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  2019-11-29
 

Embrasser le monde

par Li Xiaoyang  ·   2019-11-29
Mots-clés: CIIE; Shanghai; Chine

Les nouvelles technologies et les nouveaux produits font leurs débuts à la deuxième CIIE qui s’est tenue à Shanghai du 5 au 10 novembre. (XINHUA)
L’année dernière, Nachi-Fujikoshi, une société japonaise connue pour ses robots industriels, a été la première à s’inscrire pour participer à la première Exposition internationale d’importation de la Chine (CIIE) à Shanghai. L’entreprise japonaise a réitéré cette année, s’inscrivant dès le 8 août de l’année dernière, plus de 400 jours avant le début de l’événement, le 5 novembre.

La première CIIE a apporté de grands avantages à la société qui y a présenté des robots industriels utilisés pour le soudage de voitures à la vitesse la plus rapide du secteur. Durant les six jours qu’a duré l’événement, elle a enregistré des commandes dépassant les 500 millions de yuans (71 millions de dollars). 

Plus tôt cette année, Nachi-Fujikoshi a créé une filiale à Shanghai. La deuxième édition de la CIIE lui a permis de présenter davantage de produits, tels que des mini-robots utilisés dans la fabrication de composants de téléphones mobiles et des produits plus grands capables de copier les mouvements humains afin d’être utilisés dans une production industrielle non spécifiée. La société a indiqué que ses clients en Chine incluent le groupe Geely Auto, ainsi que les sociétés technologiques Huawei et Xiaomi. 

Organisée du 5 au 10 novembre, la deuxième CIIE a attiré plus de participants, s’établissant comme une plateforme pour stimuler la demande intérieure ainsi que le développement de la qualité, et ouvrir plus largement le vaste marché chinois en dépit des défis extérieurs. 

Lors de la cérémonie inaugurale, le Président Xi Jinping a déclaré que la Chine continuerait à développer et à améliorer son ouverture, à améliorer le climat des affaires national, à renforcer la coopération multilatérale et bilatérale et à renforcer la coopération avec les autres pays participant à l’initiative « la Ceinture et la Route ». 

De nouvelles mesures seront prises pour faciliter l’accès des investisseurs étrangers aux marchés, raccourcir la liste négative spécifiant les industries interdites aux investisseurs étrangers et promouvoir le commerce d’importation, a-t-il affirmé. 

L’engouement des participants étrangers pour la CIIE de cette année s’explique notamment par l’intérêt croissant que suscite le marché chinois, qui devient de plus en plus accessible grâce aux nouvelles politiques. M. Xi a également indiqué que la Chine comptait la plus grande population à revenu intermédiaire au monde. L’énorme marché chinois a donc un potentiel illimité. 

« La décision de la Chine d’élargir son ouverture est encourageante. Elle a connu un développement stable avec un marché énorme, et nous nous réjouissons de faire partie de sa croissance », a expliqué Kazuyuki Tawara, président de la filiale de Nachi-Fujikoshi en Chine. 

  

Roboy, un robot humanoïde fabriqué par la société allemande Infineon Technologies, est l’une des expositions les plus populaires de la deuxième CIIE. (WEI YAO)

Plus grande, plus efficace 

La CIIE est la première exposition au monde sur le thème des importations. Sous le thème « Une nouvelle ère, un futur partagé », la deuxième exposition a accueilli près de 4 000 entreprises de 155 pays et régions, avec plus de sociétés figurant au classement Fortune Global 500 que lors de la première édition. Soixante-quatre pays ont participé, dont 24 pour la première fois. Des représentants de 26 organisations internationales se sont également présentés à l’événement. 

Au total, 192 entreprises américaines ont assisté à l’événement, soit une augmentation de 18 % par rapport à l’année dernière. Les entreprises françaises étaient également très présentes, la France étant l’un des 15 pays invités d’honneur. Parmi celles-ci figuraient le géant des produits de luxe Louis Vuitton et le fournisseur de gaz et de services industriels Air Liquide. 

L’espace d’exposition est passé de 300 000 à 360 000 mètres carrés, ce qui a permis à un plus grand nombre d’exposants de présenter des articles à vendre à des tarifs réduits et d’accéder au vaste marché chinois. Allant des produits haut de gamme aux accessoires, ces produits étaient aussi divers que le plus petit produit exposé, une aiguille de 3 mm pour injections d’insuline produite au Japon, et le plus grand, un bateau de patrouille à grande vitesse de 20 mètres de long, le Ferretti FSD195, fabriqué par le constructeur naval italien Ferretti Security and Defence.  

Tout en éblouissant les visiteurs avec des objets haut de gamme, tels qu’une guitare incrustée de diamants et d’or, d’une valeur estimée à deux millions de dollars, l’expo proposait également des produits plus terreà- terre tels que des jambons espagnols. 

Les installations et les expositions de haute technologie ont été l’un des temps forts de l’exposition. Le parc national des expositions et des conférences, le lieu principal, était entièrement couvert par le réseau 5G. Les organisateurs ont utilisé des robots guides pour naviguer dans la foire tentaculaire. Des robots ont également été déployés pour trier les déchets. L’expo utilisait des véhicules équipés d’un système intelligent qui reconnaissait les émotions et les gestes. 

Xu Hongcai, directeur adjoint de la Commission de la politique économique de l’Association chinoise des sciences de la politique, a précisé que l’exposition permettrait l’introduction de produits internationaux qui réduirait les ventes de produits de qualité inférieure, au bénéfice du consommateur chinois. 

« Grâce à une coopération complémentaire, la Chine peut renforcer son avantage face à la concurrence internationale et se rapprocher du sommet de la chaîne industrielle mondiale », a fait savoir M. Xu. 

« Bien que les importations de meilleures qualités fassent sentir une certaine pression sur les entreprises nationales, elles répondent aux exigences de modernisation de la consommation et peuvent conduire la restructuration industrielle de la Chine », a rappelé Liang Ming, directeur de l’Institut du commerce extérieur de l’Académie chinoise du commerce international et de la coopération économique. 

  

Des produits alimentaires de différents pays ont été présentés à la deuxième CIIE le 6 novembre. (WEI YAO)

Croître avec la Chine 

Depuis la première CIIE, la Chine a mis en place de nouvelles politiques d’ouverture, les initiatives annoncées l’an dernier étant intégralement mises en oeuvre. 

Le marché intérieur s’est ouvert plus largement en ajoutant de nouvelles zones pilotes de libre-échange. La première loi du pays sur les investissements étrangers entrera en vigueur en janvier 2020, ce qui renforcera la confiance des investisseurs. Un système de gestion des investissements étrangers combinant traitement national avant établissement (Pre-establishment National Treatment) et liste négative a été mis en place à l’échelle nationale. Le dédouanement a été facilité. Le seuil a été abaissé pour que les banques étrangères et les compagnies d’assurance puissent entrer en Chine. La Bourse de Shanghai a lancé un conseil d’innovation scientifique et technologique en juillet afin d’améliorer les échanges d’actions de haute technologie. 

En octobre, le Conseil des affaires d’État a publié un règlement visant à optimiser l’environnement commercial et à protéger les droits et intérêts légitimes des entités du marché. 

Ces mesures ont fait de la Chine une destination idéale pour les investissements étrangers. Selon l’étude Doing Business 2020 publiée par la Banque mondiale en octobre, la Chine se classe au 31e rang de l’indice de facilité à faire des affaires sur 190 économies, en hausse de 15 places par rapport au classement de l’an dernier. 

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a annoncé le 28 octobre que l’investissement direct étranger en Chine avait augmenté de 4 % en un an, pour atteindre 73 milliards de dollars au cours des six premiers mois de l’année. 

« Les mesures d’ouverture plus poussées, notamment la libéralisation, la réduction des tarifs et des coûts institutionnels, ainsi que l’amélioration du climat des affaires et la facilitation des investissements ont renforcé notre confiance dans le marché chinois », a indiqué, au China Daily, Anna Pawlak-Kuliga, PDG et responsable du développement d’Ikea Chine. 

Selon de nombreux exposants internationaux, la CIIE est une opportunité. Charles Bronson, PDG du concessionnaire américain d’antiquités Bund on the Boulevard, a confié qu’il avait décidé d’assister à la seconde CIIE après avoir appris le succès de sa première édition. 

« La plateforme montre au monde que la Chine s’est ouverte aux affaires. Nous sommes très intéressés à en devenir un ami et à faire des affaires avec des gens ici », a-t-il affirmé.  

Alors que Bund on the Boulevard est un nouveau venu, Linde Hydraulics, d’Allemagne et la société française Atermes, du secteur de la défense et de la sécurité, exploitent le marché chinois depuis des années. Selon Janfried A. Tirre, vice-président directeur de Linde Hydraulics, sa société est arrivée en Chine en 2012. En travaillant main dans la main avec des partenaires chinois, sa compétitivité a été considérablement améliorée. 

« Le marché ici croît rapidement en raison de l’économie stable et ouverte, ainsi que de l’amélioration du climat des affaires. La CIIE est une plateforme très importante », a-t-il affirmé à La Chine au Présent, un magazine basé à Beijing. 

Pour Lionel Thomas, directeur général adjoint et directeur des ventes d’Atermes, le marché chinois leur est familier depuis que la société coopère avec une entreprise de Chengdu dans la province du Sichuan (sudouest de la Chine) depuis environ 16 ans. 

« Cette exposition est une grande opportunité pour toutes les entreprises étrangères, en particulier pour nous car nous avons établi un lien très fort avec un institut de Chengdu afin de créer une solution technique pour la surveillance des frontières », a-t-il certifié. 

Les commerçants étrangers s’intéressent également aux canaux de commerce électronique chinois. Comme le ministre italien des Affaires étrangères, Luigi di Maio, l’a déclaré au Forum économique et commercial international de Hongqiao, en marge de l’expo, son pays cherche à connecter ses petites et moyennes entreprises aux grandes plateformes chinoises de commerce électronique, dans l’espoir de surfer sur la consommation de la Chine et le boom du commerce électronique. 

« Les producteurs et vendeurs étrangers peuvent coopérer avec les détaillants chinois de commerce en ligne, localiser leurs produits pour répondre aux demandes des consommateurs chinois et améliorer les services après-vente », a souligné M. Xu.   

Place à la croissance 

Avec son influence croissante, la CIIE est devenue plus qu’une plateforme de négociation, il s’agit désormais d’un événement important pour les échanges économiques. « L’exposition a permis à la Chine d’interagir avec le reste du monde et de promouvoir la mondialisation économique », a articulé Sang Baichuan, professeur à l’Université de commerce international et d’économie de Beijing. 

Lors de l’inauguration de la deuxième CIIE, le Président français Emmanuel Macron a rappelé que la Chine avait non seulement bénéficié de la mondialisation économique, mais qu’elle y avait également contribué. Soulignant que l’unilatéralisme et le protectionnisme ne peuvent pas remédier à un développement déséquilibré, il a appelé au maintien du multilatéralisme et du libre-échange. 

Dans son discours liminaire prononcé lors de la cérémonie inaugurale, M. Xi a déclaré que la Chine, championne de la coopération internationale et partisane du multilatéralisme, attendait avec intérêt des échanges libres conduisant à des actions communes pour améliorer la gouvernance économique mondiale. 

Cependant, la Chine doit faire face aux risques externes, ce qui a ajouté à la pression sur l’économie chinoise, ont déclaré des experts. Les données du Bureau national des statistiques montrent que les importations chinoises ont chuté de 0,1 % sur une base annuelle au cours des trois premiers trimestres de l’année. 

M. Liang l’a attribué au ralentissement de la croissance économique mondiale. Il a ajouté que les contraintes institutionnelles doivent être encore levées pour éviter le protectionnisme local et accroître les importations. 

« Pour faire augmenter les importations, la Chine doit également abaisser davantage les tarifs d’importation, améliorer les services financiers pour parvenir à la convertibilité totale du yuan et améliorer les méthodes de paiement et la logistique », a fait remarquer M. Xu. 

  

En collaboration avec Li Yifan 

Pour vos commentaires : liuwei@chinafrica.cn 

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