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  2019-01-30
 

Au service des tout-petits

par Aly Diouf  ·   2019-01-30
Mots-clés: hôpital; Diamniadio; Sénégal

Assise dans l’une des nombreuses salles d’attente de l’hôpital pour enfants de Diamniadio (HED), Aissatou Cissé attend calmement son tour. Ce matin-là, elle a quitté la banlieue dakaroise, pour venir à Diamniadio, une nouvelle ville qui se construit à l’autre extrémité de la région de Dakar, pour faire consulter ses deux enfants malades. 


L'hôpital pour enfants de Diamniadio emploie un personnel jeune et engagé.

Depuis sa première visite à l’HED, elle ne tarit pas d’éloges sur l’institution. Tout comme elle, quasiment tous les patients et leurs accompagnants viennent de très loin. C’est le cas de Ibrahima Ndiaye, qui est venu de Rufisque avec deux élèves, mais aussi de Fatou Seck venue des Parcelles Assainies de Dakar. Ce qu’Aissatou Cissé aime par-dessus tout dans cette nouvelle structure sanitaire c’est son équipement de dernière génération. 

L’HED est le fruit de la coopération sino-sénégalaise. Il fait partie de la dizaine d’hôpitaux pédiatriques clé en main réalisés par la Chine sur le continent. Sa construction a été cofinancée par les gouvernements de la Chine et du Sénégal à hauteur de 5 milliards de francs CFA (9 millions de dollars) et 500 millions de francs CFA (900 000 dollars), respectivement. Inauguré en janvier 2014 par le Président de la République, Macky Sall, l’HED a effectivement démarré ses activités en août 2012. 

Selon son chef des services administratifs et financiers, Abdou Cissé, l’HED a une capacité de 140 lits. Il dispose de 4 pôles-pavillons. Il y a le Pôle de la pédiatrie médicale et de la chirurgie pédiatrique qui s’occupe des consultations externes, de la médecine interne, de la cardiologie, de la dermatologie, de l’oto-rhino-laryngologie, de l’ophtalmologie ou encore l’odon-stomatologie. Il y a aussi le Pôle des hospitalisations dédié aux spécialités précitées. Il y a également le Pôle des technologies médicales spécialisé dans l’imagerie médicale (radiologie, échographie), les explorations fonctionnelles (endoscopie, électrocardiogramme) et de laboratoire (hématologie, biochimie). Il y a un bloc opératoire et un service de néonatalogie. Il y a enfin les services administratifs techniques et de soutien. Son plateau technique lui permet, en plus de la mission de soins qui lui est assignée en tant que service public hospitalier de développer les activités de recherches et d’enseignements. C’est un hôpital pédiatrique qui prend les enfants de zéro à 15 ans.   

67 200 patients annuels 

L’HED a été érigé en établissement de santé de niveau 3 par décret. Sa position particulière dans la zone carrefour de Diamniadio en fait une structure de référence en matière de prise en charge des jeunes patients de la zone, des autres régions du pays voire de la sous-région. Selon Abdou Cissé, cet hôpital dont le personnel est à majorité « jeune et engagé », accueille aussi des malades provenant des pays limitrophes, des régions frontalières, mais aussi de Dakar où se trouve un autre hôpital pour enfants : Albert Royer. L’HED dispose d’équipements de dernière génération et des conditions de travail maximales. En dépit de tout ça, confie Moussa Gueye, le responsable de la communication, les tarifs qu’il pratique sont les mêmes qu’on pratique dans toutes les autres structures sanitaires publiques du pays conformément à l’arrêté interministériel N°738. Selon Abdou Cissé, cet arrêté est obsolète puisqu’il date de 2005. Aussi invite-t-il, l’État à le réviser. 

L’HED se trouve dans la nouvelle ville en construction de Diamniadio. Dans cette partie lointaine de la région dakaroise, les bâtisses sont pour le moment éparses et les habitations rares. En dépit de son caractère on ne peut plus excentré, l’hôpital est tous les matins pris d’assaut. Il accueille quotidiennement 200 patients environ, soit 1 400 personnes par semaines, 5 600 par mois et 67 200 chaque année. Si l’hôpital reçoit beaucoup de patients, c’est parce qu’il présente des atouts considérables. Parmi ceux-ci, il y a incontestablement le fait que cet hôpital, contrairement aux autres, ne renvoie pas de patient. « On fonctionne 24 h sur 24. On est là pour la population », soutient Abdou Cissé qui rappelle que cette politique a toutefois des conséquences négatives puisque des patients déjà soignés leur doivent encore de l’argent. 

Un autre atout de l’hôpital est son matériel de dernière génération et la motivation de ses agents. Dans le dispositif sanitaire sénégalais, l’HED monte en puissance. Outre le taux de fréquentation qui est de plus en plus important, cet hôpital de niveau 3 est un hôpital universitaire. Ses autorités ont signé, dans ce sens des conventions avec les universités Cheikh Anta Diop de Dakar et l’Université de Thiès. Des services comme l’ORL, la pédiatrie et l’ophtalmologie sont dirigés par des professeurs d’université.   

L'hôpital pour enfants de Diamniadio.

Les talons d’Achille 

Les responsables de l’hôpital, à l’image de l’État du Sénégal, saluent la coopération chinoise qui a permis la construction du joyau. « Depuis qu’on a commencé, il y a la partie chinoise qui s’occupe de la maintenance préventive et curative », souligne Abdou Cissé. Il y a aussi l’accompagnement de l’État qui est minime et qui n’a pratiquement pas évolué depuis 2012, renseigne-t-il. Ainsi, il invite l’État, si possible, à revoir à la hausse cette subvention. Au niveau interne, des efforts sont faits puisque l’hôpital prend en charge 90 % de ses ressources humaines. En d’autres termes, l’État ne participe qu’à hauteur de 10 % du budget. 

Abdou Cissé plaide auprès de la partie chinoise pour la mise à jour des équipements. Il souhaite la disponibilité des pièces de rechange surtout pour le matériel de laboratoire. « C’est très important », fait-il remarquer. « Dès fois il arrive qu’on nous donne du matériel dont les consommables ne sont disponibles qu’en Chine. Nos fournisseurs locaux ne peuvent pas les avoir. Vraiment sur cette question, il serait bénéfique que la Chine nous accompagne », lance-t-il.  

L’autre requête de l’hôpital est relative à la logistique. Il précise : « On a d’énormes difficultés concernant le transport. Plus de 60 % du personnel de l’HED quitte Dakar, distante de 42 km, chaque matin pour venir travailler. Les autres viennent notamment des villes de Mbour et de Thiès distantes d’une quarantaine de kilomètres environ. L’hôpital doit débourser mensuellement 2,5 millions de francs CFA (4 500 dollars) rien que pour le déplacement du personnel ». Dans le parc automobile, seule une ambulance est fonctionnelle. L’HED ne dispose pas non plus d’un véhicule de liaison pour le courrier et le recouvrement. 

La médecine chinoise est de plus en plus utilisée dans le reste du monde. À Diamniadio, l’équipe chinoise n’assure que la maintenance du matériel. Toutefois, renseigne Abdou Cissé, la partie médicale chinoise se trouve à l’hôpital de Pikine, en banlieue dakaroise. Là-bas, les médecins chinois pratiquent la médecine traditionnelle chinoise. À l’HED, les consultations et les actes administratifs sont faits par la partie sénégalaise. En attendant, la Chine offre régulièrement des bourses aux membres du personnel de l’HED pour qu’ils aillent en Chine s’imprégner de la culture chinoise. La partie chinoise est en train de construire dans une des zones mitoyennes de l’HED, un institut mère-enfant pour renforcer le dispositif sanitaire maternel et infantile au Sénégal. 

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