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  2018-12-24
 

Quand talent rime avec polyvalence

par Li Xiaoyu  ·   2018-12-24
Mots-clés: Coopération agricole

Xie Huidong (gauche) et des collègues techniciens agricoles dans une plantation d’ananas à Sao Tomé-et-Principe, le 19 janvier 2017.

 

Jamais deux sans trois. En effet, c’est la troisième fois, et le cœur plein d’allégresse que Xie Huidong séjourne sur l’île de Sao Tomé. « J’ai vraiment de la chance de revenir là où j’ai travaillé longtemps. À la pensée de pouvoir revoir son peuple chaleureux, ses paysages magnifiques et surtout mes anciens collègues, je suis au comble de la joie », relate M. Xie, âgé de 51 ans, avec émotion. 

En effet, entre 1993 et 2001, M. Xie a été envoyé à deux reprises sur l’île respectivement par le gouvernement chinois et l’ONU pour travailler en tant que traducteur dans le cadre des programmes de coopération agricole et économique. Une quinzaine d’années plus tard, c’est en tant que membre de la première mission agricole chinoise dépêchée à Sao Tomé-et-Principe qu’il a remis les pieds ici, un mois à peine après la reprise des relations diplomatiques entre les deux États, le 26 décembre 2016. 

Tout en occupant le poste de traducteur, il a accumulé une riche expérience dans le domaine de la vulgarisation des technologies agricoles. De fait, au moment où il a pris connaissance de l’annonce de recrutement de la mission, il venait tout juste d’achever un nouveau recensement agricole à Mianyang, sa ville d’origine située dans le sud-ouest de la Chine. Cette double compétence fait de lui un talent précieux, car les agronomes lusophones sont rares en Chine. 

Une passerelle linguistique  

Entre 1991 et 1993, M. Xie a suivi des cours de formation en langue portugaise en Chine, avant d’être envoyé en mission dans plusieurs pays lusophones, dont Sao Tomé-et-Principe, l’Angola, le Brésil et le Cap-Vert. Grâce à son étude assidue de la langue dans ces pays, il a réussi à obtenir la Certification en portugais langue étrangère délivrée par l’Université de Lisbonne.   

Malgré son expertise, dès son arrivée à Sao Tomé-et-Principe début 2017, il est quand même confronté à un défi de taille : la traduction du vocabulaire et du champ lexical agricole. Comme aucun dictionnaire chinois-portugais spécialisé dans le lexique agricole n’est disponible, il doit recourir souvent à l’anglais comme intermédiaire. De plus, certains produits agricoles importés de Chine, qui n’ont pas d’équivalents sur l’État insulaire, restent à nommer en portugais, ce qui alourdit encore sa tâche. Il n’a pas d’autre choix que de s’appuyer en permanence sur des documents de référence agricoles pour arriver à communiquer avec les experts locaux.

 

   Xie Huidong (second à partir de la droite) fait la démonstration d’une technologie agricole.

 

En dépit de cela, il parvient à accompagner les experts agricoles dans leur travail quotidien, allant de la démonstration à la formation en passant par les enquêtes de terrain. Pendant les séances de formation portant sur la culture de légumes, l’élevage et la méthanisation, il est chargé de la traduction des dossiers de formation du chinois vers le portugais et de l’interprétation consécutive. Durant un an, il joue le rôle de passerelle linguistique pour les plus de 300 techniciens et exploitants agricoles et d’élevage locaux qui ont suivi les cours. 

« Les traducteurs sont comparables aux yeux, aux oreilles et à la bouche des experts. Mon rôle consiste alors à faire valoir leurs compétences techniques », raconte humblement M. Xie. Malgré sa modestie, sa tâche est grandement appréciée. Nilton Garrido, directeur du Département des études et de la planification du ministère de l’Agriculture et du Développement rural, indique : « La bonne communication a contribué à la confiance et l’amitié mutuelles entre les experts chinois et leurs homologues santoméens. »   

Expertise agricole à l’honneur   

Ce qui le distingue cependant de ses collègues traducteurs, et ce qui le rend particulièrement utile au sein de la mission, c’est que Xie Huidong a lui-même suivi une formation universitaire en agronomie. Depuis 1988, il travaille d’ailleurs dans le Bureau des affaires agricoles de la ville de Mianyang, responsable de la diffusion des techniques agricoles.   

Durant son séjour à Sao Tomé-et-Principe, il sait bien mettre en valeur son savoir-faire pour élargir ses champs d’intervention, comme par exemple les études de terrain. En communiquant au quotidien avec les exploitants et les techniciens agricoles, il se tient au courant de l’évolution des prix du cacao et du café, ainsi que des principaux ravageurs et maladies des cultures locales. Il apprend également que pendant les vingt dernières années, les précipitations moyennes annuelles ont fortement baissé, ce qui a augmenté considérablement les coûts de production du cacao, dont les rendements sont beaucoup moins élevés qu’autrefois.  

Autant d’observations importantes qu’il prend soin de noter dans les rapports d’enquêtes dont il est chargé de rédiger pour donner un aperçu général du développement en matière agricole et d’élevage de l’État insulaire.   

Il n’hésite pas non plus à proposer ses propres conseils techniques basés sur son expérience professionnelle. La population locale est friande de cacahouètes, dont le prix peut s’élever jusqu’à quatre dollars le kilo. Toutefois, les champs sont facilement envahis par les mauvaises herbes, qui réduisent le rendement des cultures. Cette situation rappelle à M. Xie une technique qui a été largement répandue à Mianyang. Celle-ci consiste à recouvrir les sols cultivés de films en polyéthylène. En plus de réduire et de prévenir les mauvaises herbes, la technique permet également de mieux nourrir le sol, de garder la fraîcheur de la terre, de réduire les arrosages et de favoriser le développement des microbes, ce qui contribue à augmenter les rendements.  

De janvier à février 2018, les membres de l’équipe sont retournés en Chine, ayant mené à bien leur mission. Or, M. Xie est resté à son poste. Il a proposé cette technique aux techniciens santoméens, qui l’ont beaucoup appréciée et ont donné leur accord pour la diffuser. En avril dernier, à peine revenu en Chine, M. Xie se prépare déjà à repartir vers l’archipel africain. Il a d’ailleurs rapporté dans ses valises des espèces de cacahouètes de qualité qu’il souhaite promouvoir à bref délai lors de sa deuxième mission sur l’île. Pour lui, ce sera donc jamais trois sans quatre.  

Pour vos commentaires : lixiaoyu@chinafrica.cn 

  

  

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