Belles perspectives pour le commerce populaire
sino-africain

Li Jianguo, rédacteur en chef adjoint

L’augmentation rapide du commerce sino-africain est satisfaisante et enviable. Devant cette situation, certains pays occidentaux ont des sentiments contradictoires.

Mais cette croissance rapide répond aux aspirations des peuples chinois et africain. La Chine et l’Afrique devraient réajuster leur structure commerciale, maintenir la tendance de croissance et chercher de nouveaux modes de coopération, comme le commerce populaire qui se fait remarquer ces dernières années.

Le commerce populaire constitue un modèle plein de potentiel dans les échanges économiques sino-africains. De plus en plus de gens d’affaires chinois se rendent en Afrique, et des commerçants africains viennent également exploiter le marché chinois. Ces Africains font du commerce en Chine, principalement dans les régions côtières du sud-est, comme Guangzhou et Yiwu. Leur expérience en Chine rapproche l’Afrique et la Chine et encourage l’amitié et la compréhension mutuelle entre les deux peuples. Dans ce numéro de CHINAFRIQUE, nous publions des articles sur des commerçants africains à Yiwu.

Yiwu était un petit bourg de la province du Zhejiang, dans l’est de la Chine. Il est devenu aujourd’hui un grand marché de gros de petits articles de la Chine ainsi que du monde. Des commerçants africains s’y sont rués pour profiter des occasions commerciales. On y compte actuellement 500 Africains, et les produits de Yiwu sont exportés dans 43 pays d’Afrique ; le chiffre d’affaires est d’environ 100 millions de USD.

La Chine et l’Afrique ont de bonnes relations traditionnelles. Dans le processus de la mondialisation économique, leurs relations ont revêtu une nouvelle couleur d’époque, le sens politique s’est allégé, tandis que l’influence économique a pris de l’importance. Dans les domaines de l’économie et du commerce, le mode de coopération, caractérisé par le bénéfice réciproque, s’est diversifié. La population se mêle aux échanges économiques.

Pour encourager le développement équilibré du commerce sino-africain, le gouvernement chinois a élargi ses importations de l’Afrique. Depuis 2005, la Chine accord le traitement de tarif douanier zéro à 190 catégories de produits de 28 PMA (pays les moins avancés) d’Afrique et, cette politique préférentielle couvre la plupart des produits importés en Chine. On a obtenu un résultat immédiat et l’exportation des produits africains concernés vers la Chine a beaucoup augmenté.

Bien sûr, le commerce n’est qu’un secteur de la coopération sino-africaine. L’investissement direct en est un autre.

En Afrique, plusieurs secteurs industriels, encore inexploités, ont un grand potentiel. L’investissement direct d’entreprises privées est peut-être un moyen efficace pour compléter mutuellement les avantages entre la Chine et l’Afrique. Avec les techniques assez mûres, l’équipement complet et les capitaux des petites et moyennes entreprises privées de Chine, ainsi que la main-d’œuvre et les riches ressources de l’Afrique, l’économie africaine peut faire de grands pas et la coopération économique et commerciale bilatérale s’élargir. Cela peut apporter des avantages réels aux producteurs, aux commerçants et à la population des deux côtés.

Les cinq à huit ans à venir représentent une époque d’or pour l’investissement d’entreprises chinoises en Afrique. On a raison de croire que les entrepreneurs et hommes d’affaires des deux parties auront un espace plus large de coopération.


 
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