne peut
plus parler de colonisation, mais plutôt de partenariat. La colonisation
est terminée, c’est du passé : nous suivons désormais
avec intérêt les possibilités que nous avons de développement
commun !
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Luwis K. Tiengoue, commerçant venan de Côte
D'Ivoire. WANG XIANG
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Luwis K. Tiengoue, Côte d’Ivoire
Directeur des projets internationaux et de MDP du
Groupe Eoulée
Mes impressions sur Beijing ? Oui, la ville s’est développée.
La conférence est bien organisée, nous ne rencontrons aucun
inconvénient. Les organisateurs nous mettent en contact avec les
entreprises chinoises, quelques-unes d’ailleurs, notamment les entreprises
privées qui ont l’intention de coopérer, ont déjà
pris contact avec nous. Nous sommes satisfaits de cette conférence.
Thuso Letlhoma, Botswana
Reporter pour Radio Botswana
C’est mon premier séjour à Beijing. Je
pense que tout change très vite et que le pays se développe
rapidement. Cette fois, l’Afrique n’est pas laissée
de côté.
La préparation de l’événement est
excellente, le trajet de l’aéroport aux hôtels, les
équipements, tout est bien fait.
Des inconvénients à Beijing ? Non, en fait,
j’apprécie beaucoup mon séjour. Le seul problème
est la langue : beaucoup de Chinois ne parlent pas la nôtre. Mais
j’ai passé un bon séjour ici.
Dans mon pays, on trouve beaucoup de produits fabriqués
en Chine et les gens peuvent acheter en fonction de leurs besoins. Mais
je voudrais voir des investissements plus importants. Les entrepreneurs
qui viennent au Botswana sont généralement négligeables.
Il n’y a pas tellement de marchandises de qualité. J’attends
plus d’investisseurs chinois à fort potentiel au Botswana.
Nous couvrons les aspects commerciaux de la conférence
et les grands événements du Sommet. Notre président
visitera beaucoup de sites en Chine, y compris les Trois Gorges. Malheureusement,
je ne peux pas l’accompagner, mais certains de mes collègues
le feront, afin que je puisse rester ici boucler les reportages. Je travaille
pour la radio ; mes collègues qui présents en Chine travaillent,
eux, pour télévision, des magazines et des journaux. Nous
rapportons ce grand événement dans notre pays. Il n’y
a pas de programmes spéciaux pour la Chine mais nous regardons
CCTV, suivons l’actualité chinoise et couvrons les principaux
événements trois fois par jour.
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Laetitia, gabonaise étudiant la médecine
occidentale en Chine. LIU WEI
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Laetitia Kahboucha, Gabon
Fait ses études en Chine
Je m’appelle Laetitia, je viens du Gabon et j’étudie
la médecine occidentale à Wuhan. Pourquoi je n’étudie
pas la médecine traditionnelle chinoise ? Car elle est très
difficile ! Mon oncle a étudié la médecine occidentale
en Chine, cela a influencé mon propre parcours. J’ai obtenu
une bourse d’études du gouvernement chinois.
Mes impressions sur la Chine ? C’est un très
grand pays et une terre merveilleuse grâce à son développement
économique rapide. J’aime Beijing, parce que c’est
une ville très dynamique. Je participe comme volontaire à
l’Exposition des marchandises africaines pour aider la délégation
gabonaise à communiquer avec des entreprises et présenter
la situation de notre pays aux Chinois. Je préfère Wuhan,
car j’y fais mes études et je m’entends bien avec mes
professeurs et mes camarades. Quand j’aurai terminé mes études,
je retournerai dans mon pays pour y servir ma patrie. Mais si j’ai
l’occasion de rester en Chine, j’espère mieux connaître
ce pays.
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