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Environnement : une coopération pleine de promesses
He Wenping
Il y a peu, Luo Hong, célèbre photographe et
défenseur de l’environnement, exposait à l’Autel
du siècle de Chine sur le thème « Terre, notre pays
natal ». Depuis 2001, il s’est rendu douze fois en Afrique
pour photographier des paysages naturels, des animaux sauvages et des
personnages reflétant les relations entre l’homme et la nature.
Les revenus issus de la vente de ses œuvres seront dédiés
au Fonds qu’il a créé à l’Onu pour récompenser
de jeunes citoyens du monde qui se vouent à la protection de l’environnement.
À travers ses œuvres, puisées dans ce continent que
l’on surnomme « le poumon de la Terre », Luo Hong met
en lumière la nécessité et l’urgence de protéger
l’environnement en Afrique et appelle à la coopération
sino-africaine en la matière.
L’Afrique se place en deuxième position parmi
les continents par sa superficie et sa population. Vaste et riche en ressources
naturelles, elle recueille une pluie tropicale à haute valeur écologique
et certains lieux abritent des variétés d’animaux
uniques. Cependant, en dépit d’une industrie peu développée
et d’un niveau global de développement économique
encore à la traîne, le continent africain fait face à
des menaces environnementales et écologiques graves comme la désertification,
la déforestation, le changement climatique ou le braconnage.
De plus en plus de pays d’Afrique refusent de sacrifier
l’environnement au développement économique. À
l’issue de la conférence sur la protection de l’environnement
africain qui s’est tenue à Lusaka, Zambie, en avril 1984,
les quarante-huit États participants ont fixé au 10 avril
de chaque année la Journée de protection de l’environnement
en Afrique, et ont adopté un Plan d’action pour la protection
de l’environnement de la région africaine, afin de lutter
tous ensemble contre les phénomènes de désertification,
de pollution des eaux et de destruction des forêts. Dernièrement,
certains pays ont lancé des politiques de développement
durable, encouragé le développement de l’économie
circulaire et à caractéristiques locales, et pris des mesures
limitatives pour des secteurs ou entreprises polluants. En 2004, Wangari
Maathai, militante écologiste kenyane et secrétaire d’État
à l’Environnement dans son pays, a remporté le Prix
Nobel de la paix pour ses efforts en faveur du reboisement. C’est
la première Africaine à recevoir une telle distinction depuis
la création du Prix en 1901, et la confirmation que ce dernier
récompense désormais des programmes de protection et d’amélioration
de l’environnement.
Comment coordonner développement et protection de l’environnement
? La Chine a vécu une pénible exploration, constaté
ses propres méfaits dus au sacrifice de l’environnement,
et établi, après un long tâtonnement, un système
de protection de l’environnement correspondant aux conditions spécifiques
des pays en voie de développement. L’expérience chinoise
peut servir aux pays d’Afrique, sur la voie de leur décollage
économique. La Chine possède non seulement une histoire
semblable à celle de l’Afrique, mais aussi des avantages
en matière de techniques et d’équipements de protection
de l’environnement.
Depuis la fondation, en 2000, du Forum sur la coopération
sino-africaine, l’environnement est une composante importante de
la coopération tous azimuts entre la Chine et l’Afrique.
Le document sur la Politique de la Chine à l’égard
de l’Afrique, publié par le gouvernement chinois en janvier
2006, propose explicitement que les deux parties multiplient les échanges
technologiques et poussent énergiquement la coopération
dans les différents domaines de la protection de l’environnement
: changement climatique, préservation des ressources en eau, lutte
contre la désertification, diversité biologique, etc. Ces
dernières années, la Chine a formé des fonctionnaires
africains à la protection de l’environnement et animé
des ateliers concernant la pollution de l’eau et la gestion des
ressources en eau pour les pays d’Afrique. Par la même occasion,
la Chine apprend de l’Afrique dans les domaines de la prévention
et du traitement de la désertification, ainsi que de la protection
de la diversité biologique et des animaux sauvages. En février
2002, la conférence de travail sino-africaine sur la protection
de l’environnement s’est tenue à Nairobi, capitale
de Kenya ; en juin de la même année, le Centre d’environnement
Chine-Afrique du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement)
a été officiellement inauguré.
On peut désormais s’attendre à ce que,
suivant la progression du partenariat sino-africain, la coopération
entre les deux parties en matière de formation de personnel compétent
et d’échanges technologiques dans la sphère de la
protection de l’environnement fera de nouveaux progrès.
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