| 2026-07-02 |
Un laboratoire spatial |
| VOL. 18 / JUILLET 2026 par GE LIJUN · 2026-07-02 |
| Mots-clés: Neuf expériences ; Shenzhou-23 |
Neuf expériences scientifiques seront menées à bord du Shenzhou-23

Jeunes plants de riz cultivés dans une maquette de l’unité expérimentale. (PHOTOS : CCTV)
Récemment, la Chine a lancé avec succès le vaisseau spatial Shenzhou-23, dans lequel des expériences spatiales seront effectuées en orbite. À cette fin, des échantillons et des équipements destinés à neuf projets scientifiques, pour un poids total de 54,1 kg, ont été emportés à bord. Semences de riz, cellules hépatiques, nanozymes, actinomycètes et cellules solaires à pérovskite figurent parmi les matériaux qui seront utilisés.
Pendant toute la durée du séjour dans l’espace, les études porteront sur la capacité à produire localement des cultures agricoles de manière efficace en termes de qualité et de rendement. En 2022, des graines de riz avaient été envoyées dans l’espace, où elles avaient accompli l’intégralité de leur cycle de vie, de la germination à la production de nouvelles graines.
Cette nouvelle mission est une grande première, car deux générations successives de riz seront cultivées en orbite. Les chercheurs espèrent ainsi mener à bien un cycle complet, de la graine à la plante puis à une nouvelle génération de graines, afin d’évaluer l’impact d’une exposition prolongée à la microgravité sur la stabilité génétique du riz. Les travaux pourraient également permettre d’identifier de nouveaux gènes présentant un fort potentiel d’application.

Échantillon actif du projet de cellules solaires tandem à pérovskite.
Dans le domaine de l’énergie, les cellules solaires à pérovskite pourraient constituer une solution énergétique prometteuse pour les futures stations spatiales et les bases de l’espace lointain. Toutefois, leur capacité à résister aux conditions extrêmes de l’environnement spatial – rayonnements ultraviolets et particulaires, corrosion provoquée par l’oxygène atomique ou encore fortes variations de température – reste à étudier.
La mission réalisera ainsi le premier « bilan de santé spatial » complet de ce type de cellule solaire à bord de la station spatiale. L’objectif est de vérifier ses performances en conditions réelles et de développer un « chargeur spatial » fiable pour les futures missions d’exploration spatiale. Les résultats fourniront d’importantes réserves technologiques pour les satellites en orbite basse, les missions d’exploration de l’espace profond et les systèmes énergétiques des futures bases lunaires.
Parallèlement, des échantillons de nanozymes, d’actinomycètes et de graines végétales seront installés dans un dispositif externe d’exposition biologique aux rayonnements spatiaux pour une expérience de cinq mois en orbite. Ces travaux permettront d’étudier de manière systématique les effets profonds du rayonnement spatial sur différents organismes vivants.
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