中文 ANGLAIS Beijing Information
Chine
  2016-06-06
 

Une amitié inébranlable

par Ni Yanshuo | VOL.8 JUIN 2016 CHINAFRIQUE
Mots-clés: relations Chine-Égypte ;60 ans

Des artistes chinois présentent un spectacle au Caire

 

Il y a plus de 2 000 ans, l’ancienne Route de la Soie connectait la Chine et l’Égypte, deux anciennes nations avec une histoire remarquable. Tout au long de la route, la soie chinoise était expédiée en Égypte et des biens égyptiens envoyés en Chine. Aujourd’hui, le projet « une Ceinture et une Route » (Ceinture économique de la Route de la soie et la Route maritime de la soie du XXIe siècle), lancé à l’initiative du gouvernement chinois pour renforcer les économies asiatiques, africaines et européennes, devraient renforcer les relations sino- égyptiennes.  

 

Yang Jixiang, directeur général adjoint des industries Jushi de fibre de verre, en Égypte, dit avoir personnellement constaté les bénéfices de ce rapprochement. Le jeune homme de 35 ans, travaille en Égypte depuis que le groupe Jushi, plus grand producteur mondial de fibre de verre, s’est installé dans la zone économique et commerciale sino-égyptienne de Suez, en 2012. « Pendant mon enfance, j’étais fasciné par les célèbres monuments égyptiens, comme les pyramides et le Sphinx, que je connaissais grâce à des livres. Pour moi, ils représentent l’Égypte », raconte Yang à CHINAFRIQUE. « Mais quand je suis arrivé en Égypte, ce qui m’a le plus impressionné c’est l’hospitalité et l’honnêteté des Égyptiens. Dans ma compagnie, les employés égyptiens et chinois s’entendent bien, peu importe la langue qu’ils parlent. »  

 

Le groupe Jushi est arrivé en Égypte en 2012, avec un investissement de 223 millions de dollars. L’année suivante, l’initiative « une Ceinture et une Route » a officiellement été annoncée. Selon Yang, ce projet a promu le développement de sa compagnie et renforcé leur détermination à investir en Égypte. « Nous avons bénéficié de financements préférentiels et des politiques de subvention mises en place dans le cadre de l’initiative ‘une Ceinture et une Route’ », affirme Yang. « Au même temps, nous bénéficions des politiques de soutien liées au projet de Corridor de développement du canal de Suez, lancé par le gouvernement égyptien en 2014. » Ce projet vise à faire de la région du canal de Suez un hub économique international, en améliorant les infrastructures et le développement de trois villes – Suez, Port-Saïd et Ismaïlia. Jushi a déjà investi 190 millions de dollars de plus et prévoit de débourser encore 100 millions de dollars autour de 2017. La capacité industrielle de la compagnie dépasse les 180 000 tonnes de fibre de verre. Mais Jushi n’est qu’un des nombreux liens de la coopération économique sino-égyptienne. En 2015, le commerce bilatéral entre les deux pays atteignait 12,9 milliards de dollars, la Chine étant le premier partenaire commercial de l’Égypte.  

  

De bases solides 

Le 30 mai 1956, la Chine et l’Égypte ont émis un communiqué conjoint annonçant officiellement l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays. L’Égypte est devenue le premier pays africain à établir des relations diplomatiques avec la Chine nouvelle. Depuis lors, leurs relations n’ont cessé de s’approfondir. En 1999, l’Égypte devient le premier pays africain à créer un partenariat stratégique avec la Chine. En 2014, lorsque le Président égyptien Abdel Fattah al-Sissi se rend en Chine, les deux pays décident de faire évoluer leur alliance en un partenariat plus global. Cette volonté a été confirmée au début de l’année, lorsque le Président Xi Jinping s’est rendu en Égypte. « L’Égypte et la Chine ont une relation particulière parce que leur amitié bilatérale remonte à des milliers d’années », explique Saed Lawendi, expert du Centre d’études politiques et stratégiques Al-Ahram au Caire. « Cette longue histoire pose des bases solides pour le développement à venir des relations bilatérales. » 

 

Les « bases solides » de ces relations ont été confirmées par les aléas politiques de ces dernières années. En effet, malgré l’instabilité politique causée par le « Printemps arabe », les relations sino-égyptiennes ne sont pas affectées, selon Sayed Abdel Aal, président du Parti national unioniste progressiste d’Égypte. « Depuis 2011, l’Égypte a connu deux changements présidentiels et a dû faire face à de grandes difficultés dans son développement économique. Après l’arrivée au pouvoir du Président al-Sissi, il s’est rendu en Chine à deux reprises et les deux pays se sont entendus sur de nombreux questions et projets », assurait Aal à l’agence de presse Xinhua. 

 

Coopération pour l’industrialisation 

La coopération dans le domaine des capacités industrielles a toujours été une des priorités dans la coopération sino-égyptienne. Au sommet de Johannesburg du Forum sur la coopération sino-africaine (FCSA) l’année dernière, Le Président Xi a proposé 10 plans de coopération entre la Chine et divers pays africains pour les années à venir. La coopération pour l’industrialisation était une des priorités.  

 

La coopération pour les capacités industrielles peut être bénéfique pour la Chine et l’Afrique, selon Yang. Il explique que sa compagnie a rempli un vide dans le secteur de la production de fibre de verre en Égypte, tout en réglant un problème de surproduction en Chine. « En bref, l’Égypte a besoin d’industries et nous avons un excès de capacités en Chine. C’est pour ça que nous sommes venus ici », explique Yang. Jushi Égypte a créé 1 500 emplois sur place, dont plus de 40 emplois pour les personnes handicapées, tout en formant un grand nombre d’employés égyptiens. En 2015, la compagnie a payé 140 millions de yuans (21,5 millions de dollars) d’impôts au gouvernement égyptien. « Par la coopération industrielle, une nouvelle entreprise peut booster le développement d’une industrie et même de la chaîne industrielle », affirme Yang.     

 

Selon lui, Jushi Égypte n’a pas uniquement mené le développement de l’industrie de la fibre de verre en Égypte mais aussi promu, en amont, le développement des ressources minières et, en aval, le développement d’industries variées, comme l’énergie solaire et la production de pipelines. « Malgré diverses difficultés, l’Égypte et la Chine ont su maintenir une amitié et une coopération stables. Les relations Égypte-Chine devraient donc grandement se développer dans les années à venir », conclut Aal. « Nous avons de très bonnes opportunités de coopération, dans des secteurs comme la sécurité, le personnel, les échanges culturels et le développement urbain. »

Imprimer
Lire aussi:
Liens: french.china.org.cn   |   LA CHINE AU PRÉSENT   |   La Chine Pictorial   |   Xinhuanet   |   Le Quotidien du Peuple   |   CCTVfr
Radio Chine Internationale   |   Réseau sur la coopération sino-africaine
24 Baiwanzhuang, 100037 Beijing République populaire de Chine
Copyright CHINAFRIQUE tous droits réservés 京ICP备08005356号
PARTAGER
Facebook
Twitter
Weibo