L’héritage de la Chine

Tour d’horizon des merveilles naturelles et culturelles qu’offrent la Chine et ses provinces.

La Chine a adhéré, en 1985, à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel de l’Unesco, plus connue sous le nom de liste du Patrimoine mondial. À ce jour, elle se classe au troisième rang des pays signataires, avec pas moins de 33 sites recensés, derrière l’Italie et l’Espagne et devant la France. La Chine truste également les autres listes, en partie grâce à ses ethnies minoritaires ; elle est ainsi l’un des pays les plus riches en termes de patrimoine culturel oral et immatériel, avec l’opéra kunqu, l’instrument traditionnel qin, et l’art Muqam du Xinjiang, tandis que l’épopée tibétaine La vie du roi Gesar est inscrite sur la liste commémorative millénaire mondiale et les documents classiques de Dongba de l’ethnie naxi sur celle du Patrimoine de la mémoire mondiale. Nous présentons ici quelques-uns des chefs d’œuvre que recèle la Chine.

Le Palais impérial à Beijing (1987)

Des touristes étrangers au Palais imérial.
ZHANG CHUANQI

Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles, la Cité interdite, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments, dont les 9 000 salles renferment de précieux meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage sans équivalent de la civilisation chinoise au temps des Ming (1368-1644) et des Qing (1616-1911).

Le Palais impérial qui se trouve au centre de la ville de Beijing, au nord de la porte Tiananmen, est également appelé « Cité interdite pourpre ». C’était la résidence des empereurs des dynasties Ming et Qing, mais aussi le plus grand ensemble de constructions de bois antiques au monde. Les travaux de construction du Palais impérial débutèrent en 1406, en l’an 4 du règne Yongle des Ming, et ils durèrent 14 ans. Pas moins de vingt-quatre empereurs s’y sont succédés, jusqu’au dernier, Puyi, qui l’a quitté en 1924.

Il est devenu l’année suivante le Musée du Palais impérial, long de 960 mètres et large de 750, avec une superficie de 720 000 m². Ses murs d’enceinte pourpres, cerclés de douves et renforcés à leurs angles par quatre bastions, courent sur une longueur totale de 3 400 mètres.

Les bâtiments anciens du mont Wudang (1994)

Le système d'irrigation de Dujiangyan.
CFP

Le mont Wudang, ou Taihe, dans la province du Hubei, au centre de la Chine, est un lieu sacré du taoïsme. Il est célèbre en Chine et à l’étranger grâce à ses constructions antiques, mais aussi parce qu’il est le berceau de la boxe Wudang.

L’ensemble montagneux couvre une région de 400 km², incluant entre autres 72 pics, 24 cours d’eau, 9 sources thermales, 8 palais et 2 temples. Il culmine à 1 612 mètres d’altitude au Tianzhu, la « colonne supportant le ciel ». On découvre le long des chemins du mont Wudang plusieurs milliers de vestiges datant des dynasties Yuan (1206-1368) et Ming, ainsi qu’un nombre important de constructions taoïstes. Ces dernières sont disposées de façon symétrique, reliées les unes aux autres mais séparées d’une distance convenable et regroupées par des lignes axiales. Les travaux de construction de ces édifices ont commencé en 1412, pour s’achever douze ans plus tard.

Les autres sites chinois classés au Patrimoine mondial de l’Unesco

(catégories patrimoine culturel, patrimoine naturel ou patrimoine culturel et naturel mondial)

1987 - La Grande Muraille, les grottes de Mogao, le mausolée du premier empereur Qin, le mont Taishan et le site de l’homme de Pékin à Zhoukoudian.

1990 - Le mont Huangshan.

1992 - Les trois régions d’intérêt panoramique et historique de Huanglong, Jiuzhaigou et Wulingyuan.

1994 - La résidence de montagne et les temples avoisinants à Chengde, le temple et le cimetière de Confucius et la résidence de la famille Kong à Qufu et le palais du Potala à Lhassa (étendu en 2000 et 2001 à Norbulingka).

1996 - Le parc national de Lushan et le mont Emei (avec le Bouddha de Leshan).

1997 - Les jardins classiques de Suzhou, les villes anciennes de Lijiang et Pingyao.

1998 - Le Temple du Ciel (Tiantan) et le Palais d’Été à Beijing.

1999 - Le mont Wuyi et les sculptures rupestres de Dazu.

2000 - Les villages anciens du sud de l’Anhui (Xidi, Hongcun), les grottes de Longmen, le mont Qingcheng avec le système d'irrigation de Dujiangyan et les tombes impériales des dynasties Ming et Qing autour de Beijing.

2001 - Les grottes de Yungang.

2003 - Les aires protégées des trois fleuves parallèles au Yunnan.

2004 - Les capitales et tombes de l’ancien royaume de Koguryo, dans le Jilin.

2005 - Le centre historique de Macao.

2006 - Les sanctuaires du grand panda du Sichuan et Yin Xu, dernière capitale de la dynastie Shang.


 
24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine.