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  2018-05-03
 

De la théorie à la pratique

par Ge Lijun  ·   2018-05-03
Mots-clés: Coopération agricole

Les étudiants font un stage avec M. Wu à l’extérieur de l’université.

 

Lorsqu'il est arrivé dans la région de Hawassa, en Éthiopie, pour former des techniciens agricoles, le vétérinaire chinois Wu Zhigang ne s'attendait pas à y rencontrer l'un de ses anciens étudiants.

Ce dernier, prénommé Damtew Dorsiso, occupe désormais un travail enviable. Après avoir diplômé en 2017 de l'Université Alage pour la formation technique et professionnelle à l'agriculture, il est devenu vétérinaire dans le centre de la formation des agriculteurs et des éleveurs du district de Wendogenet. Le maître s'est réjoui de voir que Damtew avait bien progressé ; l'élève, quant à lui, a exprimé son envie de retourner suivre des cours de formation auprès de M. Wu, s'il en avait la chance.

C'est la deuxième fois que M. Wu se joint à la mission d'experts chinois en Éthiopie. Cette fois, ce vétérinaire expérimenté de la province du Hebei, au centre de la Chine, est basé à l'Université Alage, au sud de la capitale Addis-Abeba. C'est là qu'il donne des cours de formation avec d'autres instructeurs chinois et éthiopiens à environ 1 500 étudiants du département de médecine vétérinaire.

La pratique avant tout

L'agriculture et l'élevage sont les deux piliers de l'économie de l'Éthiopie, qui possède le plus grand cheptel d'Afrique. Or, en raison du manque de fourrage et de diverses maladies, l'élevage est aux prises avec une situation difficile. À cela s'ajoute le fait que peu d'universités sont en mesure de mettre sur pied des cours de médecine vétérinaire et que les connaissances du personnel enseignant se limitent pour la plupart à la théorie.

De plus, le pays ne compte aucune usine de médicaments vétérinaires. Les médicaments et les équipements connexes sont donc insuffisants, coûteux et dépendants des importations et de l'aide extérieure. Si des animaux tombent malades, les éleveurs n'ont souvent pas d'autres choix que de les abandonner faute de moyens. « Cela signifie aussi que les étudiants n'ont souvent pas la chance de traiter des animaux malades et que leurs connaissances sont théoriques. L'important est donc de développer leur connaissance pratique », explique M. Wu à CHINAFRIQUE.

 

M. Wu offre une formation aux agriculteurs au centre de démonstration.

 

Le premier jour de son arrivée, en octobre 2016, M. Wu s'est tout de suite mis à l'œuvre et a réalisé avec succès une opération difficile sur une vache malade. Cela lui a aussitôt valu le respect de ses collègues éthiopiens, dont certains avaient suivi des formations de spécialiste en Chine. Au cours de leurs échanges quotidiens, ses collègues lui expriment leurs inquiétudes concernant le manque d'outils d'enseignement, de matériels chirurgicaux, en espérant que les experts chinois pourront les aider à résoudre ces problèmes.

M. Wu est parfaitement conscience de l'importance d'avoir des outils efficaces pour faire du bon travail. Il décide donc de fouiller dans les dépôts de l'université, où il découvre des matériels chirurgicaux et des outils d'examen. Après avoir obtenu le consentement de la partie universitaire, il les sort et enseigne aux étudiants comment les utiliser correctement.

Pour les matériels toujours manquants, l'expert chinois décide de les fabriquer lui-même. Lors d'un examen de diagnostic pour une chirurgie clinique, il constate qu'il n'y a pas de serviettes chirurgicales, destinées à l'isolement et à la désinfection lors des opérations. Avec les instructeurs éthiopiens, ils achètent des tissus convenables dans un marché situé à 40 km de là et fabriquent 12 serviettes qui pourront être utilisées par l'université.

Dans l'hôpital vétérinaire affilié à l'Université, il donne des cours de formation pratique sur place. Au début, les étudiants sont un peu craintifs de toucher les animaux malades, mais quelques mois plus tard, au fur et à mesure de leur apprentissage, ils sont progressivement capables de réaliser des opérations de routine. Certains même, après avoir diplômé, deviennent des vétérinaires qualifiés dans leurs propres régions, comme c'est le cas de Damtew.

De plus, les experts chinois mènent des enquêtes sur les conditions d'élevage aux alentours de l'université. Ils utilisent aussi leur temps libre pour élargir le terrain de stage. En dehors du campus, ils sont également présents dans les communautés locales, à travers des projets de formation et des démonstrations. C'est lors d'une de ces formations techniques agricoles, d'une durée d'une semaine, que M. Wu a rencontré par hasard son ancien étudiant dans la région Hawassa, en janvier 2018.

 

M. Wu fait une démonstration aux étudiants.

 

Des efforts reconnus

M. Wu fait partie du 18 groupe d'experts chinois envoyé par la Chine pour donner des cours de formation agricole dans les universités techniques et professionnelles éthiopiennes. Depuis la première mission en 2001, leur objectif reste inchangé : former des techniciens agricoles éthiopiens de qualité et améliorer le système d'enseignement dans le domaine. Et les résultats sont probants.

Genanew Abera Teshome, diplômé de l'Université Alage en 2016, travaille maintenant comme instructeur au Département des sciences animales de l'université. Selon lui, il y a une grande différence entre ce qu'il a étudié à l'université et ce qu'il a appris en côtoyant les experts chinois.

« Auparavant, on nous enseignait seulement la théorie, presque rien de pratique, a-t-il dit à China Daily Africa. Or, j'ai acquis de nombreuses compétences pratiques auprès des experts chinois et j'aime travailler avec eux. Maintenant je les aide dans leur travail. »

« C'est le gouvernement chinois et les instructeurs chinois qui ont démarré le programme de formation ici, ce qui a vraiment été favorable aux technologies agricoles. Il n'y a pas beaucoup d'instructeurs qui peuvent faciliter un tel programme de formation, et c'est grâce aux Chinois que nous sommes en mesure d'exécuter ces programmes », a déclaré M. Temertu Sahlu, vice-président de l'université, à China Daily Africa.

« Les centres de démonstration mis en place par les experts chinois sont très importants pour la formation pratique des étudiants et le transfert de technologies aux communautés proches », a-t-il ajouté, tout en souhaitant que le pays accueille encore plus d'experts chinois à l'avenir.

Dans une lettre adressée aux étudiants éthiopiens, Dr. Eyasu Abraha, ministre de l'Agriculture et des Ressources naturelles, a fait l'éloge des efforts des instructeurs chinois, en dressant la liste de leurs résultats. Selon lui, la mise en œuvre réussie du projet a eu un impact majeur sur le développement politique, social et économique de l'Éthiopie et a retenu l'attention des hauts dirigeants des deux pays, des médias et même des organisations internationales.

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