| 2026-01-04 |
Mieux connaître la sagesse de la gouvernance chinoise |
| VOL. 18 / JANVIER 2026 par XIA YUANYUAN · 2026-01-04 |
| Mots-clés: Xi Jinping : La gouvernance de la Chine |
La série d’ouvrages Xi Jinping : La gouvernance de la Chine permet aux pays africains d’explorer leurs propres voies de développement.

La Cérémonie de promotion de l’édition anglaise du cinquième volume de Xi Jinping : La gouvernance de la Chine à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 3 décembre 2025. (XINHUA)
À mesure que s’affirme l’émergence collective des pays du Sud global et que se renforce la conscience de leur développement autonome, la voie de développement et l’expérience de gouvernance de la Chine suscitent un intérêt croissant de la part de la communauté internationale, en particulier des pays africains. Début décembre 2025, à l’occasion du Forum des lecteurs Chine-Kenya consacré à Xi Jinping : La gouvernance de la Chine, ainsi que de la Cérémonie de promotion de l’édition anglaise du cinquième volume de cette série d’ouvrages, organisés au Kenya et en Afrique du Sud, la portée de la modernisation à la chinoise a été examinée en profondeur, suscitant des discussions approfondies et un large consensus parmi les responsables politiques et les universitaires africains.
S’affranchir d’un modèle unique
Dans le discours international, il existe une narration de longue date qui assimile de manière simpliste la « modernisation » à l’« occidentalisation ». En quelques décennies, la Chine a accompli un processus d’industrialisation rapide tout en maintenant une stabilité sociale sur le long terme, une réussite qui offre aux pays du monde, en particulier ceux du Sud global, une perspective différente.
Hassan Omar Hassan, secrétaire général de l’Alliance démocratique unie du Kenya, souligne que de nombreux pays africains ont tenté de reproduire les modèles démocratiques et économiques occidentaux, mais se sont souvent retrouvés pris dans des turbulences politiques et un ralentissement du développement. Il estime que la série d’ouvrages Xi Jinping : La gouvernance de la Chine révèle une vérité fondamentale : il n’existe pas de modèle de développement fixe et il faut s’appuyer sur les spécificités nationales.
Paul Tembe, sinologue et directeur-fondateur du groupe de réflexion SELE Encounters d’Afrique du Sud, souligne que l’expérience chinoise est enracinée dans une civilisation cinq fois millénaire. Il remarque que la plus grande leçon de l’expérience chinoise réside dans la confiance culturelle. « Nous devons résoudre nos problèmes avec nos propres philosophies », estime-t-il, faisant référence à l’esprit Ubuntu en Afrique.

Stand de présentation de la série d’ouvrages Xi Jinping : La gouvernance de la Chine à Johannesburg, en Afrique du Sud, le 3 décembre 2025. (XINHUA)
Primauté du peuple
Une fois la direction de développement correcte déterminée, une gouvernance efficace est essentielle pour atteindre les objectifs. Les participants ont extrait de Xi Jinping : La gouvernance de la Chine plusieurs éléments clés du système de gouvernance chinois.
Le premier principe fondamental est celui de la primauté du peuple. William Kabogo Gitau, secrétaire de cabinet du ministère kényan de l’Information, des Communications et de l’Économie numérique, cite le Président chinois Xi Jinping, qui remarque que « l’aspiration du peuple à une vie meilleure est l’objectif que nous poursuivons », estimant que cette vision correspond pleinement à celle du Kenya, lequel s’emploie à améliorer le bien-être des citoyens et à autonomiser les couches les plus défavorisées de la société.
Le deuxième élément est le courage politique constant à l’égard de l’autorévolution. Kirtan Bhana, directeur de l’Association diplomatique d’Afrique du Sud, est particulièrement impressionné par les discussions sur la lutte contre la corruption qui figurent dans le livre. Il cite l’expression « se mettre à dos une minorité pour ne pas décevoir la majorité » pour souligner la détermination à placer les intérêts nationaux au-dessus des intérêts personnels. Cette capacité de correction endogène, où le Parti met en œuvre des réformes en son sein, est essentielle pour maintenir la vitalité et le dynamisme de la Chine.
Le troisième élément est la prévoyance et la continuité de la planification stratégique. Cedric Frolick, président des commissions de l’Assemblée nationale d’Afrique du Sud, considère que les plans quinquennaux chinois sont un élément fondamental de l’efficacité de la gouvernance. Il estime qu’ils assurent la mise en œuvre stable des stratégies nationales à long terme, évitant ainsi les interruptions de politiques causées par les cycles électoraux et garantissant la réalisation des objectifs à long terme. Cette capacité de gouvernance est un modèle précieux pour de nombreux pays africains.

Le Forum des lecteurs Chine-Kenya consacré à Xi Jinping : La gouvernance de la Chine à Nairobi, au Kenya, le 1er décembre 2025. (XINHUA)
Réduction de la pauvreté
Les concepts de développement de la Chine finissent par se concrétiser par des résultats tangibles. Parmi ceux-ci, la victoire dans la lutte contre la pauvreté et l’avancement de la transition verte sont comme des manuels pratiques particulièrement suivis par les participants africains.
Thembinkosi Josopu, membre du conseil d’administration de l’Agence nationale de développement d’Afrique du Sud, a déclaré avoir été particulièrement marqué par la stratégie de réduction ciblée de la pauvreté lors de sa visite en Chine. Le pays, observe-t-il, a abandonné la méthode de l’arrosage à grande échelle au profit d’un système fondé sur les données, qui permet d’identifier précisément les populations pauvres, d’analyser les causes de la pauvreté, et d’élaborer des politiques adaptées aux foyers et aux individus. « C’est un système scientifique, global et traçable », souligne-t-il. Il estime que les expériences d’assistance multidimensionnelle de la Chine, couvrant l’industrie, l’éducation et la santé, offrent une valeur pratique considérable pour les pays africains dans leur lutte contre la pauvreté.
Maropene Ramokgopa, ministre sud-africaine de la Planification, du Suivi et de l’Évaluation auprès de la Présidence, constate que l’Afrique du Sud emprunte activement des pratiques chinoises dans la réforme des entreprises d’État, la transition verte et l’innovation technologique. Ces expériences concrètes offrent aux pays africains des exemples directs à observer et des enseignements à tirer.
Voie du développement pacifique
La philosophie de gouvernance de la Chine ne se limite pas aux affaires intérieures ; elle s’étend également à ses relations internationales. Les participants ont largement convenu que la voie du développement pacifique prônée par la Chine, ainsi que des initiatives de coopération comme l’initiative « la Ceinture et la Route », offrent un nouveau modèle de coopération pour le développement international.
M. Hassan cite à ce propos la ligne ferroviaire à écartement standard Mombasa-Nairobi, remarquant que ce projet est aussi un corridor économique qui a considérablement réduit les coûts logistiques, créé des emplois et s’est aligné sur le plan « Kenya Vision 2030 », incarnant le principe dit « concertation, synergie et partage ».
Beatrice Elachi Kadeveresia, députée à l’Assemblée nationale du Kenya et secrétaire générale de l’Association d’amitié Kenya-Chine, a mentionné plusieurs projets de coopération sino-kényane, notamment dans les technologies de l’agriculture et la construction de parcs industriels, pour souligner que cette coopération profite directement à la vie des populations ordinaires. Ces résultats tangibles, « palpables et visibles à l’œil nu », contrastent fortement avec les promesses de certains pays occidentaux qui restent souvent sans lendemain.
De Nairobi à Johannesburg, ces échanges montrent que les pays africains adoptent une attitude plus pragmatique et dialectique à l’égard des expériences de développement de la Chine. Ils ne se limitent pas à l’apprentissage de méthodes spécifiques de gouvernance efficace et de développement économique, mais accordent également de l’importance aux principes de paix, d’égalité, de coopération et de bénéfices mutuels dans les relations internationales. Les discussions sur la modernisation à la chinoise offrent ainsi aux pays africains une riche source d’inspiration intellectuelle et de référence pratique pour explorer leurs propres voies de développement durable.
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