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  2019-04-30
 

Des perspectives fulgurantes

par Hu Biliang  ·   2019-04-30
Mots-clés: FCSA; la Ceinture et la Route; Afrique; Chine

La coopération entre la Chine et les pays africains n’a cessé de s’accé­lérer dans le cadre du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA) depuis sa création en 2000. À cet égard, les trois sommets du FCSA qui ont eu lieu depuis l’établissement de cette plateforme ont joué un rôle crucial dans la promotion du développement des liens sino-africains.


À Kigali, au Rwanda, des ouvrières travaillent dans une usine de vêtement établie grâce à des investissements chinois en 2015 dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». (XINHUA)

Lors du Sommet de Beijing du FCSA en novembre 2006, la Chine a annoncé huit mesures visant à renforcer la coopération pragmatique entre la Chine et l’Afrique. Le Sommet de Johannesburg du FCSA en décembre 2015 a vu l’adoption de 10 plans visant à accélérer le processus d’industria­lisation et de modernisation agricole des pays africains. Lors du Sommet de Bei­jing du FCSA en 2018, la caractéristique la plus remarquable a été la poursuite de la coopération entre les deux partenaires dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ».  

D’une part, la coopération sino-africaine a ouvert un canal important pour étendre l’initiative à l’Afrique. D’autre part, la mise en oeuvre conjointe de l’initiative a donné un nouvel élan à la coopération entre la Chine et les pays africains. Par conséquent, le Plan d’action du FCSA (2019-2021) adopté lors du Sommet de Beijing 2018 est parfaitement compatible avec la construction conjointe de « la Ceinture et la Route » et le renfor­cement de la coopération sino-africaine.  

En bref, l’initiative « la Ceinture et la Route » a donné un puissant élan à la coo­pération sino-africaine dans la nouvelle ère. Tel que mentionné par le conseil­ler d’État et ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi au début mars, « En alignant l’initiative ‘la Ceinture et la Route’ sur le Programme de développement du­rable à l’horizon 2030, l’Agenda 2063 de l’UA et les stratégies de développement des différents pays africains, nous donne­rons à la coopération sino-africaine des ailes pour l’aider à s’élever plus haut. » En fin de compte, l’initiative aidera la Chine et l’Afrique à parvenir à une coopération gagnant-gagnant et à un développement commun.  

Accélérer la coopération  

D’un point de vue macroéconomique, la mise en oeuvre des 10 plans de coopération sino-africains proposés lors du Sommet de Johannesburg du FCSA a donné de bons résultats, notamment en matière de déve­loppement économique.  

Selon les statistiques officielles chinoises, dans le seul domaine de l’infrastructure, les entreprises chinoises ont aidé à construire environ 30 000 km de routes et plus de 30 000 km de nouvelles lignes électriques en Afrique, augmentant la capacité de production locale de l’électricité d’envi­ron 20 000 mégawatts. Dans le domaine de la capacité industrielle, les entreprises chinoises ont créé 25 zones de coopération économique et commerciale en Afrique, et plus de 400 entreprises sont présentes dans ces zones, représentant un investissement de plus de 6 milliards de dollars. Les im­pôts payés aux pays d’accueil ont excédé 900 millions de dollars, alors que les zones ont créé plus de 40 000 emplois locaux.  

En termes de commerce, la valeur to­tale des échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ne représentait que 10 milliards de dollars en 2000. Ce chiffre est grimpé à 170 milliards de dollars en 2017 et à plus de 200 milliards de dollars en 2018. L’investissement chinois en Afrique se chiffrait à seulement 200 millions de dollars en 2000. Il est passé à 3,1 milliards de dollars en 2017, alors le total de divers types d’investissement avait dépassé 100 milliards de dollars à la fin de 2017.    

L’exemple éthiopien  

Depuis le lancement de l’initiative « la Cein­ture et la Route » en 2013, les pays situés le long de ces routes ont vécu d’énormes changements. L’Éthiopie, en Afrique de l’Est, en est un bon exemple. En effet, la ligne ferroviaire Addis-Abeba-Djibouti est l’un des projets phares de l’initiative.  

Le chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti est la première ligne de chemin de fer à écartement standard électrifiée moderne en Afrique, ainsi que la première ligne ferro­viaire construite en Afrique à l’aide de tech­nologies, d’équipements et de financement chinois. Le chemin de fer relie Addis-Abeba, en Éthiopie, au port de Djibouti, sur les rives de la mer Rouge, sur une longueur totale de 760 km. Il a été lancé en octobre 2016, et sa mise en service officielle a eu lieu en janvier 2018, après plus d’un an d’essais.  

Comme l’Éthiopie est un pays enclavé, le chemin de fer contribue à promouvoir le commerce international du pays en lui offrant un débouché maritime. Au cours de la première année suivant sa mise en ser­vice, le train a transporté plus de 40 000 conteneurs et plus de 50 000 tonnes de marchandises en vrac.  

Le transport étant désormais plus pra­tique, les importations d’engrais du pays ont considérablement augmenté, ce qui contribuera à accroître la production cé­réalière du pays. De plus, le pays compte maintenant 10 parcs industriels qui ont été construits le long de la voie ferrée, dont l’ac­tivité principale est la production de textiles et de vêtements, de produits agroalimen­taires, pharmaceutiques et d’ameublement, ce qui a un impact direct sur l’accélération du processus d’industrialisation du pays.   

L’expérience de la Chine  

Le parc industriel de l’Orient est un autre projet important qui a été réalisé dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route ». Plusieurs entreprises privées chinoises se sont installées dans le parc, où elles fa­briquent des chaussures en cuir, des jeans et de la céramique. Chacune des grandes usines sur place compte plus de 1 000 jeunes travailleurs locaux. Leurs produits sont principalement exportés en Europe et aux États-Unis.  

Les entrepreneurs sont confiants quant au développement de leurs entreprises en Éthiopie. Ils sont convaincus de pou­voir réussir, parce que la Chine a déjà fait l’expérience de ce que vivent actuellement les pays africains.  

Donc, que signifie réellement l’intégration étroite entre l’initiative « la Ceinture et la Route » et le développement de la coopéra­tion sino-africaine ? Cela veut dire que, très probablement, ce qui se passe en Éthiopie va également se passer dans d’autres pays africains. Cela signifie que davantage de voies ferrées, d’autoroutes, de ponts et de centrales électriques seront construits sur le continent pour répondre aux besoins du développement de l’Afrique et promouvoir son industrialisation et son processus de modernisation agricole.  

Cela signifie également que davantage de parcs industriels seront construits sur le continent africain afin de créer plus d’em­plois pour les travailleurs locaux et qu’ une plus grande part des investissements étran­gers directs se dirigeront vers les pays afri­cains, non seulement en provenance de Chine, mais aussi de nombreux autres pays.  

En outre, cela signifie qu’une augmenta­tion des exportations aidera les pays afri­cains à passer le plus rapidement possible d’une économie déficitaire à une économie excédentaire afin qu’ils puissent créer da­vantage de richesse. Et de manière encore plus importante, cela signifie que la vie des Africains s’améliorera et que l’Afrique jouera un rôle plus important dans le monde. 

  

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L’auteur est doyen de l’Institut des marchés émergents et directeur du Collège de « la Ceinture et la Route » au sein de l’Université normale de Beijing. 

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