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Une plateforme de connaissance mutuelle
Ni Yanshuo
Seulement six mois après le Sommet de Beijing du Forum
sur la coopération sino-africaine, qui a accueilli des délégations
de 48 pays d’Afrique ayant des relations diplomatiques avec la Chine,
le pays a encore salué des délégations de 53 pays
d’Afrique à Shanghai.
Les 16 et 17 mai, le groupe de la Banque africaine de développement
(BAD) a tenu sa 42e assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs
au Centre international de conférence de Shanghai, avec des participants
comprenant les 53 membres africains et 24 membres hors région.
C’est un autre grand événement qui montre
que le lien entre la Chine et l’Afrique se resserre. Le Sommet de
Beijing a établi des relations politiques étroites entre
la Chine et l’Afrique, alors que la réunion de Shanghai renforce
les liens financiers et économiques de l’Afrique avec la
Chine, et même l’Asie.
La réunion annuelle, intitulée « Afrique
et Asie, partenaires de développement », a fourni une plateforme
d’échange d’expériences parmi les pays asiatiques
et africains. L’Afrique peut apprendre de l’Asie concernant
le développement économique et financier rapide, car les
deux continents connaissent la croissance économique rapide. L’Afrique,
par exemple, a enregistré la croissance économique la plus
élevée au cours des deux dernières décennies,
avec un taux d’augmentation moyen du PIB de 5 % pendant six dernières
années, atteignant 5,5 % en 2006. On s’attend à 6
% cette année.
Dans cette étape du développement de l’Afrique,
l’expérience des pays asiatiques peut-être est particulièrement
utile pour l’Afrique, du fait les premiers ont grandement amélioré
les conditions de vie de leurs peuples par l’auto-développement.
L’Afrique renferme les ressources naturelles abondantes.
Cependant, elle comprend également le plus grand nombre de pays
vulnérables et plus de 300 millions de personnes vivant dans la
pauvreté. Quand il n’y aura plus de pauvres en Afrique, le
monde pourra dire qu’il a éliminé la pauvreté.
En ce sens, le développement de l’Afrique n’est plus
un sujet africain ; il implique tous les pays du monde.
Depuis plusieurs années, les organisations internationales
comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont
fourni diverses formes d’aide à l’Afrique. Elles ont
essayé de trouver une voie appropriée de développement
soutenable de l’Afrique, mais elles ont échoué.
En fait, l’aide extérieure peut aider les pays
d’Afrique pendant une période limitée, mais le moyen
fondamental de les aider consiste à leur apprendre à se
développer indépendamment. Durant les dernières décennies,
les pays en voie de développement de l’Asie, la Chine et
l’Inde en tête, ont trouvé leur propre chemin de développement
économique et social. En tant que continent regroupant le plus
grand nombre de pays en voie de développement, l’Afrique
peut tirer de l’Asie une expérience profitable.
L’année 2007 est celle non seulement la réunion
annuelle de la plus grande institution financière de développement
de l’Afrique en Asie, mais marque également le 10e anniversaire
de la crise financière asiatique. Pendant les dix ans écoulés,
l’économie de l’Asie ne s’est pas effondrée
et, grâce aux efforts des pays asiatiques, elle s’est relevée
rapidement et a connu un taux de croissance élevé. Donald
Kaberuka, président de la BAD, a noté que l’Afrique
devrait apprendre de l’Asie. À cet égard, la BAD et
d’autres institutions financières régionales de développement
sont une force importante du développement de l’Afrique dans
le contexte de la coopération Asie-Afrique.
Aussi l’investissement des pays asiatiques sur le marché
africain a-t-il considérablement augmenté depuis 2000. Le
volume des échanges entre l’Asie et l’Afrique approche
celui de l’Afrique avec ses partenaires traditionnels - les États-Unis
et l’Europe. En 2006, l’exportation de l’Afrique vers
l’Asie représentait 27 % de ses exportations, contre 14 %
en 2000. Par ailleurs, l’exportation de l’Asie vers l’Afrique
a augmenté à un rythme annuel de 18 % pendant les dernières
années, plus haut que l’exportation de l’Asie vers
autres continents.
Les résultats de cette réunion annuelle montrent
que la coopération entre l’Asie et l’Afrique passe
outre le mode traditionnel de commerce et d’investissement bilatéraux.
Entourant de la réunion, une série de séminaires
se sont tenus pour discuter beaucoup de problèmes relatifs tels
que la coopération de l’Afrique avec les pays asiatiques
pour le développement soutenu. L’Asie détient une
supériorité en construction d’infrastructures, donc
dans ce secteur, au lieu d’offrir simplement l’expérience
et des conseils utiles, elle peut directement y prendre part en accordant
des prêts ou soumissionnant pour la construction.
Beaucoup de critiques occidentaux se demandent pourquoi la
BAD a choisi la Chine comme lieu de réunion annuelle. La Chine,
un des 24 membres non régionaux, détient 1,117 % des actions
de la BAD, et il est normal qu’elle soutienne le développement
de l’Afrique et encourage la coopération entre l’Asie
et l’Afrique à travers l’organisation de la réunion
annuelle. À cet égard, la Chine ne fait qu’accomplir
son devoir de membre de la BAD.
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