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  2018-08-01
 

Le visage de l'avenir

par Problem Masau  ·   2018-08-01
Mots-clés: IA; Afrique; Zimbabwe

L'Afrique a fini par rattraper le reste du monde dans la révolution de l'intelligence artificielle (IA) et le Zimbabwe ne fait pas exception.

« À travers le continent, du Ghana jusqu'au Zimbabwe, cette technologie a le potentiel d'apporter une myriade de changements positifs dans des secteurs comme la santé et la finance, comblant le fossé entre des infrastructures physiques inadéquates et les demandes des consommateurs, libérant plus de temps pour la main-d'œuvre qualifiée et augmentant sa productivité », explique Lexi Novitskeis, responsable principal des investissements chez Singularity Investments, une société basée à Lagos et spécialisée dans les startups technologiques en Afrique subsaharienne.

Selon les prévisions du cabinet américain de conseil et de gestion à l'international, McKinsey & Company, jusqu'à 30 % de la main-d'œuvre mondiale pourrait être supplantée d'ici 2030, du fait des avancées dans l'intelligence artificielle, comme la robotique, la numérisation et les mégadonnées.

Malgré cela, le gouvernement zimbabwéen reste convaincu que l'IA pourrait jouer un rôle important dans le développement du pays, notamment grâce à l'assistance chinoise.

« La Chine s'est avérée être un ami à toute épreuve et cette fois-ci, nous les avons approchés pour que les Chinois nous aident dans notre révolution de l'IA au Zimbabwe », explique Christopher Mutsvangwa, l'ancien ambassadeur du Zimbabwe en Chine, qui est désormais conseiller spécial pour le président Emmerson Mnangagwa.

M. Mutsvangwa indique que le Zimbabwe a reçu récemment des dons de terminaux de reconnaissance faciale de la part de CloudWalk Technology, une entreprise basée dans la province méridionale chinoise du Guangdong, ce qui marque la première fois que la Chine entre dans le domaine de l'IA en Afrique.

Une progression « intelligente »

D'après le conseiller spécial, les terminaux de reconnaissance faciale sont actuellement en train d'être installés aux postes frontières et aux points d'entrée du pays pour faciliter la gestion des passagers.

Cependant, les bénéfices ne s'arrêtent pas là, car ce projet va aider le gouvernement à bâtir un système financier et bancaire intelligent.

« Un Zimbabwéen ordinaire ne croirait probablement pas qu'il est possible de faire ses courses ou de payer sa facture d'électricité en scannant son visage, mais c'est dans cette direction que nous mène la technologie. Au gouvernement, nous sommes heureux, car nous avançons avec le reste du monde », explique M. Mutsvangwa.

Le ministre zimbabwéen des Technologies de l'information, des Communications et de la Cybersécurité, Supa Mandiwanzira, note que l'entreprise chinoise s'associera aux développeurs locaux et les formera, afin de développer le secteur local des technologies de l'information et des communications (TIC).

« Les Chinois nous aident à développer nos technologies de l'information et des communications. Le logiciel qu'ils utilisent est intégré avec le matériel de reconnaissance faciale, qui sera produit localement par des développeurs locaux, explique-t-il. Grâce aux Chinois, le Zimbabwe va devenir un leader dans la surveillance par la reconnaissance faciale et les systèmes d'IA en Afrique. Pendant longtemps, le pays a eu besoin de la technologie pour améliorer son efficacité à ses points d'entrée, afin de gérer les volumes importants de circulation. »

La technologie de la reconnaissance faciale est largement utilisée à travers la Chine, à la fois comme méthode de paiement et dans le domaine de la sécurité.

Au mois d'avril de cette année, le Zimbabwe a signé un accord avec CloudWalk Technology, qui permet à l'entreprise chinoise de fournir la reconnaissance faciale pour des réseaux intelligents de services financiers, ainsi que pour des applications de sécurité intelligente dans les aéroports, les gares ferroviaires et les stations de bus.

Défis technologiques

« Le gouvernement du Zimbabwe n'est pas venu à Guangzhou uniquement pour l'IA ou les technologies de reconnaissance faciale, mais il avait un plan global pour les domaines comme les infrastructures, la technologie et la biologie, explique le PDG de CloudWalk, Yao Zhiqiang. Les différences entre les technologies conçues pour les visages asiatiques et celles pour les visages africains sont relativement importantes, non seulement en matière de couleurs, mais également en ce qui concerne les os et les caractéristiques du visage. »

Calquant le fabricant de smartphones Transsion, la technologie CloudWalk a déjà recalibré sa technologie existante pour reconnaître les couleurs de peau plus sombres par le biais d'une lumière tridimensionnelle.

En optimisant les caméras pour mieux souligner les caractéristiques des personnes ayant des couleurs de peau plus sombres, Transsion est déjà devenu un acteur majeur sur le marché en plein essor des smartphones en Afrique. L'entreprise, basée à Shenzhen dans la province du Guangdong, contrôle 40 % du marché africain. Ses produits sont vendus sous les marques Tecno, Itel et Infinix.

Ainsi, la Chine est en train de construire l'une des bases de données les plus complètes au monde en matière de reconnaissance faciale.

Le gouvernement du Zimbabwe travaille également avec l'entreprise chinoise de surveillance HikVision - dans laquelle le gouvernement chinois est un actionnaire majoritaire - sur un projet pilote de ville intelligente dans la quatrième ville la plus grande du Zimbabwe : Mutare.

Depuis que le Zimbabwe a lancé sa politique « Look East » (« Regard vers l'Est ») en 2003, la Chine a apporté son aide dans les domaines de la technologie, de l'extraction de minerais et de l'agriculture.

Cette aide a permis au Zimbabwe de lancer cette année sa toute première agence spatiale au mois de juillet. Celle-ci se concentrera sur l'utilisation de satellites pour faire progresser les sciences géospatiales, l'observation terrestre et les systèmes de communication satellite.

L'Agence spatiale et géospatiale du Zimbabwe (ZINGSA) devrait également permettre d'améliorer l'agriculture, la préservation de la faune et de la flore sauvages, ainsi que la cartographie.

« L'agence déploiera des systèmes de navigation et d'observation par satellites, mais aussi des technologies spatiales et géospatiales pour améliorer l'agriculture, la préservation de la faune et de la flore sauvages, la gestion des infrastructures et la surveillance des maladies », a indiqué le président Mnangagwa.

Le Zimbabwe, qui a été ravagé par des années de marasme économique, essaie de rattraper son retard et embrasse la technologie pour le bénéfice de toute sa population, et pas seulement celle dans les villes.

« Nous devons [également] amener les populations dans les zones rurales sur cette super-autoroute de l'information », explique le ministre Mandiwanzira.

 

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liuwei@chinafrica.cn

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