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Soutenir l’Afrique par le biais de l’éducation
Wang Zhe
Le gouvernement chinois attache toujours de l’importance
aux échanges et à la coopération avec les pays d’Afrique
et souhaite les aider à construire leur pays ainsi qu’à
réaliser leur développement économique et social
soutenu par le soutien intellectuel. À la fin de 2006, quelque
11 000 personnes de plus de 50 pays d’Afrique ont reçu la
formation organisée par la Chine.
Envergure croissante
La formation de compétences africaines a débuté
en 1983. À partir de 1986, vingt-trois universités chinoises
ont établi la coopération éducative avec trente universités
de vingt pays d’Afrique.
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Séminaire sur l’assistance à l’Afrique
par l’éducation tenu à l’Université
de Beijing en décembre 2006.
WANG ZHE
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Depuis la création du Forum sur la coopération
Chine-Afrique en 2000, la Chine a consolidé sa coopération
avec l’Afrique en matière de ressources humaines. À
cet effet, le ministère du Commerce a instauré un département
spécial chargé du développement des ressources humaines
pour l’Afrique. En 2003, le premier ministre Wen Jiabao, a proposé
lors du deuxième Forum l’objectif de former dix mille Africains
pendant les trois années suivantes. Dans ce but, la Chine a augmenté
le recrutement ; plus de 9 000 stagiaires africains sont venus en Chine
participer successivement à quelque 300 stages. Avant la convocation
du troisième Forum, la Chine a accompli tous les plans de formation
touchant les sphères de l’agriculture, de la sécurité
nationale, de la diplomatie, du commerce et de l’économie,
de l’éducation, des sciences et techniques, de l’information,
de la culture, de la santé publique, du tourisme, de la protection
de l’environnement, de la douane, des travaux hydrauliques, de la
météorologie, du textile, des droits de propriété
intellectuelle, des finances, des ressources naturelles, de la construction
routière, de la gestion administrative, du développement
des entreprises, de la réduction des désastres et du secours
aux sinistrés, etc. Le nombre de stagiaires africains de ces trois
dernières années équivaut à cinq fois celui
du total des vingt années passées.
D’ici trois ans, le gouvernement chinois fournira davantage
de formation aux pays d’Afrique. Le nombre des bénéficiaires
de bourses d’études du gouvernement chinois augmentera de
2 000 à 4 000.
Formation spéciale
Tout en renforçant la formation des Africains, le gouvernement
chinois accorde une grande attention aux langues africaines. Le ministère
de l’Éducation fournit une bourse d’études aux
étudiants chinois qui apprennent le hausa, le swahili et l’arabe
et subventionne leurs études à l’étranger pendant
un an.
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Étudiante (au centre) du Gabon en classe en
chinois à l’Université des Langues et Cultures
de Beijing en octobre 2006.
LI SHILEI
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Les universités chinoises chargées de la formation
des Africains possèdent leurs propres caractéristiques pédagogiques.
En septembre 2005, l’Université de Suzhou s’est
engagée pour la première fois dans le programme d’assistance
à l’Afrique - ouvrir un stage de haut niveau pour 18 stagiaires
de 16 pays d’Afrique ; en septembre 2006, elle a organisé
un autre stage pour 20 stagiaires de 15 pays d’Afrique.
L’université a choisi des docteurs ou professeurs
qui avaient eu fait leurs études à l’étranger
ou peuvent donner des cours en anglais.
Malgré la brièveté du stage et le peu
de stagiaires, l’université a rédigé un manuel
spécial.
Les dirigeants de l’université se sont mêlés
à l’établissement du plan d’études. Ils
se sont présentés à l’inauguration des cours
et ont invité les stagiaires à dîner, leur faisant
ressentir l’enthousiasme et le respect des Chinois.
Le premier stage se concentre sur la réduction de la
population pauvre et le développement économique. Outre
la présentation des conditions spécifiques, de l’histoire
et de la géographie de la Chine, l’université a ouvert
des séminaires sur le parcours de la réforme et de l’ouverture,
du processus de réduction de la population pauvre et des résultats
de la réforme, afin que les stagiaires connaissent les rapports
entre la réduction de la pauvreté et la population, les
ressources, l’environnement, la société et l’éducation.
La deuxième étage porte sur la réduction de la population
pauvre et le développement de l’éducation, discutant
des problèmes des pauvres urbains, des travailleurs excédentaires
et des paysans perdant leurs terres, du processus et des perspectives
de l’éducation de la Chine, ainsi que des rapports entre
la situation actuelle de l’éducation dans les campagnes et
la réduction de la pauvreté.
En plus de l’enseignement en classe, l’université
a organisé des investigations sur différents sujets comme
l’environnement du lac Taihu, la visite du Bureau de protection
de l’environnement de Suzhou, du Centre de service de réemploi,
du Bureau du travail et de la garantie sociale, ainsi que le Centre de
la santé de reproduction et du développement de la population.
Ces activités, de la théorie à la pratique, aident
les stagiaires à comprendre les efforts de la Chine en matière
de réduction de la pauvreté et les résultats obtenus.
Unir la théorie à la pratique
Au moyen de la formation, les stagiaires africains découvrent
non seulement la situation générale de la campagne chinoise,
ainsi que l’expérience acquise dans les efforts de réduction
de la pauvreté et la promotion du développement économique
et social, mais aussi combinent les connaissances acquises avec les conditions
de leurs propres pays qui présentent les mêmes problèmes.
Au cours de l’enquête sur les paysans qui ont
perdu leur terre, un stagiaire nigérian, directeur de l’Administration
du contrôle de la qualité relevant de la commission de l’Université
nationale du Nigeria, a donné une haute appréciation des
mesures prises par le gouvernement local. Il croit que le même problème
apparaîtra après le déplacement de la capitale de
son pays, et à cet effet il a proposé une coopération
visant à trouver une solution commune. Actuellement, la coopération
se poursuit favorablement.
Récemment, l’Université de Suzhou a reçu
une lettre du sous-secrétaire de la Commission nationale de la
campagne démocratique multipartite de Zambie. Il y est dit que
Mme Frideswide Chanda Chapewa Tute, stagiaire de cette université,
a décidé de lancer l’éducation destinée
aux femmes, enfants et adolescents, en recourant à la théorie
acquise en Chine, afin de les aider à sortir de la pauvreté.
Elle a soumis au président zambien une proposition concernant la
réduction de la pauvreté par le biais de l’éducation.
Elle a aussi appelé les jeunes gens possédant des connaissances
spécialisées à créer une organisation nationale
visant à renforcer les échanges d’informations entre
les jeunes de diverses régions, à déclencher des
activités de propagation des connaissances, en vue d’aider
les femmes et les enfants à sortir de la pauvreté. Le gouvernement
zambien a promis d’y investir quatre milliards de kwacha et de fournir
un appui financier de longue durée. Le sous-secrétaire a
remercié le gouvernement chinois et l’Université de
Suzhou pour leurs efforts envers la Zambie.
Les stages sont bien accueillis par les stagiaires de différends
pays. James Tuitoe, du Kenya, qui a suivi un stage à l'Université
de Nanjing, a dit : « Dès que j’ai mis le pied sur
le sol de la Chine, j’ai senti l’enthousiasme et la sollicitude
affectueuse des Chinois. Nous apprenons non seulement les connaissances
professionnelles de l’horticulture, mais encore trouvons la réponse
aux problèmes existant dans le développement horticole des
pays d’Afrique, et nous éprouvons l’amitié sincère
entre les peuples. » Le stagiaire tanzanien Stephen Sebastiani a
dit : « J’ai été malade le lendemain de mon
arrivée en Chine. Je me sentais perdu dans un environnement inconnu
éloigné de mon pays natal. Cependant, le professeur de stage
m’a amené voir le médecin et m’a tenu compagnie
toute la nuit. Une fois réduite la pression psychologique, je me
suis remis rapidement. Outre les connaissances, nous jouissons de la profonde
amitié des professeurs et étudiants de l’Université
de Nanjing. »
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