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  2018-08-30
 

Un développement interconnecté

Dai Bing  ·   2018-08-30
Mots-clés: FCSA; Chine; Afrique; développement

En date du 10 juin, la ligne SGR Mombasa-Nairobi avait transporté 1,38 million de passagers.

À l’approche de du Sommet du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA), qui se déroulera au début du mois de septembre à Beijing, le président chinois Xi Jinping s’est rendu dans quatre pays africains : Sénégal, Rwanda, Afrique du Sud et Maurice. Il s’agit de la quatrième visite de Xi Jinping en Afrique depuis son élection en 2013, ce qui montre que le pays attache une grande importance au développement des relations sino-africaines. Cette année, sa visite a ainsi couvert l’Afrique occidentale, l’Afrique centrale, l’Afrique méridionale et l’Afrique orientale, recevant un écho positif de la part de la communauté internationale.

Une visite fructueuse

Au cours de sa tournée africaine, Xi Jinping a pu procéder à un échange de vues avec les dirigeants des quatre pays sur les relations bilatérales, ainsi que sur les questions internationales et régionales d’intérêt commun. Il a également assisté à la signature d’environ 40 documents de coopération, notamment des mémorandums d’entente sur l’initiative « la Ceinture et la Route », signés avec le Sénégal et le Rwanda. Le Sénégal est ainsi devenu le premier pays d’Afrique de l’Ouest à signer un accord de coopération avec la Chine dans le cadre de « la Ceinture et la Route ». La République de Maurice a également indiqué qu’elle signerait prochainement un accord de coopération avec la Chine dans le cadre de l’initiative. Cela montre que l’initiative « la Ceinture et la Route » est accueillie chaleureusement et attendue de manière sincère par les pays africains, car elle a créé une plateforme importante pour la coopération sino-africaine.

Au cours de leurs discussions, les dirigeants chinois et africains ont exprimé leur désir de déployer des efforts communs dans l’édification d’une communauté de destin plus étroite sino-africaine. Ils se sont accordés sur la préservation du multilatéralisme et l’opposition à l’unilatéralisme et au protectionnisme. Ils se sont également exprimés en faveur d’une unité plus forte au sein des pays en développement pour un monde plus pacifique, plus juste et plus équitable.

Les visites de Xi Jinping ont fait l’objet d’un accueil du plus haut niveau dans ces pays. Au Sénégal, le président chinois a été accueilli chaleureusement par des milliers de personnes brandissant les drapeaux nationaux de la Chine et du Sénégal. Le président sénégalais Macky Sall a fait parader l’escadron monté protocolaire pour accueillir Xi Jinping. C’est la première fois que cet honneur était accordé à un Chef d’État étranger depuis de nombreuses années. Au Rwanda, le président Paul Kagame et sa femme ont accueilli personnellement Xi Jinping et son épouse à leur arrivée à l’aéroport et les ont raccompagnés à la fin de leur séjour. En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a accompagné Xi Jinping pendant toute une journée, malgré un emploi du temps chargé en vue de la préparation du Sommet des BRICS. À Maurice enfin, le Premier ministre Pravind Kumar Jugnauth et son épouse, mais aussi ses parents (son père est l’ancien Premier ministre du pays) et la quasi-totalité des Ministres étaient présents pour le banquet d’accueil en l’honneur de Xi Jinping.

La visite de Xi Jinping en Afrique et le prochain Sommet du FCSA à Beijing sont les deux évènements les plus importants de cette année dans les relations sino-africaines. Les dirigeants de ces quatre pays africains ont confirmé leur participation au Sommet de Beijing. Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, coprésidera le sommet avec le président chinois Xi Jinping, et le président rwandais Paul Kagame participera au sommet en sa qualité à la fois de président du Rwanda, et de président en exercice de l’Union africaine (UA). Le Sénégal et Maurice ont par ailleurs indiqué qu’ils espéraient jouer un rôle plus important dans le FCSA.

L’Afrique est la priorité de la diplomatie chinoise

Après son accession à la présidence de la Chine en 2013, Xi Jinping s’est rendu dans trois pays africains lors de son premier voyage à l’étranger : la Tanzanie, l’Afrique du Sud et le Congo (Brazzaville). Au cours de ce voyage, il a proposé le principe dit « sincérité, pragmatisme, amitié et franchise » et la juste conception de la justice et des intérêts. Ces quatre points qui sont devenus les principes directeurs pour les relations de la Chine avec l’Afrique.

Après avoir été réélu président cette année, Xi Jinping a de nouveau choisi des pays africains pour son premier voyage à l’étranger, ce qui indique que l’Afrique est une priorité majeure dans la diplomatie chinoise. Alors que les pays en développement constituent le fondement de cette diplomatie, la consolidation de l’amitié sino-africaine est une option stratégique constante et à long terme pour la Chine.

Au cours des cinq dernières années, sous la direction du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) rassemblé autour de Xi Jinping et avec les efforts concertés de la Chine et des pays africains, les relations sino-africaines ont affiché des progrès dans les cinq domaines suivants :

Premièrement, la confiance stratégique mutuelle a atteint de nouveaux sommets. Au cours des cinq dernières années, plus de 30 dirigeants du PCC et du gouvernement chinois se sont rendus dans des pays africains et 60 Chefs d’État ou de gouvernement africains se sont rendus en Chine, en visite ou pour assister à des conférences internationales. À ce jour, la Chine a établi des partenariats stratégiques ou des partenariats globaux avec 24 pays africains. Par ailleurs, la Gambie, São Tomé-et-Príncipe, ainsi que le Burkina Faso, ont rétabli des relations diplomatiques avec la Chine.

Deuxièmement, la coopération pragmatique sino-africaine a pris une nouvelle allure. La Chine est le plus grand partenaire commercial de l’Afrique depuis neuf années consécutives, avec un volume commercial atteignant les 170 milliards de dollars en 2017. Dans le même temps, l’investissement de la Chine dans les pays africains a dépassé les 100 milliards de dollars, soit 100 fois plus qu’en 2000. À l’heure actuelle, plus de 3 200 entreprises chinoises opèrent sur le continent africain. Un grand nombre de projets stratégiques liés au développement de l’énergie et des ressources, à la construction des infrastructures et à la construction de parcs industriels et de zones économiques spéciales (ZES) sont désormais opérationnels, comme la ligne ferroviaire Addis-Abeba-Djibouti, la ligne SGR Mombasa-Nairobi ou encore le parc industriel Hisense en Afrique du Sud. En tant que plus grand projet de construction d’infrastructure du Kenya depuis son indépendance, la ligne SGR Mombasa-Nairobi a créé plus de 46 000 emplois, contribué pour 1,5 % de la croissance du PIB et réduit les coûts logistiques de la région de 14 % - 40 %. La coopération sino-africaine est en train de passer d’un modèle essentiellement guidé par les gouvernements à celui plus orienté par le marché, du commerce de marchandises à la coopération capacitaire industrielle, et de la sous-traitance de projets de construction à l’investissement et à l’exploitation.

La Chine a fourni un soutien, dans la mesure de ses possibilités, aux efforts de l’Afrique dans l’amélioration de la vie de sa population. Lorsque l’épidémie d’Ebola s’est déclarée en Afrique de l’Ouest en 2014, elle a été le premier pays à réagir en apportant une assistance d’une valeur de 750 millions de yuans. À ce jour, plus de 25 000 médecins au total ont été envoyés en Afrique, où ils ont traité plus de 300 millions de patients. Le programme chinois « Action Clarté » a aidé plus de 7 000 patients africains atteints de la cataracte à recouvrer la vue. La Chine a également dépêché des groupes médicaux dans certains pays africains, afin d’aider à prévenir et à contenir la peste et le choléra. Depuis 2016, la Chine a apporté une assistance alimentaire d’urgence à 18 pays africains souffrant de sécheresses ou d’inondations.

Troisièmement, les échanges culturels sino-africains et la collaboration sur les questions touchant à la paix et à la sécurité ont réalisé de nouveaux progrès. Depuis le XVIIIe Congrès national du PCC en 2012, plus de 100 activités d’échange culturel ont été organisés et plus de 200 projets de coopération culturelle ont été réalisés. À ce jour, la Chine a établi 54 Instituts Confucius et 27 classes Confucius dans 41 pays africains. En 2017, un total de 628 300 touristes africains se sont rendus en Chine, enregistrant une croissance de 4,4 %. Par ailleurs, on a enregistré plus d’un million d’arrivées de touristes chinois dans des pays africains.

La Chine participe activement et de façon constructive au maintien de la paix et de la sécurité en Afrique. Elle soutient les pays africains à résoudre de manière indépendante leurs propres problèmes et a pris quelques mesures sans précédent à cet égard. En 2015, Xi Jinping a annoncé, au Sommet des Nations unies sur le maintien de la paix, une aide militaire sans contrepartie de 100 millions de dollars à l’Union africaine (UA) dans les cinq ans à venir. En 2013, la Chine a déployé ses premières troupes sécuritaires pour une mission onusienne de maintien de la paix au Mali. Deux ans plus tard, elle envoyait son premier bataillon d’infanterie pour l’opération de maintien de la paix de l’ONU au Soudan du Sud. La Chine a pris l’initiative d’organiser la Consultation spéciale de soutien au processus de paix mené par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) au Soudan du Sud. En 2017, le « Peace Ark », un navire-hôpital de la marine chinoise, s’est rendu dans sept pays africains, réalisant pour la première fois la tournée du continent dans le cadre de la « Mission harmonieuse 2017 », afin de proposer des services médicaux gratuits pour la population locale. Parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, la Chine est par ailleurs le plus important contributeur en casques bleus en Afrique et le deuxième plus grand contributeur au budget du maintien de la paix des Nations unies. La Chine a envoyé 30 flottes, depuis qu’elle a commencé à participer à des missions d’escorte dans le golfe d’Aden et les eaux somaliennes, escortant plus de 6 000 navires chinois et étrangers.

Quatrièmement, le développement conjoint sino-africain fait face à de nouvelles opportunités. Les pays africains considèrent l’initiative « la Ceinture et la Route » comme une nouvelle opportunité pour développer la coopération sino-africaine, montrant une forte volonté de participer à cette initiative. Les dirigeants kényan et éthiopien sont venus en Chine participer au Sommet de « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale. La Chine a signé des accords de coopération dans le cadre de « la Ceinture et la Route » avec neuf pays africains, dont l’Afrique du Sud, l’Égypte, Madagascar, le Soudan et le Maroc. Elle est par ailleurs engagée dans des consultations avec plus de 20 autres pays sur le continent pour signer des accords. La coopération sino-africaine sur la construction de « la Ceinture et la Route » a enregistré des progrès initiaux avec une série de projets importants, comme la ligne ferroviaire reliant Addis-Abeba à Djibouti et la ligne SGR Mombasa-Nairobi. L’initiative « la Ceinture et la Route » permettra d’apporter une vision plus large et d’insuffler une dynamique plus forte pour le développement de la coopération sino-africaine, créant de meilleures conditions et offrant plus de dynamique pour la coordination politique, la connectivité des infrastructures, la libéralisation du commerce, l’intégration financière et le renforcement des liens interpersonnels entre la Chine et l’Afrique.

Cinquièmement, l’unité et la collaboration sino-africaines apportent de nouvelles contributions. La Chine a toujours soutenu les pays africains dans les enceintes multilatérales, notamment lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU délibère sur des questions liées à l’Afrique. Les pays africains apportent également un soutien constant à la Chine sur les questions impliquant ses intérêts fondamentaux et ses préoccupations majeures, comme Taiwan ou encore la Mer de Chine méridionale. En 2016, 39 pays et organisations régionales d’Afrique ont annoncé leur soutien à la position de la Chine sur la question de la Mer de Chine méridionale. La Chine a invité les pays africains à des conférences internationales importantes qui se sont déroulées en Chine, comme le Sommet du G20 à Hangzhou, le Sommet de « la Ceinture et la Route » pour la coopération internationale et le Sommet des BRICS à Xiamen. Elle a également appelé la communauté internationale à soutenir le développement africain. La Chine et les pays africains coopèrent étroitement sur les questions internationales importantes, comme le changement climatique et l’Agenda 2030 pour le développement durable, afin de préserver fermement les intérêts communs des pays en développement, de défendre l’égalité et la justice internationales, et de promouvoir le développement et les progrès mondiaux.

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