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  2020-05-20
 

L'heure de la solidarité

par Ehizuelen Michael Mitchell Omoruyi  ·   2020-05-20
Mots-clés: Chine; Afrique; COVID-19

La Chine et l’Afrique doivent rester unies dans la lutte contre le COVID-19

Un étudiant du Nigeria discute avec un professeur sur le campus de l’Université de la fnance et de l’économie du Jiangxi, en février.

Après avoir passé les dix dernières années en Chine, j’ai eu des interactions étroites avec les Chinois à différents niveaux et il me semble important de souligner la nécessité de préserver les objectifs communs qui existent entre l’Afrique et la Chine, mais également l’importance de traiter la pandémie de coronavirus comme une menace commune pour l’humanité.

Cependant, à mon grand regret, de nombreux signalements ont fait jour dans des médias et sur les réseaux sociaux concernant la discrimination à l’égard des Africains vivant à Guangzhou, capitale de la province du Guangdong, dans le sud de la Chine. Ces signalements évoquent des Nigérians et d’autres ressortissants africains expulsés de leurs hôtels au milieu de la nuit, et des étudiants forcés de passer des tests pour le COVID-19, entre autres, et placés en quarantaine obligatoire. Les médias ont ajouté que les propriétaires chinois éjectaient certains Africains de leurs appartements dans le cadre des efforts visant à « freiner la propagation du coronavirus ». Les protestations des ressortissants africains à Guangzhou ont incité les ambassadeurs à Beijing à formuler une plainte conjointe adressée aux autorités chinoises le 10 avril.

Bien que les actes en question semblent s’apparenter à de la discrimination, nous croyons fermement que cela ne reflète pas l’attitude du peuple chinois à l’égard des citoyens africains en général, ni une politique officielle du gouvernement chinois à l’égard des ressortissants africains dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. En réalité, les Africains et les Chinois se sont mutuellement offert un grand soutien pendant l’épidémie.

Et si la communauté africaine peut s’inquiéter et désapprouver de tels incidents, il est également nécessaire de comprendre que Guangzhou est une ville axée sur le commerce et l’un des principaux centres de fabrication du pays. Comme toute autre ville commerciale dans le monde, Guangzhou est donc plus susceptible d’attirer des immigrants légaux et illégaux que d’autres villes en Chine. En conséquence, Guangzhou compte de nombreux immigrants illégaux qui peuvent avoir été forcés d’entrer en contact avec les autorités en raison de l’épidémie de COVID-19. Exposés à une probable expulsion, certains d’entre eux ont peut-être simplement riposté en utilisant les médias pour créer une panique inutile.

Une équipe de travail antiépidémique de la société China Railway Construction Corp. arrive au Nigeria, le 8 avril, pour prendre part à la lutte contre le virus COVID-19.

En outre, comme nous le savons, la Chine est encore en convalescence, et a mis en place diverses mesures de prévention et de contrôle pour freiner la propagation et éviter une deuxième vague. Mesures qui ont également un effet sur la vie des Chinois.

Par exemple, pendant le verrouillage de Wuhan, le gouvernement a mis en place un système de « code QR de santé » pour tous les ressortissants chinois et les étrangers passés par la ville, au moment où les gens ont repris le travail après plus de deux mois de quarantaine. Ce système de code QR vise à suivre et à retracer facilement les contacts avec les patients atteints de COVID-19. Une couleur est attribuée en fonction de l’état de santé et des antécédents de voyage, et il peut être scanné par les autorités. Un code vert permet généralement de se déplacer librement. Un code jaune requiert un placement en quarantaine volontaire de 14 jours, tandis que le code rouge indique un cas confirmé ou suspecté.

À l’heure actuelle, ce système de surveillance sanitaire a été appliqué dans la plupart des villes et provinces, y compris Guangzhou. En outre, pour réduire le risque d’une résurgence du virus, certains hôtels, restaurants, magasins et autres points de vente à Wuhan demandent aux clients de présenter leurs codes avant d’entrer, et seuls ceux disposant de codes verts sont autorisés à prendre les transports en commun.

Dans le cas de Guangzhou, au 6 avril, la ville avait signalé 111 cas confirmés importés. Parmi ces cas, 21 Africains, dont neuf Nigérians. Cela aurait incité les autorités sanitaires de Guangzhou à imposer des mesures strictes de contrôle et de prévention pour toute personne entrant ou sortant de la ville.

Avec près de 2 millions de cas de coronavirus et plus de 100 000 décès enregistrés dans le monde, chaque pays responsable doit prendre les mesures de prévention et de contrôle les plus appropriées pour assurer la sécurité de ses citoyens. Les mesures prises par les autorités de Guangzhou montrent que la Chine attache une grande importance à la sécurité et la santé de ses citoyens, ainsi que les étrangers résidant en Chine. Beaucoup d’étrangers, y compris les Africains, ont même fait du bénévolat et rejoint le peuple chinois dans la lutte contre le coronavirus, avec quelques histoires touchantes de partage et de solidarité pendant ces moments difficiles. Par conséquent, dans ces circonstances, le gouvernement chinois a pris pleinement en considération les étrangers résidant à l’intérieur de ses frontières. Les mesures prises par les autorités de Guangzhou ne doivent pas être interprétées comme une discrimination ou du racisme, comme cela a été fait par certaines personnes.

Même si la Chine se remet encore de la pandémie, la nation soutient toujours le continent africain dans sa lutte contre le coronavirus. La Chine a récemment envoyé au Nigeria une équipe médicale de 15 membres, de l’équipement et des fournitures médicales pour un montant de 1,5 million de dollars. La Chine a également fourni du matériel médical à l’Union africaine et à toutes les nations africaines avec qui elle entretient des relations diplomatiques.

La Chine s’est engagée à fournir d’énormes financements et une aide importante pour soutenir le développement de l’Afrique au cours des dernières décennies. Les prêteurs chinois ont accordé quelque 143 milliards de dollars aux gouvernements africains et à leurs entreprises d’État de 2000 à 2017, selon l’Initiative de recherche Chine-Afrique de l’Université John Hopkins. La Chine a également offert des programmes de formation aux journalistes africains. En outre, la Chine a soutenu le développement du capital physique et humain de l’Afrique, et aujourd’hui, des milliers d’étudiants africains vivent et étudient en Chine grâce aux bourses du gouvernement chinois, y compris pendant la pandémie. D’autre part, de nombreux Chinois travaillent dans les pays africains, notamment sur des projets d’investissement et de développement des entreprises.

La Chine s’oppose à toutes les formes de discrimination et de préjugés, mais exige de tous les ressortissants étrangers, y compris les Africains en Chine, de se conformer strictement à la loi sur la prévention et le traitement des maladies infectieuses, ainsi que d’autres lois et réglementations locales sur la lutte et la prévention des épidémies. Par conséquent, les Africains doivent respecter les lois et se conformer pleinement aux mesures jugées nécessaires par les autorités de Guangzhou pour contrôler et prévenir une nouvelle vague épidémique, préservant ainsi leur santé et celle des autres. Cette période devrait être un moment où nous essayons de maintenir la solidarité sino-africaine avec des objectifs communs, non pas en tant que communauté mondiale divisée, mais en tant que communauté mondiale unie, en luttant collectivement et en nous concentrant sur ce qui compte le plus : sauver des vies.

L’auteur est directeur exécutif du Centre d’études nigérianes, de l’Institut d’études africaines rattaché à l’Université normale du Zhejiang.

Pour vos commentaires : liuwei@chinafrica.cn

 

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