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Architecture ancienne
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Salle de la Triple Pureté du palais Yongle.
WANG GUANGZHUANG
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Appelée « musique solide », l’architecture
est un vecteur important de la civilisation. L’architecture ancienne
de la Chine est surtout basée sur la structure en bois datant de
l’époque des Tang, mais elle s’est également
inspirée de l’architecture des ethnies minoritaires. Ces
formes anciennes sont nées au IIe siècle avant notre ère
pour se développer et parvenir à maturité au milieu
du XIXe siècle. Elles concilient les valeurs artistiques, techniques
et humaines. Le Japon, le Vietnam ou la République populaire démocratique
de Corée, ainsi que l’architecture de l’Europe après
XVIIe siècle ont été influencés par l’art
traditionnel chinois dans une certaine mesure.
Le développement de l’architecture ancienne de
la Chine est passé par trois phases principales : la période
des dynasties des Qin et des Han (221 av.J.-C.-220), celle des Sui et
des Tang (581-907) et enfin celle des Ming et des Qing (1368-1911). Durant
ces trois périodes, on a réalisé de nombreuses constructions
représentatives, comme des palais et tombeaux, la capitale, des
fortifications ou des ouvrages hydrauliques. Cette forme d’architecture
ancienne a d’ailleurs influencé les générations
suivantes au niveau du style et du choix des matériaux.
Palais Yongle
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Grande pagode de l'Oie sauvage.
DING HAITAO
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Le palais Yongle (bonheur éternel) est un temple taoïste
construit sous la dynastie des Yuan (1271-1368) dans l’actuel district
de Ruicheng, dans la province du Shanxi. Connu pour ses fresques d’une
grande finesse et ses ingénieuses structures de bois, il figure
sur la liste du patrimoine chinois protégé par l’État.
En 1959, il a été démonté pour être
transféré dans le nord de la ville de Ruicheng afin de céder
la place au complexe hydraulique de Sanmenxia sur le fleuve Jaune.
Grande pagode de l’Oie sauvage
Le territoire chinois est parsemé de dizaines de milliers
de pagodes bouddhiques. Le bouddhisme provient de l’Inde, mais l’architecture
des pagodes chinoises mêle les caractéristiques des kiosques,
terrasses, bâtiments à étages et pavillons traditionnels,
ce qui fait que les pagodes chinoises sont célèbres pour
leur beauté, mais aussi pour leur variété.
Haute de 64 m et composée de sept étages, la
Grande pagode de l’Oie sauvage, à Xi’an, a été
construite en 652 sur l’ordre du célèbre moine Xuan
Zang à l’exemple de la pagode des Oies sauvages en Inde,
d’où son nom. L’adjectif « grande » explique
que la pagode appartient au Grand Véhicule du bouddhisme.
Pont de Zhaozhou
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Le 2 novembre 2005, le pont de Zhaozhou avait 1 400
ans.
GONG ZHIHONG
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À 40 km au sud-est de Shijiazhuang se trouve la ville
de Zhaoxian (anciennement Zhaozhou), et à 3 km au sud de la ville,
sur la rivière Jiao, se dresse le pont de Zhaozhou, d’une
longueur de 50,82 m, d’une largeur de 6 m, d’une portée
de 37,37 m et d’une hauteur de 7,2 m. Il s’agit du plus vieux
pont de Chine et du plus vieux pont à arc brisé du monde.
Construit sous la dynastie des Sui, entre 605 et 617, ce pont
est remarquable par l’audace de sa conception technique et l’élégance
de ses lignes : ses deux couples de petites arches secondaires à
chaque extrémité du pont diminuent la vulnérabilité
du pont aux crues, allègent la construction et donnent à
l’ensemble une élégance consommée. Depuis sa
construction jusqu’à nos jours, le pont de Zhaozhou a été
en service sans interruption.
Palais d’Été
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Palais d'été.
HE JUNCHANG
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Situé dans la banlieue nord-ouest de Beijing, le Palais
d’été a été érigé en 1750,
détruit en grande partie au cours de la guerre de 1860, puis restauré
sur ses fondations d’origine en 1886. C’est un chef-d’œuvre
de l’art des jardins chinois. Il est un exemple exceptionnel de
l’art créatif du jardin paysager, intégrant les réalisations
humaines et naturelles en un tout harmonieux. Les jardins impériaux
chinois, illustrés par le Palais d’été, constituent
un puissant symbole de l’une des principales civilisations du monde.
Le jardin, qui s’étend sur 290 hectares, comprend
entre autres la colline de la Longévité, le lac Kunming,
ainsi qu’une enfilade de palais et salles de divers styles. Les
constructions se divisent grosso mode en trois catégories : les
bâtiments réservés à l’activité
politique, ceux de logement et ceux de divertissement. Ses principaux
édifices - la pagode du Parfum de Bouddha, le Théâtre
impérial et le Palais dominant les Nuages - sont autant de chefs-d’œuvre
architecturaux des dernières années des Qing et occupent
une place de choix dans l’architecture chinoise.
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