La vie heureuse d’un Congolais à Beijing

Wang Dong

L’amitié sino-africaine se manifeste partout, même dans la vie ordinaire. Monsieur Brazil de la République du Congo et sa femme chinoise en témoignent.

Brazil, de taille moyenne, toujours souriant, est d’un caractère doux. Sa femme, Zhang Yongping, est une Pékinoise. Actuellement, tous deux enseignent le français à l’école New Oriental à Beijing et sont appréciés de leurs étudiants.

La Chine pour le gong fu

En 1979, Brazil, alors âgé de 22 ans, est venu en Chine comme un étudiant. Tout ce qu’il connaissait de la Chine à ce moment était le gong fu. Ses amis croyaient comme lui qu’il pourrait maîtriser le gong fu en Chine.

En 1990, Brazil a rencontré par hasard Zhang Yongping à des noces où il agissait en tant que maître de cérémonie, en français. Zhang était l’une des rares personnes dans la salle qui comprenaient le français. Le français est devenu leur lien. Ensuite, ils sont devenus professeurs de langue l’un pour l’autre, et l’amour est né dans la fréquentation.

Les parents sont satisfaits

Au début, Zhang n’osait pas dire directement à ses parents qu’elle avait un ami étranger. C’est sa sœur qui le leur a révélé. Avant de faire la connaissance de Brazil, le père de Zhang s’opposait aux amours de sa fille. Mais les contacts l’ont amené à découvrir que le jeune Africain avait de bonnes manières et se montrait gentil. Actuellement, ils sont en bons termes. Zhang dit : « Brazil respecte mes parents et leur témoigne une sollicitude sincère, et j’en éprouve de la gratitude et du bonheur. »

La mère de Brazil n’avait jamais pensé que son fils épouserait une Chinoise. Brazil est le cadet de trois garçons et le préféré de sa mère. Quand elle a vu que Zhang savait tenir maison, la mère ne s’est plus fait de souci pour son fils et s’est trouvée satisfaite de sa belle-fille. Attaché à la famille, Brazil aime la compagnie de sa femme et de son enfant. « À la maison, ma femme fait beaucoup. J’ai de la peine de la voir fatiguée. »

Apprendre mutuellement la culture de l’autre

Depuis vingt ans que Brazil vit en Chine, il apprend chaque jour quelque chose, comme la coupe d’un jeune ne doit pas être plus haute que celle d’un ainé quand on porte un toast.

Le sens de l’humour et du rythme des Africains a profondément impressionné Zhang. Selon elle, les Africains sont toujours joyeux. Une femme fait la cuisine en roulant les hanches, et un jeune homme marche en sautillant. « Je suis en extase devant eux », dit Zhang.

Brazil enseignait le chinois dans son pays, maintenant il est le professeur de français en Chine. Il a été surpris de voir tellement de Chinois apprendre le français. Quelle satisfaction pour lui d’entendre ses étudiants s’exprimer en français après quelques mois !

Brazil choisit à la télévision les dialogues comiques et les sketchs qui peuvent lui apprendre le chinois ainsi que le dialecte de Beijing.

Brazil n’aime pas la cuisine piquante. Son mets préféré est le jing jiang rou si (porc filamenté en sauce sur un lit de poireaux). Il utilise des baguettes, mais se souvient de la cuillère...


 
24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine.