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  2026-07-02
 

Une date anniversaire hautement symbolique

VOL. 18 / JUILLET 2026 par MA HANZHI et LI XIAOYU  ·   2026-07-02
Mots-clés: relations sino-africaines

Les relations sino-africaines n’ont rien perdu de leur dynamisme, bien au contraire 

Préparation à l’exportation d’un lot d’avocats par l’entreprise Sanmark, située dans le pôle industriel du sud-est de Nairobi (Athi River Export Processing Zone), au Kenya, le 28 mai. (PHOTOS : XINHUA)

Le 30 mai 1956, la Chine et l’Égypte ont établi des relations diplomatiques, marquant la toute première étape des relations entre la Chine et les pays africains. Retour sur les accomplissements de ces sept décennies d’amitié et de solidarité sans faille.  

Un esprit de coopération amicale 

Selon le Président chinois Xi Jinping, la clé de la force des relations sino-africaines réside dans l’esprit de coopération amicale forgé conjointement au fil des décennies : « l’amitié sincère et l’égalité, le bénéfice mutuel et le développement commun, l’équité et la justice, ainsi que les progrès en phase avec notre époque et l’ouverture et l’inclusion ». 

Des années 1950 jusqu’au lancement de la politique de réforme et d’ouverture de la Chine en 1978, la Chine et l’Afrique ont noué une profonde amitié dans leur lutte commune contre le colonialisme et l’hégémonisme. La Chine a apporté un soutien résolu aux mouvements africains de libération nationale en fournissant une aide politique, morale et matérielle considérable. Malgré ses propres difficultés économiques, elle a entrepris la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie, tout en contribuant à briser l’isolement des réseaux de transport intérieurs en Afrique. En parallèle, l’Afrique a apporté un soutien précieux à la Chine sur des questions internationales majeures : en 1971, 26 États africains ont voté en faveur du rétablissement de tous les droits légitimes de la Chine à l’ONU, représentant 34 % des voix favorables. 

Après 1978, les relations sino-africaines ont évolué vers un partenariat global. La création du Forum sur la Coopération sino-africaine en 2000 a offert une plateforme stratégique de dialogue collectif et de coopération pragmatique. 

Depuis l’entrée de la Chine dans la nouvelle ère, les relations sino-africaines sont devenues un modèle emblématique de la coopération Sud-Sud. Les deux parties renforcent leur coordination sur la scène internationale, défendent ensemble les intérêts communs des pays en développement et approfondissent leurs échanges en matière de gouvernance, de modernisation et de développement. 

Une exposante africaine échange avec des visiteurs lors de la 4e Exposition économique et commerciale sino-africaine à Changsha (province du Hunan), le 13 juin 2025.

Des réalisations considérables 

La Chine a toujours considéré l’Afrique comme une priorité de sa diplomatie et la solidarité avec les pays africains comme un fondement important de sa politique étrangère. En 2013, après son accession à la présidence de la République populaire de Chine,  

M. Xi a choisi l’Afrique pour sa première visite à l’étranger. 

Sous l’impulsion conjointe des dirigeants chinois et africains, la confiance politique mutuelle n’a cessé de se renforcer et le positionnement des relations bilatérales a connu une élévation historique. De l’établissement d’un partenariat stratégique de type nouveau en 2006 à l’élévation au rang de partenariat de coopération stratégique global en 2015, puis à la création en 2024 d’une communauté d’avenir partagé Chine-Afrique de tout temps dans la nouvelle ère, les relations sino-africaines ont constamment gagné en profondeur, en clarté stratégique et en richesse de contenu. 

Sur le plan économique et commercial, la coopération a produit des résultats remarquables. En 2025, le volume des échanges commerciaux a atteint 348,052 milliards de dollars, en hausse de 17,7 % sur un an, établissant un nouveau record historique. La Chine demeure ainsi, pour la 17e année consécutive, le premier partenaire commercial du continent africain. La coopération dans les infrastructures constitue l’un des piliers de ce partenariat. L’Afrique représente aujourd’hui le deuxième marché mondial des entreprises chinoises de travaux publics à l’étranger. Les entreprises chinoises y ont réalisé plus de 400 milliards de dollars de chiffre d’affaires cumulé dans les projets d’ingénierie et de construction. 

Parallèlement, de nouveaux moteurs de coopération émergent. La Chine a notamment participé au lancement de satellites météorologiques ou de télécommunications pour des pays tels que l’Algérie et l’Éthiopie. Les deux parties développent également la 
coopération dans le cadre de la « Route de la soie numérique » et de l’e-commerce, ouvrant de nouvelles perspectives dans les secteurs innovants. 

Face à l’accélération des transformations géopolitiques mondiales et à la recomposition de l’ordre international, la Chine et l’Afrique demeurent attachées aux principes de la Charte des Nations unies et aux normes fondamentales régissant les relations internationales.  

La Chine soutient fermement le droit des pays africains de choisir de manière indépendante leur voie de développement, appuie les solutions africaines aux problèmes africains et œuvre activement pour que la communauté internationale accorde davantage d’attention aux injustices historiques subies par le continent.  

La Chine a notamment été le premier grand acteur international à soutenir explicitement l’adhésion de l’Union africaine au G20, contribuant ainsi à renforcer la représentation et la voix de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Elle a également soutenu l’intégration de l’Égypte et de l’Éthiopie au dispositif des BRICS, participant au renforcement du poids collectif du Sud global. Les relations sino-africaines dépassent aujourd’hui le simple cadre bilatéral. Elles constituent désormais l’un des symboles les plus marquants de la solidarité du Sud global.   

Un nouveau point de départ 

À l’avenir, la coopération sino-africaine franchira une nouvelle étape et produira des résultats encore plus significatifs. 

Depuis le 1er mai, la Chine applique une politique de traitement tarifaire zéro à l’ensemble des 53 pays africains ayant établi des relations diplomatiques avec elle. Dans le même temps, elle poursuit les négociations en vue de conclure des accords de partenariat économique pour le développement partagé et améliore l’accès des produits africains au marché chinois grâce à des dispositifs tels que l’extension du « corridor vert ». 

À court terme, cette mesure favorisera l’augmentation des exportations africaines vers la Chine et élargira les débouchés internationaux des produits africains. À plus long terme, elle constitue une étape importante vers l’établissement d’un cadre de coopération davantage orienté vers la libéralisation des échanges. À mesure que les bénéfices de cette politique se concrétiseront, les deux parties prendront davantage conscience du potentiel considérable de leurs marchés respectifs, favorisant ainsi une articulation plus étroite entre l’initiative « la Ceinture et la Route » et les stratégies d’intégration du continent africain. 

L’Année sino-africaine des échanges humains et culturels 2026 ouvre un nouveau chapitre du dialogue entre les civilisations. Ayant pour thème « Consolider l’amitié de tout temps et poursuivre ensemble le rêve de la modernisation », cela donnera lieu à près de 600 activités couvrant des domaines aussi variés que l’éducation, la culture, le tourisme, la jeunesse, les médias et les échanges universitaires.  

Cette dynamique créera des conditions plus favorables à des échanges approfondis d’idées, d’expériences et de pratiques dans des domaines tels que la gouvernance, le développement, la lutte contre la pauvreté et la modernisation. Elle contribuera ainsi à faire émerger une coopération plus riche, fondée sur les intérêts communs et sur une compréhension mutuelle plus profonde. 

Enfin, les quatre initiatives mondiales sont devenues aujourd’hui moteur d’une nouvelle étape de la coopération sino-africaine. Face à l’accélération des bouleversements internationaux, la Chine et l’Afrique font de la mise en œuvre de l’Initiative pour le développement mondial, de l’Initiative pour la sécurité mondiale, de l’Initiative pour la civilisation mondiale et de l’Initiative pour la gouvernance mondiale un levier stratégique pour approfondir leur partenariat et promouvoir la solidarité du Sud global.  

MA HANZHI et LI XIAOYU : Chercheurs assistants à l’Institut d’études sur les pays en développement, Institut chinois des études internationales 

 
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